‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 3)Chapitre 143 sur 193 · Exploitation de la couche puissante du Creusot · texte numérisé non relu

Exploitation de la couche puissante du Creusot

{Saône^t^Loire ) .

Les difficultés inhérentes à une grande puissance et à *•

une forte inclinaison sont encore compliquées par la nature inconsistante de la houille et par sa tendance aux éboulements; celle-ci est telle qu'on a vu un pilier d'une hauteur considérable s'écouler , pour ainsi dire, dans une galerie pratiquée au milieu de la couche et fournir à un chargement dont la durée fut de plus d'un mois. j

Les anciens travaux consistaient en galeries d'environ [

3 mètres de hauteur, disposées à angle droit et comprenant entre elles des massifs de 3 mètres de côté formant échiquier. L'étage exploité, on descendait de K mètres pour établir un semblable champ, aménagé de la même manière, en sorte qu'il restait entre deux étages successifs (plafonds) un massif horizontal , ou estau , de 5 mètres d'épaisseur , et l'on continuait ainsi a s'enfoncer dans la profondeur. C'est à peine si un quart de la couche était enlevé par ce procédé , dont les excavations multipliées engendraient des éboulements ; ceux-ci , se propageant jusqu'à la surface du sol , faisaient affluer les eaux dans In mine et y déterminaient de fréquents incendies souterrains. Cet état de choses se prolongea jusqu'en 1825, c'est-à-dire pendant tout le temps que les propriétaires de In mine ne sentirent pas la nécessité

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de ménager la richesse minérale , et malgré les efforts que fit M. Baillet pour changer cet état de choses déplorable. C*est à M. Quetel qu*est due Tapplication du mode « désigné sous le nom d'ouvragei en traverses ou par étages successifs en remontant ^ suivi en Hongrie pour l'exploitation des filons puissants de cuivre schisteux (1).

Les travaux, hérissés de difficultés, sont généralement sans régularité, ce que Ton doit attribuer aux accidents du gîte, au défaut de remblais, et surtout au désordre introduit dans la mine par les fréquents changements de système et par la violation des principes d'exploitation les plus simples. Cependant , ils ont été tout récemment beaucoup simplifiés et centralisés, en limitant leur profondeur; l'arrachement s'effectue entre deux étages situés à 80 et 120 mètres du sol, dans les parties regardées autrefois comme inexploitables. Toutefois , cette limite dans la profondeur des travaux ne peut être considérée comme une décision spontanée, mais comme provenant de l'insuffisance des moyens d'épuisement.

L'exploitation a pour objet l'enlèvement de massifs intacts et plus souvent celui de piliers {estatix) anciennement abandonnés entre deux étages successifs.

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