COUCHANT DE MONS
Vole de retour; EF^ uoe costresse intermédiaire divisant la irencbe en deux soutements dont rarrachement est aimiiUané; h^h^h\K^ les premières tailles établies, et tt, A ki les plaos automoteurs à double voie, munis d*un treuil et d*un frein, comme on en établit régulièrement à 100 ou 150 mètres de distance les uns des autres. Les tailles des deux zones, au nombre de neuf i dix , forment un seul cbantier à gradins , qui s'avance simultanément dans la couche et fournit à une extraction de grande impor* lance. Dans cet état de choses , les produits du premier soutement traversant les \oies tbiemes, descendent à bras d^hommes sur la costresse intermédiaire, atteignent le plan automoteur, qu'ils franchissent, puis arrivent sur la voie de niveau inférieure; là , les voitures , réunies à celles qui viennent du premier soutement, forment un convoi traîné par un cheval vers le puits d'extraction^
La laideur des ateliers ascendants, dont la voie occupe le milieu, est de 14 mètres; cette largeur permet d'éviter les dépenses causées par la trop grande multiplicité des galeries et de se soustraire aux pertes de temps résultant du boutage des charbons à une longue distance, aux brisements des blocs passant par un grand nombre de mains; et enfin, aux éboulements si fréquents dans les larges tailles dont le toit n'est pas solide.
Ce système d*exploitation , par voies exclusivement thiemes, commence à se répandre dans le Couchant de Hons. Quelques ingénieurs ont imaginé , toutefois , de lui faire subir une nouvelle modification, par la transformatbn des voies ascendantes en plans automoteurs , munis à leur sommet d'une poulie horizontale , sur laquelle passe le céble et qui remplace le treuil ; ce léger appareil se déplace facilement au fur et à mesure de l'avancement du chantier..
4S)S. Des procédés employés pourcansen^r les gakiiie» et diminuer leur entretien.
Ç^ que le mineur du Coucbani dé Mons é?ite uyfc le plus |;raQd soin est un entretien trop prolongé des galerjes; car, dès qu'elles ont quelque tendance à s'afTaiaser , U ffiiU avoir recours au descomblage , c'est-à^dirç à un nouvel eor (ail)ement des roches encaissantes , opération coûteux ^ pripp^palemept sous le rapport de l'enlèvement et du tn^Sn por( des matériaux stériles. Comme , en outre , Texpérieqce prouY^ que les bois ne se conservent guère aq-deU) d'une année , et qu'il faut les renouveler au moins paniel|eiiifail fiprès ce laps de temps , on comprendra combien il importe de liipiter la durée des voies afin de se soustraira Wtani que possible à ces dépenses incessantes. Il existe à ce §ujjel quelques principes généraux dont le mineur s'écarte rare* iqent. Ainsi, il cherche & se procurer toute l'extractjaa f^f Farracbement d*un seul côté du champ d'exploitation ; ce n'est que dqns le cas où la hauteur de la tranche es(t insnif* fisante , qu'il se résout à attaquer simultanément les tailles du levant et celles du coucliant , p^rpe qu'un ^pub|e développement de galeries entraine des frai^ d'ent^ietieif également doubles. La concentration des ateljers suf uh seul point de la mine est une circonstance fort av^tageuse spu^ le rapport de la surveillance , puisque le même emplQyé p^ut les parcourir plusieurs fois dans le même espace de temps qu'il mettrait pour visiter une fois seulement le même nombre de tailles dispersées en différents ppints. .
Le mineur admet rarempnt des soMtemen^ d'une hauteur telle qu'il dqive eipployer les mêmes galeries pendant U|i trop long espace de tepips. Dans tous lf;s eos, il.açciW 1ère l'avancement des tailles en y plaint w nwnbpQ
CÛUCHAMT DE HOKS. 43 (
suffisant de mineurs ; puis , attribuant à chacun d^eux una faible largeur, il ep exige un avancement plus copsidérabk^ fme partout ailleura ; il réduit ainsi la durée des voies , et les abandonne avant que )e descomblage ne devienne une néoessité^ Pour le même motif , lorsqu'il a entrepria ^pe taille 911 un phamp d'exploitation quelconque, il le^ pQiifspit jusqu'à ce qu*ils soient arrivés à leur terme et ne 8*mTé(e dans Tarracbement que par suite de eipeonstaqces( majeures.
Çe^ ieî le lieu d'indiquer deux artifices fort simples eiQpIqyéf^dan^ N fpines du Couchant de Mons : l'un^ ayant peur l)nt de ne laisser ouverte qu'une seule galerie d'allon* gemept > $u }ieu de deux ; l'autre , qui permet d'en abau* donaeF un asse^ grand nombre lorsque leur entretieii devient trop coûteux.
Les copcbes Petite et Grande-Béchée ^ et J? (fig. 6, pI.XXX) du puits n"*- 1 1 de la concession de Belle-et-Bonne , sent séparées l'une de l'autre par des schistes d'une épaisseur d'ftnyii^on 8 n^ètres ; cd eigh ont été les premières cos^ tfe^ses des deux couches exploitées simultanément , afin de suffire à l'extraction. Après s'être avancé d'environ ^00 mètres , comme on trouva que les frais d'entretien de Gran^e-Q^chée A étqient énormes , vu la pression exercre par les 8 mètres de schistes, presque entièrement disloqués, qui en forment le toit , on se hâta de porter remède à cet. état de choses au moyen du procédé suivant : un petit bouveau , percé de 5 en c* , mit les deux couches en communication ; la costresse g h de Petite-Béchée B fut poursuivie) une nouvelle costresse c'cT fut entreprise 4ai|9 Grande-Béchée et les produits de ces deux couches tninspqptés par cette dernière voie , qui présentait quelque stabilité, réduisit l'entretien à une seule galerie.. Comme aprte up certain avancement dans Grande-Béchée , on vit
452 CHAPITRE lY. — II*. SBCTICW.
b RotiveUe galerie s'affaisser « on perça un soeomi hociveau pour remplacer le préeédent, et ainsi de suite.
Les galeries de dégageaient qui aceompagneot les atetiera. d'arraehement sont d'un entretien fort eoûteux lorsqu'elles doîTent être poursuivies & une grande distance. Lors de l'exploitation de la couche Bibée par le puits n*. 2 do Grand-Buisson, on réduisit ces dépenses (fig. 7) en réunissant plusieurs voies thiemes telles que a^b^c par une galerie percée à travers les remblais. Les voitures pnn venant des divers chantiers passaient dans ce percement auxiliaire et arrivaient sur la costresse en traversant la voie mmf , qui devint alors commune aux diverses tailles. On ehoisit , pour cela , la plus avancée, parce qu'étant la dernière exécutée elle se trouvait en meilleur état que les autres.
Enfin 9 on a reconnu , dans cette localité , que les galeries placées au milieu des remblais ( stoppât ) sont d'une plus grande durée que les voies dont l'une des parois est formée par de la houille intacte ou par le ferme, ainsi que dit le mineur montois. Dans le premier cas, le toit, trouvant une ^le résistance sur les deux côtés , descend en masse , et la hauteur de la voie diminue uni^ formément ; tandis que , dans le second , il s'affaisse phis d'un côté que de l'autre, se casse et s'éboule dans la galerie^ qu'il encombre.