Bassin dEsehtoeiler
Les puits d'extraction creusés dans la concession d*Eschweiler ont une section rectangulaire. Leurs dimensions varient de 3.K0 k i mètres de longueur et de 3 à 2.50 mètres de largeur.
La flgure 2 de la planche XXXIIl est une coupe par un plan vertical du puits Wilhelmîna de la mine dite Centnifn. ab est le niveau d'une galerie d'écoulement {Stollen sohle) régnant sur toute l'étendue du sol, à une profondeur de 55 à 60 mètres, cd indique la partie inférieure des anciens travaux {Herrenkunst sohle) qu'assèchent des appareils mus par des roues hydrauliques. Au-dessous de cette ligne se trouve le massif de sûreté (réserve)^ que le mineur d'Eschweiler laisse entre les anciens travaux et la partie supérieure de Texploitation qu'il entreprend. La figure 1 est le plan horizontal des travaux exécutés dans la couche dite Schlemrich , dont rinclînaison varie de 30 à 40 degrés et la puissance de 1.10 à 1.20 mètre.
Les moyens employés pour atteindre la couche consistent à percer une série de galeries è travers bancs (Querschlag), qui déterminent un certain nombre d'étages d'exploitation {Sohle) , et comprennent des tranches ou massifs dont la largeur, aussi uniforme que possible, doit être comprise entre 20 et 25 mètres, en sorte que la distance verticale qui sépare deux galeries successives
(1) Le vocabulaire des termes techniques employés dans les mines de houille c$t le même dan$ tous les districts de rAUemagite.
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dépend de rinclinaison de la couche. Les étages n°*. I, II, ni, IV, ainsi formés au fur et à mesure de Tappro* fondissement du puits, sont l'origine d*un nombre égal de galeries d'allongement. Celles-ci, dont la largeur moyenne est de 5 métrés , déterminent des massifs recoupés en piliers par des traverses c^CyC {Abhaue) toutes les fois que les besoins de la ventilation l'exigent*
Les chantiers, disposés ainsi que l'indique l'une des figures 4 ou 5 , ont leurs voies de roulage situées à la partie supérieure de l'excavation. Vers le massif inférieur, des pièces de bois^ disposées transversalement et recouvertes des produits de Farracbement du mur , forment un canal destiné à récoulement des eaux et & la ventilation du front de taille , pendant que le percement s'effectue au-delà de la dernière galerie transversale. Dans ce cas, le courant d'air s'engage dans le conduit , rase la taille et revient par la galerie de roulage. La situation de la voie à la partie supérieure de l'excavation est désavantageuse, pendant la préparation, en ce que les produits de Tarrachement doivent être relevés du fond de la taille sur la voie de transport ; mais , ceux-ci, beaucoup plus abondants lors du dépilage, tombent directement dans cette voie , en sorte que le désavantage primitif est plus que compensé.
Lorsque la galerie qui détermine le massif est arrivée à la limite du champ d'exploitation , le mineur, après avoir ouvert une traverse, revient sur le puits en dépilant au moyen d'une taille dont la hauteur est égale à l'épaisseur du pilier.
Dans la figure, on voit les trois premiers massifs complètement exploités ; le dépilage , presque achevé dans le troisième, est en voie d'exécution dans le quatrième; le cinquième et le sixième sont en préparation.
L'inclinaison de la |)arlie de la couche comprise par
les massifs n''. V et n"*. VI ayant considérablement dimîimé, la hauteur du pilier s*est également accrue ; le dépilage en serait fort difficile si on ne les recoupait loogitudinalement par des galeries intermédiaires a a a et 6 b6 (Minière strecke) , ouvertes diagonalement , de manière à conserver une pente douce et convenable pour le roulage ; lorsque cette voie atteint le milieu du pilier, on pol]l*suil la chasse en se dirigeant de niveau.
La conduite du courant ventilateur dans left excavations est facile. L'air venant de la galerie à trayérs bancs inférieure pénètre à droite et à gauche dans les canaux d'aérage des deux galeries d'exploitation, revient au-dessus par la voie de roulage , s'engage dans une traverse et s'élève au jour dans un autre compartiment du puits , après avoir traversé la galerie à travers bancs supérieure. On s'avance, de cette manière, à des distances considérables. Lorsque l'aérage devient pénible , on recotipe le pilier par une traverse , et l'on raccourcit le parcours du courant, qui, dès lors, reprend toute sa vivacité.
Lorsque le mineur rencontre un rejettement (SprtiHgr, Bucken), il le perce, arrive sur la paroi opposée d^ lé fissure, puis, marchant en pied ou en tête suivant que la couche est rejetée à un niveau supérieur ou infëiieur, il côtoie la paroi du dérangement et se maintient dans son voisinage, vu la faeilité des entaillementâ pratiqués dàdè l'argile tendre. Dans l'exemple choisi , la couehe rejétée dà haut en bas par la faille mn a nécessité le percement de diverses galeries dirigées du côté de l'affleuremeitt de la couche. Les voies telles que o p , percées en sens contraire, ont rencontré des stratifications supérieures. Pendant le passage des failles et des crains , le mineur ne prend aucune disposition spéciale pour l'aérage ; mais aussitôt qu'il a recoupé la couche , il cherche à se mettre en com-
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tHUoicfAioii avec la galerie d'exploitation supérieure, soit au nioyeD d'une traverse , soit , si le rejettement n*est pas eonstdérable , par un percement direct tel que s.
48tî. District de Bardenberg ou de la fFùrm.
Dans ce district^ voisin d'Eschweiler , Texploitation a lieu d'une manière analogue; cependant, au lieu d'établir autant d'étages que de massifs , on se contente d'ouvrir une ou deux galeries à travers bancs pour donner issue aux produits du champ d'exploitation , dont l'étendue , suivant l'inclinaison, est considérable. On se dispense quelquefois atisst de creuser de semblables galeries , ainsi qu'on le voit dans l'exemple suivant ( fig. 9 et 10 , pL XXXIII).
La couche Ath ou Gros Langenberg, de la concession d'Ath 6 Bardenberg, a une puissance moyenne de 1.S7 mètre et une inclinaison de 45 degrés ; elle est formée d'un seul bloe d'une houille fort dure , dont les plans de clivage sonttrèsrapprochés les uns des autres. Le puits d'extraction {Fœrderschacht) a recoupé cette stratification à peu de distance du sommet de la selle^ ainsi que rexpriment les figures.
Lorsque le fonçage du puits fut arrivé è ce point , les exploitants , voulant se procurer des produits immédiats , téÈbluteni d'employer le système des vallées, malgré ses graves inconvénients. Une galerie descendante J B{Laufs^ ehûehi), percée au pied du puits suivant le plan de la eoudie, fut l'origine d'une série de galeries ou tailles horizontales {StAtJOebende strecke) comprenant entre elles des roassife recoupés par des traverses. Le puits d'exhaure {KunstschacM), seul prolongé au-dessous du plan de la couche, donna lieu au percement d'une galerie à travers bancs (70, destinée à conduire les eaux sur la machine «fetfaaure. Ce puits servait en outre à l'introduction dans
la mine du courant ventilateur , qui , après avoir circulé , ainsi que indiquent les flèches , remontait au jour par le puits d'extraction.
La figure 6 indique les dispositions employées dans la vallée , sur les côtés de laquelle sont déposés les déblais. Les galeries ou tailles horizontales (fig. 7 et 8) ont 6 mètres de hauteur ; un iiers de cet espace est affecté è la voie de retour de Tair ; le second tiers est occupé par les remblais , et le troisième forme la voie de roulage. Lors du dépîlage, il suffit d'effectuer quelques percements à travers ces rem* biais pour faire tomber la houille sur la voie de roulage.
Les plans de clivage, très-bien déterminés dans les couches de ces districts et assez rapprochés des uns des autres , jouent un grand rôle dans l'arrachement. Ces plans, ordinairement obliques relativement à l'axe des galeries , forcent à donner la même direction aux fronts de taille toujours précédés du eoupement de la voie. Le havage est peu ou point usité , soit parce qu'il est inutile , soit par la crainte du danger qui menacerait les ouvriers si les blocs ^ déjà détachés par derrière , l'étaient encore vers le mur de la couche. Le dépilage a lieu par tranches rectangulaires, en marchant de bas en haut et perpendiculairement aux plans des fissures.
Quant au transport des produits dans la vallée, l'un des deux câbles d'extraction mus par une machine à vapeur sert exclusivement à remonter les vases dans le puits ; l'autre câble, plus long, remorque les voitures sur le plan incliné. Lorsque l'extrémité du premier câble se trouve à l'orifice du puits, on y suspend un vase vide; la machine reçoit un mouvement qui en opère la descente, et l'extrémité du câble qui se trouve au fond de la vallée remorque les vases pleins sur le plan incliné; ceux-ci arrivant au bas du puits en même temps que les wagons
btSTRlCTâ DE LA RUHB. AÔo
Venant du jour, on substitue les vides aux pleins, et réciproquement; puis la machine, changeant de mouvement, relève au jour les wagons pleins, tandis que les vides roulent jusqu'au bas du plan incliné.
Les désavantages de ce mode , employé d*une manière toute accidentelle , sont l'usure (rès-prompte des câbles et la réduction de l'extraction à la moitié de ce qu'elle peut être lorsqu'on tire k deux cordes. Toutefois cet exemple fait eonnattre au lecteur un procédé ingénieux , quoique défectneuXytout en lui permettant de prendre une idée sulïisamment exacte des travaux du district de la Wurm , idée qu'il rectifiera d'ailleurs , en supposant le puits suffisamment approfondi , la galerie i travers bancs percée jusqu'à la couche et la vallée transformée en un plan automoteur (Brernsschacht),