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lerie Caroline, est inclinée de 39 à 40 clegré$, et a une puissanoe de 0.86 mètres.
M N représente la galerie à travers bancs; AÉ la voie de fond; CD est, d*abord , une voie d^aérage qui, plus tard , sert à la circulation des ouvriers ; elle constitue alors un puits incliné dont le sol est recouvert d'échelles ou entaillé en formé d*escalier« Le plan automoteur J? F a une largeur d'environ 4.20 mètres, et une longueur égale i b hauteur du massif à exploiter, qui, toutefois, dépasse rarement 160 mètres; la direction doit en être rectiligne, ef la pente aussi uniforme que possible. La hauteur de Texcavation devant être assez considérable , on arrache celle des lisières de la couche qui offre le moins de solidité. Les deux galeries CD ti EF étant liées entre elles par des traverses $s espacées d'axe en axe d'environ 15.60 mètres, on ouvre, au niveau de ces dernières, des chantiers d'exploitation auxquels on donne une hauteur 5.18 mètres, et on les sépare par des piliers de 10.42 mètres d'épaisseur. Ces chantiers n'ont , à leur origine, qu'une largeur de f .50 mètre à 3 mètres, afin de ménager le long du plan automoteur et de sa galerie latérale des massifs qui contribuent h leur stabilité. Les piliers sont recoupés par des traverses m , m chaque fois que la ventilation l'exige. Lorsque les galeries d'exploitation sont parvenues k la limite , les ouvriers procèdent au dépilage en attaquant les massifs de front, comme si c'était une taille droite. L'arrachement du premier pilier est suivi de celui du second , puis du troisième et ainsi de suite , en formant une série de tailles , dont l'ensemble offre quelque analogie avec des gradins renversés. Le dépouillement complet d'un champ de travail est précédé de la préparation d'un autre par l'élablissement d'un second plan automoteur , ouvert sur le prolongement de la voie de fond, & une distance
moyenne de 430 à SOO mètres du premier. Après son épuisement, on en prépare un troisième et ainsi de suite.
La marche du courant ventilateur est simple : il débooehe de la galerie d'allongement , se divise en deux branches qui pénètrent à droite et & gauche dans les canaux des deux premières galeries d'exploitation , rase le front de taille , revient par la voie de roulage ^ passe dans le chantier immédiatement supérieur en traversant le second pilier, parcourt toutes les tailles de la même manière ; puis, Tune des branches sort par un puits percé vers rafOeurement, et Fantre par l'orifice de la galerie qui établit une communication entre les divers étages ( 1 ).
La mine de Sultzbach offre un travail assez remarquable, qui est une règle dans la localité , et dont le lecteur a déji eu l'occasion d'observer l'analogue , lors de la description de la mine de Wandre, près de Liège. Cette disposition consiste à employer le même plan automoteur pour faire parvenir dans la galerie d'extraction les produits d'un faisceau de couches telles que a,b,c,d (fig. 1 et 2, pi. XXXVI), peu distantes les unes des autres. La voie automotrice est établie dans la couche puissante du faisceau, afin de ne pas entailler trop profondément la roche encaissante; on a aussi égard à la qualité du toit , à la consistance de la couche et aux autres circonstances accessoires , qui tendent à la conservation de l'excavation. La couche Jagow, n*. 19, réunissant toutes les conditions désirables sous ce rapport, a été choisie pour recevoir le plan iudiné. Elle a été l'objet de la première exploitation , pendant laquelle on a ouvert
(1) Ce mode d'exploitation a été appliqué U certaines eoucbes de moyenne inclinaison du district de la Wurm. La mine de Guley, entre autres, offre divers exemples fort remarquables de cette disposition.
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de peckes galeries è travers bancs, e,f,g^h,i,k dirigées sur les couebes voisines {Nebênflœtze) et qui, toutes, sont destinées à mettre en comniunicatîon les futnrs cHan« tiers et le plan automoteur. Le nombre des galeries égale celui des étages du champ de travail , si la puissance de la couche à exploiter est notable et surtout si elle est assez rapprochée du plan incliné; mais si elle est mince, ou siluée à une assez grande distance de cellii*ci, le nombre des galeries à travers bancs /*, A, it, nest plus que sous double , et la tranche est divisée en piliers d'une hauteur également double. Ainsi la couche Horn (n"*. 18 ), dont la puissance est de 0.83 mètre, a écé recoupée par sept galeries à travers bancs d une trèspetite longueur, tandis que les couches n\ 17 et n"*. 16, plus éloignées et dont les épaisseurs sont respectivement 0.55 et 0.70 mètre, n'ont été Tobjet que de trois percements.
Les avantages de cette disposition sont d'éviter les frais considérables nécessités par rétablissement d'un nombre de plans automoteurs égal à celui des couches à exploiter, et l'abandon de massifs protecteurs de ces voies, massifs ordinairement perdus, puisque^ après un certain laps de temps, ils s'écrasent et ne produisent que de la menue houille.
L'arrachement de la couche n . 1 0 , exploitée à Duttr weiler, offre quelques particularités dont on ne peut se dispenser de faire mention ici. Elle est composée (fig«7) de quatre bancs séparés par des schistes intercalés; sa puis* sance totale est de 2.45 mètres, dont 1 .93 mètre de houille. Dans le cours des travaux préparatoires, le mineur n'ex* ploite que les deux bancs 1 et 2 les plus rapprochés du sol ; il en est de même lors du dépilage , pendant lequel il soutient les bancs du faite 3 et 4 au moyen de quelques lignes d'élais. Lorsque, par suite d'abattages successifs, le
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ilépilage s'esl avaocé de 4 à 9 mètres , il proeéde à t^rnh cbement du rang d'élais le plus éloigné du front do taille et provoque ainsi la chute des banc9 supérieurs; oeuft-ei tombent, les manœuvres se hâtent d'enlever les Mocs de houille , mais ils abandonnent le menu , dont la valeur eM trop minime pour qu'ils s'exposent au moindre danger. Ce tiravail en retraite esl désigné dans la loealité sous le nom de RudAau.