TravauçB </e dépilage
Le dépilage complet de la première tranche (0g. 11) ^îge de la prudence , de^ soins el quelque habitude ; elle commence, comme d'ordinaire, par Fangle du champ de tmvail le plus éloigné du puits. Un certain nombre de mineurs, installés dans l'excavation G, abattent le pilier par une série de sections rectangulaires parallèles à rinçMnmison ; l'avancement journalier est de deux mètres sur une hauteur égale à celle des galeries.
Pendant ce temps, d'autres mineurs, placés en ZTà 4 ou K ipètres en arrière du front de taille et montés sur des ehevalets, exécqtentle rabattage ^ c'est-à-dire déterminent , à l'aide de coups de mine, la chute de la houille 5 restée au faite de la taille; ces coups de mine, dirigés obliquement, ont 1,50 à 2 mètres de profondeur et sont chargés de 1/3 kilog. de poudre.
La partie du couronnement comprise entre |e point oii a'exéeqte le rabattage et celui où s'excave le pilier est préservée de toute chute par deux lignes d'étais incessamment retirés et portés en avant h mesure que l'excavation se poursuit. Dans cet espace est installée la voie de roulage, qui se déplace et s'avance au fur et è mesure de l'abattage du pilier ; là se tiennent aussi les divers ouvriers occupés à Tarrachement du massif. Quand l'écrasée des
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bancs supérieurs a lieu , les houilles glissent sur le sol ; les rouleurs les ramassent facilement sans abandonner le plafond solide, quoique factice, qui les met à Tabri des éboulements du toit. Lorsque celui-ci est découvert sur une surface assez étendue , il s'affaisse , se brise et remblaie les vides. Mais il ne tombe pas toujours quand lé mineur le désire; alors il accélère sa chute en augmen* tant la grandeur de Tespace dépourvu de soutènement. L'arrachement du premier massif (fig. 10) étant assez avancé, il attaque le second, puis le troisième, jusqu'à ce qu'enfin tous se trouvent simultanément en exploitation, ainsi que cela est exprimé en mm\ Après un certain laps de temps dépendant de la quotité d'extraction et de Fépaisseur des stratifications, mais qui est toujours au moins de 5 à 6 ans, il arrive au dépouillement complet de toute la première tranche. Dès qu'un pilier est enlevé , il ferme le montage contigu par un barrage w formé des débris des éboulements du toit; ces murs, qui empêchent les matières stériles de se répandre dans les galeries inférieures et de les obstruer, sont soigneusement revêtus d'une couche d'argile , dans le but d'isoler la partie dépilée des travaux en activité, et de prévenir l'embrasement des menus charbons abandonnés dans l'excavation.
Quand les remblais provenant de la chute du toit se sont tassés et serrés de manière à former une masse solide , compacte et sur la stabilité de laquelle le mineur puisse compter lors de la préparation de la seconde tranche, il entreprend celle partie du travail. Au premier abord , on pourrait regarder T'arrachement de ce nouveau champ d'exploitation comme impraticable, ou tout au moins comme fort difficile; mais l'expérience acquise à Blanzy prouve la possibilité de parvenir à un dépouillement complet; quelquefois même il est plus facile^ en ce que l'éboulement
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du faite ne se fait pas attendre aussi longtemps. L'opéra^ tion s'exécute comme ci-dessus , sauf la division en piliers, qui ne peut se faire de prime abord, mais seulement au fur et h mesure du dépilage. Le côté droit de la Cgure 10 représente une deuxième tranche placée au-dessous d'une autre complètement dépouillée. La partie supérieure d'une galerie ascendante est l'origine de deux voies parallèles a* et a^* qui, parvenues à la limite, déterminent entre elles, et avec la voie a*" , deux piliers (4) et (3) à l'arrachement desquels le mineur procède immédiatement. Lorsque le dépilage de ces deux massifs est suffisamment avancé^ il ouvre la galerie a, de façon que le troisième (2) soit préparé au moment où l'arrachement du second est achevé.
La figure 13 exprime cette seconde phase du travail, supposé avoir pour objet le dépilage simultané des deux tranches inférieures. Les gradins « , ^ et u , se suivant à une distance horizontale d'environ 4 mètres, il est facile d'atteindre les rabattages.
Les incendies sont rares pendant l'exploitation de la première tranche; ils sont plus fréquents lors du dépilage de la seconde; dans tous les cas, on y porte remède de la manière suivante : si le feu se déclare en un point tel que x (fig. 10), le mineur se hâte de construire, dans les voies mon* tantes, les barrages 1 , 3^ [3 et 4; il les revêt d'argile et vide le chantier de tous les bois et du charbon qu'il contient; il ouvre une nouvelle taille séparée de l'ancienne par de petits massifs, auxquels l'expérience prouve qu'une é|)aisseur de 2 mètres est suffisante; puis lorsque le foyer de Tincendie est ainsi isolé et cerné, que le feu est étouffé^ il reprend l'arrachement momentanément interrompu.
Quelques inconvénients sont inhérents à cette méthode : les éboulements successifs se propagent à la surface du sol, qu'ils bouleversent et rendent quelquefois improductif pen-
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dont {)lusieui*8 années ; elle facilite Taccès de la mine aint eaux dlnfiltration , circonstance peu grave à Blanzy, où nulle excavatiofi n'est pratiquée au-dessous d*amas d'eatt de quelque importance. Enfin, on lui reproché les fréquents incendies auxquels elle dohrie lieu; maiâ c*est un inconvénient dont on peut diminuer ja gravité par un dépouillement complet et en ne laissant suspendue qu'une surface du toit fort restreinte , et par conséquent en provoquant de prompts éboulements (1).
( I ) Netioe tttr VexploUaUon par ébanUmeM des minet de BlanxSt par M^ Harmal. ÀimttUi de» Mifiet, ¥. série, «mm VI, p. 01*
INDE ET Wt}RM. 4>87
SECTION IVe.
STSTIhbS d'exploitation usités £N ALLEMAGNE.
Les mineurs allemands ont adopté pour règle générale d'établir des galeries de démergement et d'exploitation, partout où elles sont eoitipatibles avec la nature aeeylentée du sol, et de réserver les puits pour les plaines où les premières deviennent impraticables et inutiles. Les puits, auxquels ils donnent une grande section, sont toujours carrés ou rectangulaires, même lorqulls en soutiennent les parois à Taide de maçonneries. It est probable que Thabifude contractée de leur donner cette forme a pour origine l'emploi immémorial des revêtements en bois , applicables seulement aux sections rectangulaires.
Le système d'exploitation le plus généralement admis M rapporte à la méthode dite par piliers et galeries. Dans ces circonstances, les Allemands signalent trois périodes dans les travaux d'exploitation :
1"*. La reconnaissance {Jusrichtung) , opération au moyen de laquelle ils mettent les couches en évidence;
2*. La préparation des travaux ( Vorrichtung) , ou la division du champ de travail en piliers;
5«. Le dépilage, ou l'exploitation (Abbau).
Bl, dans les couches puissantes, une quatrième opéra-
lion (dos Ranben), consistant à reprendre tes bancs de houille primitivement abandonnés au toit ( 1 ).