Opérations de détail
Les galeries de production (viaillei) sont dirigées perpen^ dieulairement aux plans de clivage , et , autant que possible, d*aval en amont , pour fiiciliter Tabattage de la houille et le pkieement des remblais. Le creusement s'effectue à Taide d'échanerures latérales {couper) et d'une entaille horiaot»»
taie (déchambage) poussée jusqu'à 0.75 métré de profondeur , en soutenant le bloc par des étab de faibles dimensions. Le parallélipipéde , ainsi cerné sur trois laces, détaché à sa partie postérieure par le plan des fissures et sollicité par son propre poids , s'affaisse spontanément lorsqu'on arrache les bois de soutènement. Si le diarbon reste adhérent au faite , on opère la tombée à laide de quelques coups de mine. Le boisage des galeries se coaipose d'un chapeau {chapiteau) et de deux montants (bras)^ derrière lesquels on insère quelquefois des éœins ou palplanches.
Le premier atelier percé dans le massif réclame la con* struction , sur chacune de ses parois , d'un mur formé des échantillons de remblai les plus gros et les plus solides; l'intervalle qui demeure entre eux est comblé en même temps de matières stériles quelconques. Le but de ces murs étant d'empêcher la chute des débris étrangers et de préserver la houille de tout mélange tendant à altérer sa pureté, il suffit, dans ce percement des ateliers coqtigus, d*en élever un seulement du côté du massif.
Lorsque la houille, sortant des ateliers de la première tranche , a été remplacée par des matières stériles , on procède à l'arrachement du second étage. On n'attend pas, pour combler les galeries qui circonscrivent les piliers , que toute la tranche , soit enlevée , mais on procède de manière que ces excavations se suppléent mutuellement. Ainsi , pendant que les remblais s'entassent dans l'une des voies principales, les autres voies servent à compléter lenlèvement de la tranche; et réciproquement, pendant que celles-ci se préparent à leur tour et s'installent dans la seconde tranche , la première galerie qui s'y trouve déjà installée sert de dégagement aux produits. Les galeries primitives étant ainsi déplacées dans le sens vertical seulement, les
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nouvelles voies correspondent exactement 6 celles de la première tranche.
Le second étage est Tobjet de travaux analogues, après lesquels on poursuit l'arrachement du troisième, dont les chantiers sont remblayés partiellement ou en totalité, suivant les circonstances locales; en totalité, si Ton peut craindre la propagation des mouvements du terrain à la surface du sol; partiellement, dans le cas contraire et surtout si les assises superposées offrent de la solidité. Dans ce cas , des murs de pierres sèches ou des piliers de dimensions variables sont construits à de certaines distances ; le faite est, en outre, soutenu par des quadrillages ou trouillées , massifs carrés, d'environ trois mètres de côté , composés de vieux bois rompus , croisés les uns sur les autres et disposés comme des bûchers. Ce procédé de soutènement est regardé comme très-convenable en ce que les quadrillages , après avoir cédé sous la pression , s'opposent à l'éboulement des grandes masses et que la chute des stratifications non soutenues ne peut s'étendre que sur de petites surfaces.
Le mineur , pour se procurer une grande abondance de matières stériles , établit des chantiers de remblai dans Tintérieur même des travaux. Les chambres d*ébouletnent N (Og. 4, pi. XXXII) sont ouvertes sur Tamont-pendagc , dans les failles^ les crains ou d'autres accidents, auprès desquels sont ménagées, pour y pénétrer, de petites galeries i soigneusement boisées. Évidemment ces écrasées ne peuvent avoir lieu impunément que dans les points de la mine correspondant à des parties du sol où les mouvements du terrain ne peuvent avoir de suites fâcheuses. Si les percements ont pour objet d'anciens massifs autrefois traités par éboulement , le mineur enlève sur son passage la houille et les matières stériles , qu'il sépare pour en former dos remblais.