‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 3)Chapitre 14 sur 193 · Jaugeage des courants d'air · texte numérisé non relu

Jaugeage des courants d'air

Les deut éléments dé la ventilation des mines sont i la différence de densité ou de pression entré Tair intérieni' et Tair atmosphérique et la Vitesse pratiqué dix eottrant d*air.

La différence de pression , étant la mesnre des résistance^ au parcours de Fair , devra être d^autant plus grande qtfe les irrégularités, les coudes^ les rétrécissements des e^rcavations et autres obstacles seront plus nombreux. Le Volume d'air débité dans un temps donné dépend de la vitesse pratique du courant dsms les travaux et de fa sectioh des conduits souterrains.

On connaît déjà les moyens de mesurer la dépression et la compression; il ne reste plus, pour compléter les éléments du calcul de la ventilation des mines , qvfk indiquer tes procédés employés dans la détermination de ôttu» vitesse, d'où dérive le volume d'air eirealani dans une mine eft un temps donné.

Les procédés de jaugeage employé» sont au Donbre de quatre :

CAU8BS DE LA CIRCULATION UfL i^AlR. 5S

1^ Le mode usité dans ks miws du nord de rAogle*terre» fM)iir apprécier la vitesse du couraxU, consiste à choisir une galerie large et régulière dans laquelle on loesure une longueur de 100 à 1 KO mètres et à la parcourir suivant le sens du courant, en tenant à la main une ebandelle^ dont la flamme doil rester constamment verticale* Ia vitesse de la marche , qui, dès lors , est la même que celle du courant , est mesurée au moyen d'une montre à 80coodes. La moyenne de deux ou trois expériences donne 1» vitesse d'une manière assez approximative pour les be« soins de la pratique journalière.

S"*. Les corps légers 9 comme le duvet ou la fumée dégagée par les substances très-combustibles, telles que la poudre , Tamadou , eto. , servent à mesurer la vitesse de Tair. Mais remploi de ces moyens exige des galeries uniformes sur une notable partie de leur longueur, circonstance assez rare dans les mines , à moins que les conduites ne soient muraillées ; en outre , le jaugeage devant se faire, autant que possible, dans la voie de retour de l'air, après que le courant a parcouru les travaux, ce procédé devient fort dangereux dans les mines infestées de grisou.

Mais ces diffleultés pratiques tendraient seulement à restreindre TemploI de ces agents , si le d^ré d'approximation qui en résulte n'était insuffisant dans la détermination du volume d'air aspiré. Les chances nombreuses d'inexactitude dérivent des différences de vitesse que prend Tair dans les diverses parties de la section des galeries, vitesse qui atteint son maximum tantôt au faite ou au ml , tantôt vers Tune ou l'autre paroi , et le plus souvent suivant Taxe des conduites. Comme la fumée ou le duvet sont naturellement entraînés par le filet d'air le plus rapide, si l'on déduit la vitesse du courant par la com-

CHàPtTRE IIU — 11% BtCtlON.

paraison de l'espace compris entre le point de départ et celui d'arrivée « avec le temps écoulé entre lecoromenoement et la un de l'opération , le résultat du calcul donnera une valeur trop élevée. D'un autre côté , si , observant les instants où les premiers et les derniers atomes de fumée ou de duvet parviennent à l'observateur , on en prend la moyenne , les nombres obtenus sont alors trop faibles. C'est ce que M. Jochams (1) a prouvé, en comparant les résultats obtenus par ce mode avec ceux de l'anémomètre de M. Combes; le résumé de ces expériences, indiquant la distance franchie en une seconde par ces divers agents , est contenu dans le tableau suivant :

Vitewei au oonrant d'«îr ohMcréei «veo

L'anémonièm.

méthode.

Ire.

méthode,

méthode.

Le d«v0t.

Mètres éM » I.S3

Enfin , quant au duvet spécialement , si la branche la plus rapide du courant s'établit partout ailleurs que suivant Taxe des galeries , il s'attache à leurs parois humides et éprouve un retard dans sa marche.

3*. L'unémomètre décrit par M. Combes (2), quoiqu'il

(l)Ce Mémoire encore médit* qoi a pour titre: Rtdierche* expérimentales sur Us AppareUs destinés à t^aéroQe^ va paralUv in» cessammept dans le XI*. volume des Annales des Travaux pubtm de Belgique,

(2) Annales des Mines ^ S*, série, tome XIII.

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