G01ICHA.NT DE MORS
4iag0Mle , tm voit de suite qu'une voie ihierne coûte moins îi{ii*une demî-thiemc et celle-ci qu'une cosiresse. En iéfltet-, ^iMlit è farracbement des roches encaissantes, les ée\ït ^'fhfères om leur axe et l'inclinaison de leur sol dartë «M position relative telle, que le roulage ne peut ^*y vttMlSi^r sans arraeher la partie du mur située en amoni de Ik galerie, ou sans en remblayer Taval et entaillé!* -te toit de toute la hauteur du remblai ; tandis que les vove» lhi«mes offrent un plan incliné sur lequel les voi^ tures peuvent rouler sans qu'il soit nécessaire de lui faire îMibir aucune modification. Comme dans les voies cos^ tWsses et demi-thiernes , la paroi d'amont, presse contre les bois de soutènement avec d'autant plus d'énergie que i'ineli* toUfton est plus grande , le mineur doit employer des étais plus forts, plus multipliés et les remplacer plus fréquem» ment, qu*il ne le fait pour les galeries ehassées suivant ia ligne de plus grande pente. Le rétevagê de$ terres^ <s^m-à^ire leur transport de la voie objet de FenuillemeM I dans Texcavation destinée aux remblais , est également plus coûteux dans les tailles costresses, où ils doivent -^Mne transportés en montant , que dans les voies ibiernes, où te mineur n'a autre chose à faire qu'à les rejeter hori*lentelement derrière lui. D'après M. Plumât, l'auteur de ces ehservatbns ( 1 ), les galeries sont d'autant {dus eoùteilscB que leur axe se rapproche davantage de la direotion horizomate, et les dépenses sont dans les rapports de 1 : l.t( : 2 pour les voies thiernes, demi-thiernes et costresaes. La disposition du front de taille , relativement à l'inclinaison, exerce une influence sensible sur Teffet utile du haveur et sûr la conservation des blocs de houille. En tailte
( I y Ingénieur de la mine du Levant du Plénu , à Quesmes.
thierne, l'ouvrier bave et boute (1) borizoutaleineDl; en taille costresse, les mêmes opérations s'exécoteni, moitié en montant et moitié en descendant; mais cette dernière partie de Topération est loin de compenser le mstnât de travail résultant de la première; car les ouvriers pré* férent rarracbement en voie tbierne au travail en cestresse, malgré une majoration de salaire de 0.10 i 0.20 fr. par mètre carré. Le clivage , ordinairemenl parallèle à la direction , facilite encore rarracbemeni de la bouille dans les tailles tbiernes , dont le front esl alors parallèle au plan des fissures. Enfin les matières doai on forme les remblais, sollicitées par la force de la pesanteur, se tassent d'autant mieux et avec d'autant moins de travail que l'axe de Tatelier se rapproebe davantage de la ligne de plus grande pente.
C'est en s'appuyant sur ces considérations que M* Plumât a proposé d'abandonner définitivement les voies demitbiernes, pour n'exécuter que des tailles franc-thierties , sans se préoccuper en aucune manière de l'inclinaison de la coucbe.
La figure 5 de la plancbe XXX représente ces modifications introduites dans la mine du Levant de Flénu ; elle se rapporte à l'exploitation par le puits n*. 17 de la coucbe dite Petiie^Béehée , dont la puissance est de 0.48 mètre et l'inclinaison de IS"". G est la galerie à travers bancs , qui , ayant rencontré la couche au point Jf détermine une tranche d'exploitation de 120 mètres de hauteur comprise entre les travaux antérieurement explmtés et la voie de niveau inférieure. J C est une vallée destinée à établir immédiatement la circulation de l'air ; ^ 1? est la galerie d'allongement ; CD, l'ancienne costresse utilisée comme
(i) Bouter consiste à employer la pelle pour rcfeter la booille sur la voie.