‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 3)Chapitre 144 sur 193 · Des puits · texte numérisé non relu

Des puits

Ils sont foncés dans les stratifications encaissarites et jamais dans la couche , où il serait impossible de les

(1) Depuis longtemps MM. les ingéaieurs Baillet, Duhamel, Laverrière et Blavier, avaient indiqué ce système comme entièrement applicable aux couches puissantes. -— Journal des Mines , ca- \Atr 45, tome 8,

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maintenir oovertB , de les préserver des éboulements et de les soustraire aux chances si fréquentes d'incendie. Le» fonçoges se font ordinairement dans le toit , parce que les stratifications schisteuses , quoique tendres , sont asset solides , et que , dans le mur , on s'exposerait à rencon* trer les rochea granitiques , dont le percement serait hiK praticable. Les puits , à section circulaire , ont un diamètre de 3.60 métrés. Ils sont revêtus d*un muraillement et placés de manière k ne rencontrer la couche qu'à la profondeur déterminée; celle-ci (fig. 7) est attaquée au moyen de galeries à travers bancs a 6 , a* 6* creusées ft une dislance verticale de 20 à 50 mètres les unes des autres ; ces repercées limitent un certain nombre de massifs ou êlodtÉ^, dont Tarrachement s'effectue par tranches horizontales de bas en haut.

445. arrachement des massifs complètement intacts» (Fig. 7 et 8, pi. XXXII.)

Un stock de 30 mètres de hauteur veHieaie f placé au-dessousi d'un étage exploité , est enlevé en dix tranelM de deux mètres d'épaisseur ; l'opération étant iëenttqiie pour chaque Uranche, ce que l'on dira de l'une d'elles s'appliquera à toutes les autres. La repercée a 6, ayant atteint la couche, est prolongée jusqu'au mur; une cheminée y revêtue d'un muraillement en briques , s'élève à travers le massif de bouille , et lorsqu'elle débouche dans les travaux de l'étage supérieur , où l'on a eu le soin d'entretenir quelques galeries ouvertes , la circulation de l'air est établie dans le nouveau champ d'exploitation.

Les galeries d'allongement c, c» c et c\ c', c* {mèresgaleries) ouvertes sur le toit et sur le mur^ dont elles

DirAaTBMKNT DE SAORB-KT^LOIRS. 471

Sttiveni toutes les sinuosités , servent au transport des produits de la première tranche ; leur hauteur est comprise entre 2 et 3.30 mètres ; la largeur est de 2 à 2.50 et 3 mètres au maximum , suivant la nature plus ou moins ébouleuse de la couche. Quelquefois , dans un but de siabitité, elles sont en partie excavées dans les roches schisteuses ; quelquefois aussi , lorsque les parois sont trop irrégulières , elles sont percées en totalité dans la masse encaissante. A une certaine distance de la repercée, on réunit les deux mères-galeries par des recoupes d, d, d, galeries transversales comprenant entre elles des piliers de 10 à 19 mètres de largeur. Il est indifférent que ces recoupes partent du toit ou du mur ; mais on doit , dès qu'elles sont achevées , les combler de débris stériles fortement tassés , et enlever à mesure les étais, si la solidité du faite le permet. Arrivé è la limite du champ d'exploitation , le mineur se retire vers le puits , en perçant successivement d'autres recoupes conliguës, immédiatement remblayées. Il procède ainsi jusqu'à l'enlèvement total de la première tranche , à laquelle il substitue un même volume de remblais.

La figure 6 représente un quartier M presque entièrement dépilé; ud autre N en dépilage , pendant que le troisième O est encore en préparation.

La majeure partie des remblais provient de la surface du sol : ce sont des terres argileuses et du fraisil (scories des grilles et des hauts-fourneaux) ; ces matériaux sont versés dans un compartiment du puits d'extraction, et plus souvent dans un puits spécial appelé cheminée, ou puits à remblais, établissant une communication entre le jour et Fone des galeries de l'étage supérieur. De là , ils sont transportés à l'orifice d'une autre cheminée 6, à la base de laquelle ils sont repris et conduits à la brouette dans les laittes.

Pendant Tcxécution des premières voies , et Iors(|u'elles sont assez avancées , on prépare Texploitation de la tranche supérieure. Pour cela , un poste de mineurs perce une seconde galerie d'allongement immédiatemeot audessus de la première, en la maintenant constamment en arrière , afin d'arriver à la limite seulement après le remblaiement complot de la première taille transversale. Ils ouvrent une repercée immédiatement au-dessus de celle-ci , en marchant sur les remblais , la comblent , puis en at* taquent successivement d'autres , et se retirent vers le puits en remblayant. C'est ce qu'on appelle prendre un mou-' tage. Les étais des galeries d'allongement portent sur des semelles , si le premier boisage a été enlevé ; dans le cas contraire , ils reposent immédiatement sur les chapeaux des cadres inférieurs. La houille provenant des divers montages est conduite à la brouette jusqu'à Torifiee d'une cheminée ménagée dans les remblais des montages exploités ; versée dans cette excavation , elle tombe dans la mère-galerie inférieure située vers le toit , où , char* gée sur des voitures , elle est conduite à la chambre d'accrochage. A mesure que l'exploitation s'écarte du puits , la longueur de la distance du roulage à la brouette est diminuée par l'installation de nouvelles cheminées. On s'élève ainsi de montage en montage jusqu'à ce que l'on ait enlevé tout le massif.

La ventilation n'offre pas de grandes difficultés, l'exploitation ayant lieu à de petites profondeurs et des puits nombreux établissant des communications multipliées entre la mine et l'atmosphère; cependant, comme la couche dégage assez de gaz inflammable , on apporte beaucoup de soins à cette opération. La direction du courant d'air est, d'ailleurs, fort simple : pénétrant par le puits d'extraction et la galerie à travers bancs , il parçoqft la

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