Exploitation des plateures du Flénu
Les grands plats du Fiény , les plus importants de tout Je bassitt dd Couchant de Moos> sont exclusÎTemeni etploités par le système dît i larges tailles remblayées; Les lones des couches , telles que ppee (fig. 91 , pi. XXX), eomprises entre la galerie d'allongement et h voie d*Mrage, sont des êùfûemenit. La longueur en e^t tUimirte et la hauteur moyenne d'environ 60 mètres. Une tranche déterminée par deux galeries i travera bancs ( ftotitMws ) ne comprend ordinairement qu'un seul soutemend) mais on en prend deux ou trois dans «ne tranche plus iargte ai rinclinaison de la couche est faible, ou ai la natme du terrain permet au mineur d'employer une série de plans automoteurs pour le dépouillement de la partie supérieure.
L'^ploitation se conduit toujours de haut en bas^ -e'esl^^ire que l'on commence par arraeher la hoiiiUe du soutement supérieur avant de toucher à celui qui le suit immédiatement an-dessous. Les motifs de œi usage sont attribués i la nécessité d'éviter le dessèchement de la eouehe aviint son arrachement, ce qui , d'après les observations locales, lui fait perdre de sa qualité, et lui donne une tendance i se réduire en meau. On prétend avoir reconnu une détérioration d'autant plus intense que le point d'arrachement se trouve placé à une plus grande hauteur aundessus de la galerie par laquelle iea eaux s'écoulent slir le puits d'exbaure. L'exploitation des diverses couches se fait Clément de haut en bas , en commentant par les stratifications supérieures ; en sorte que les travaux s'enfoncent de plus en plus.
COUCHiNT DB HOMS* ^S8
Pour se former une idée de la manière dont s'exploitent les Bouteroents , on peut considérer celui de la Qg. l"*. établi sur une couche dont Tinclinaison est fort rapprochée de 48"*. Une communication étant établie entre le puits d'entrée 4e Tair ec gdui de sortie , on chasse à droite et à gauehe, Mttnm la direction, un chantier qui laissé en arrière, 61 au milieu des remblais, une voie horizontale te (cosirwswe) solidemenl boisée ei destinée au transport des produits; h création de cette voie d'allongement détermine le pmrel p p , paroi de houille située en aval des travaux. On ménage aussi, à le partie inférieure du chantier » mie autre galerie , ou simplement une espèce de canal a (6g. 2) désigné sous le nom de rueltMe du parH^ où toutes les eaui provenant de la couche en exploitation ae réunissent pour de là s'écouler dans le puisard. Lea costresses, étant parvenues à une petite distance du puits, font l'origine de tailles d^d auxquelles le mineur imprime une direction telle que leur pente uniforme soit en rapport avee les exigences du transport : ce sont les aoîès Ihiemeê , destinées à amener sur la costresse les produits des tailles supérieures. La direction des galeries de eette dernière espèce dépend de l'inclinaison des stratiiications : si eelle-ei est faible, le mineur les conduit suivant la ligne de plus grande pente ( fig. K ) et les appelle votês fr^m-IhUmes^ à mesure que l'inclinaison augmente, il les dirige déplus en plus obliquement, sous le nom de MMM dsmt-tAierfiM , jusqu'au point où la couche, trèsindtilée, le force à les établir presque parallèlement à la voie costresse, ainsi que cela se présente dans la fig. i^.
Le travail doit marcher de telle façon que toute la hauteur du soutement soit absorbée par un certain nombre de petits ateliers partiels disposés en retraite , lee; uns par rapport aux autres ; ces ateliers , quel qu'en soit
i%^ CUAPITUE IV. -^ U*. SECTiOri.
le nombre , constituent alors uae taille unique & gro* dins couchés, droits ou renversés. II est rare que Ton ait recours à la première disposition.
Comme ia direction des couches est généralement da levant au couchant, on distingue les deux parties en ex* ploitatioa de chaque côté du puits par le nom de toaito du levant et taiUes du couchant , même lorsque la couche, changeant d'allure, marche vers un autre point de Tborizon. Les ateliers sont désignés par un numéro d'ordre qui commence à la voie costresse. Un soute* ment contient ordinairement de 5 à 8 tailles, dont la hauteur varie de 8 à 18 mètres. Les chasses s'étendeni suivant la direction de 400 à 800 mètres; les plus longues dépassent rarement 1,000 mètres. Elles sool abandonnées après un laps de temps d'une année» une année et demie ou deux ans au plus.
La flg. 4 (pi. XXX) est la représentation sur un plan horizontal d'un certain nombre de tailles en activité*
La fig. 3 est une section de ces mêmes tailles suivant un plan vertical ÀB (fig. 4 }.
F^F^F sont des voies frano-thiernes ; g^g les rueUMn^ galeries de petite longueur destinées à mettre les divers ateliers en communication; a< est lecroguagie, ou l'angle formé par le front de taille et la. paroi de la ruellette*^
La fig. 3 est une section verticale perpendiculaire a JB; C représente la voie costresse ; a la rueUeite du parel ( 1 ); ce canal d'écoulement des eaux est mis en eoinmuniea* tion avec la voie costresse par quelques galeries à faible
(1) Le parel pp (flg. 1) est la paroi de houille située en aval do soutement; il forme donc Tune des parois de la ruçUelte du pareh
GOUCHAKT DE MONS. i2S
ttcstioQ néiMigées au milieu des remblais tous les quinze ou vingt mètres; ces petites voies sont destinées à con* doire un filet d'air k la partie inférieure de Tatelier d'arraebement, qui, sans cela, serait privée de ventilation. Le boisage des tailles consiste en bouts de perches ( bêikileê ou fausses belles ) appliquées contre le toit de rexeavation ; ces beilettes , disposées parallèlement au front de taille I sont serrées à Taide d'états (boutriaux) engagés normalement au plan de stratification. Les bois de voie se composent d'un chapeau {beile ou lambourde) soutenu par deux piliers; l'un, place vers l'aval, est le bois de parel; l'autre, disposé en amont de la galerie, est le statiçon. L'économie des bois et la durée des voies dépendent d'ailleurs de la construction de murailles en pierres sèches (mureaax).