Exploitation du Couchant de Mons
Le terrain houiller de ce district est recouvert, aiosi qu'on Ta vu, sur presque toute sa surface, de stratifications secondaires plus ou moins puissantes. Lorsqu'au moyen d'une charpente imperméable , ou cuvelage , le mineur a traversé le mort-terrain, il continue le creusement des puits sans être gêné par les sources, favorisé en cela par les diives, qui préviennent l'infiltration des eaux dans les stratifications carbonifères. Cependant il n'est pas dispensé de tenir ses travaux à distance du mort-terrain et de laisser des espaniei entre celui-ci et les excavations, sous peine de oompromettre l'existence de la mine.
Le gaz hydrogène protoearboné ne présente pas de difBeultés plus grandes que partout ailleurs ; certaines couches en dégagent des quantités notables, mais le charbon Flénu, quoique gras, en est presque entièrement exempt.
Les puits {fosses) sont revêtus d'un euvelage sur toute
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la hauteur des stralifications aquifères , et d'une maçonnerie en briques dans le reste de leur parcours. Autrefois ils étaient ellipciqoes, de S.36 mètres sur 1.47 à 1.77. Ao* tuellement ils sont circulaires; leur diamètre est de 2.65, et, par exception, de 3 à 4 mètres. I^ur prolongement au-dessus du dernier enwyag^ forme le puisard ou la patMé.
Les appareils d'épuisement (machinée à feu) sont renfermées dans la même enceinte que le puits d'extraction ou occupent un puits spécial. On a des exemples d'un exhaure commun entre plusieurs sociétés.
Le puits de descente {fosse aux échelles)^ dont le diamètre est compris entre 1.30, 1.75 et quelquefois 2 mètres, est fréquemment utilisé comme puits d'appel. U est enfoncé à quelques mètres de distance du puits principal, d'abord verticalement à partir de la surface josqu'aH-<lessus du niveau des eaux ; là il est ramené par une galerie vers la fosse d'extraction, dont il occupe un compartiment et avec laquelle il reste lié pendant toute la hauteur du cuvelage , afin de s'épai^ner la dépense d'en construire un spécialement destiné à cet objet. Ce compartiment, isolé par une cloison impénétrable & l'air, porte le nom de rùy<m. Au-dessous du niveau, l'excavation se sépare de la fosse principale et atteint la partie la plus basse des travaux en formant une série de petits puits intérieurs {toiurets) de 25 à 30 mètres de hauteur, communiquant entre eux par de courtes galeries. L'orifice, débouchant au jour, est surmonté d'une cheminée munie d'un foyer d'appel ; l'ouverture latérale ménagée pour la descente des ouvriers est fermée par une trappe.
Chaque galerie aboutissant & la fosse principale est liée avec cette dernière par une grande excavation appelée ùecrùchage , parce qu'en ce lieu s'accrochent aux câbles les vases expédiés au jour.
iSâ GIIAPITIIB IV. — ^ il*. SfiCTION.