‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 3)Chapitre 133 sur 193 · Trawuxeocécutés dam U département du Nmrd · texte numérisé non relu

Trawuxeocécutés dam U département du Nmrd

Le mode d'exploitation usité à Anzîn, à Aniche et dans les autres mines de ce département , présente la plus grande analogie avee les travaux de Cbarleroi ; ceci n'a rien d'étonnant , puisque l'inventeur de ces mines et les fH^miers ouvriers qui les ont exploitées étaient originaires des environs de cette ville ; aussi le nom des outik , de la plupait des excavations et des divers détails d'exploitation sont-ils tirés de Tidiome en usage dans la banlieue de Chtirieroi. On remarque aussi de grandes ressemblances dans la disposition et la construction des puits de ce district avec ceux du Couchant de Mons ; il n'en pouvait être autrement , vu les circonstances identiques de gisement dans deux localités si rapprochées , où la plus récente a dû nécessairement emprunter à la plus ancienne.

Tous les puits ou fosses peuvent servir à l'extraction ; leur section est circulaire et leur diamètre varie de 2.80 à 3 métrés. Réunis en groupes par des communications intérieures , l'un d'eux sert quelquefois à la sortie de l'air qui a pénétré dans la mine par deux oo trois autres puits ; souvent , le courant descend par Tua d'eux 9 se divise en deux branches et retourne dans l'at* mosphère par deux orifices différents.

DEPARTEMENT DU NORD. liK

Les échelles dont les mineurs se servent exclusivement pour pénétrer dans la mine sont placées ^ de même qu'à Mens , dans une série de petits puits intérieurs (beurlias) foncés à travers le terrain bouiller et à côté de la fosse principale. Ces puits, dont la section est circulaire et le diamètre moyen de 1.50 mètre , sont réunis entre eux par des galeries de 3 à i mètres de longueur. Pour éviter un passage spécial à travers le mort-terrain , ces excavations se prolongent au jour par un compartiment {goyau ou rayon) établi dans le puits principal , sur la hauteur comprise entre le sol et les dièves. Cette voie de communication livre également passage à un filet d*air pur, provenant de l'atmosphère , et alimentant le foyer placé dans les fosses d'appel. Les puils se foncent au fur et à mesure du dépouillement des couches ; lorsqu'ils deviennent inutiles , on les comble de déblais jusqu'un peu au-dessous du tourtia; de ce point au commencement des dièves, on les remplit d'une couche épaisse de mortier hydraulique destiné à prévenir les infiltrations. De cette manière se trouvent artificiellement rétablies les dièves qui protègent le terrain bouiller CQntre l'invasion des eaux du niveau.

Le mort-terrain est trop puissant et la surface du sol trop peu accidentée pour que les galeries d'écoulement puissent atteindre les stratifications carbonifères; on en a néanmoins pratiqué quelques-unes, tant pour Fécoulement des niveaux supérieurs pendant le fonçage des puits , que pour recevoir les eaux des pompes. Des puits spéciaux sont exclusive-^ ment destinés à l'épuisement^ chacun d*eux assèche les travaux d'un certain nombre de fosses d'extraction , limité par la puissance de la machine d'exhaure ; en sorte que Ton jouit dans son intégrité des bénéfices d'un épuisement centralisé*

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