‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 3)Chapitre 137 sur 193 · Travaux de préparation · texte numérisé non relu

Travaux de préparation

Autrefois les galeries d'une irès-grande largeur coinprenaieul des piliers fort minces ; cet usage tendait à la dislocation de ceux-ci par suite de la faible résistance qu'ils opposaient à la pression du laite et compromettait la sûreté des ouvriers. Actuellement^ les piliers de 10 à SO mètres sont compris entre des galeries dont la largeur ^arie de 3 à 7 mètres , suivant la solidité du toit, la dureté de la houille et la puissance de la couche.

Lorsque cette dernière n'excède pas 3 mètres , le mineur excave ses galeries de toute la hauteur comprise entre les salbandes. Si elle fournit des remblais provenant d'un faux toit, ou des intercalations schisteuses (gores)^ il les met à profit pour en former des murs secs le long des voies horizontales et contre la paroi formée par les massifs inférieurs. Ces murs diminuent la portée du faite et sont d'autant plus épais que les remblais sont plus abondants. Si ces derniers sont en petite quantité , le mineur se contente d'en former des piliers , qu'il dispose principalement au-dessous des points peu solides de la roche.

Les couches flm puissantes (de 3 à 5 mètres) sont entaillées vers le milieu de leur épaisseur; le mineur en abandonne au mur quelques stratifications qu'il reprend lors do dépilage, ou fait coïncider le sol de la voie et le mur de la eouebe en laissant une assez forte épaisseur de houille vers le toit; il augmente ainsi la solidité de ce dernier et se dispense de le soutenir avec des étais. Enfin , il perce la galerie au milieu de la couche, en laissant intacts au toit et sur le mur des bancs de houille qu'il arrache en partie lors du dépilage.

Quand la puissance de la couche excède 5 mètres , ou qu'elle est divisée par des matières stériles de 2 à 3 mètres

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d'épaisseur (nerf)^ il pratique deux étages d^ travaux ; les bancs supérieurs sont l'objet du premier arrachement ; il l§i88e au terraio le temps de s'affaisser, puis» quand là toit est arrivé au contact des banos de bouUlô voisins du mur, il procède à leur exploitalioo.

Lorsque l'inclinaisQû des eouebes eat «ssez. considérabWi les produits de rarracbement de l'ainoot-pendage parvi? nnent aux puits ea suivant un plan automoteur établi suf la ligne déplus grande pente; ceux de la partie siiuée en avalsoiy remorqués le long d'un plan incliné , descendant à l^idç d'une machine à molettes {v^rgm)^ ou de la oiacbioe à vapeur établie & la surface.

L'élendue des eban^ps d'exploitation eal ordiD^ârecaent fort restreinte, sait par suite de la nécessité où le m^nf se trouve de limiter l'affluence des eaux et de lii metire ea rapport avec les moyens d'exh^ure dont il dispose, soit pv suite de l'habitude contractée anciennement, lorsque las moyens de transport n'étaient pas perfectionnés, 4e pev s'écarter des puits. II est rare, en effel, que le^ gft kriea d'allongement aient une longueur totale de i,QO0 mètres, c'est-à-dire 500 mètres de chaque côté de U elw^^ibie d'accrochage. Dans tous les cas, la préparation d'une ^r- {aoe trop, étendue est fort désavantageuse en oa qu'il s'écoule un laps de lempa trop considérable jivsqn'an moneat du dépilage; alors les bouille» des piliers, squrnisf^ aux iofluen^kes atmosphériques, s'altèrent, W i^ratificat^iii^ ^ délitent t s'éboulent , et )e n^ineur ne recueille que 4^^ charbons menus , si (outeCois il pçut le faire au-dessous d'qn toit menaçant.

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