Exploitation par compartiments {Pannel work
M. Boddle, après avoir appliqué la division du courant d'air, chercha à développer son idée, et fut conduit à partager le champ d'exploitation en un certain nombre de quartiers ou compartiments (Pannds) , exploités par piliers et galeries; ces quartiers^ isolés les uns des autres par des massifs de sûreté (Barriers) ou murs de charbon, sont percés du nombre de galeries strictement nécessaire au transport et à la conduite de l'air.
Les travaux exécutés à la mine de M***, près de Newcastle (fig. 2, pi. XXXIX), donneront au lecteur une idée complète de ce remarquable système d'exploitation. Les puits A é, B sont l'origine de deux voies parallèles
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c c et d d , servant au transport des produits et donnant accès aux divers compartiments; la première est la Mothergaite , et toutes deux sont désignées sous le nom de galeries de reconnaissanee {Exploring drifu).
Un compartiment, ou district de la mine tel que M^ AT, occupe une surface de S à 5 hectares; il est divisé en piliers par des tailles (Boards) de i mètres de largeur et des galeries transversales, ou Booms, plus étroites. Les piliers , dont la longueur est ordinairement double de répaisseur , ont une surface d'autant plus grande que répoque de leur arrachement est plus éloignée. Dans Texemple mis sous les yeux du lecteur , le toit de la eouehe étant solide y les rooms sont aussi larges que les boards, et les piliers , de 18 à 90 mètres de longueur, ont de 11 à 12 mètres d'épaisseur. Chaque compartiment, lié avecles galeries principales par deux voies accouplées ST, porte un nom de ville ou de contrée , tel que Londres , Edimbourg , Dublin, etc., afin de faciliter aux mineurs la désignation exacte des diverses parties de la mine.
L'importance des murs de sûreté GG { Barriers ) qui séparent les districts entre eux est très-grande, non-seulement sous le rapport de l'aérage , mais encore en ce qu*ils empêchent les éboulements ou les creeps survenant dans l'un des compartiments de se propager dans le reste de la mine , et qu'ils diminuent la pression du toit sur les piliers intérieurs. Leur épaisseur dépend de la solidité de la couche et de celle des roches encaissantes. On a établi comme règle qu'elle devait être comprise entre 56 et 45 mètres , afin de procéder ultérieurement à leur exploitation sans trop de difficulté , ce qui ne serait guère possible slls étaient de trop faibles dimensions ; cependant rien n'est constant à ce sujet , et ces limites sont fréquemment dépassées en dessus , et surtout en dessous.
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Leê inineilri^ pour procéder au dépUage (iEPorjfciiifr th$ groa/*). d'un district, se placent au point même où la prépih* ration s'est arrêtée ; ils attaquent le pilier situé à Tua das angles opposés aux galeries d'entrée an moyen d'un certain nombre de tailles parallèles aux galeries d'exploitation , c'est-inlirô dirigées dans le sens où le eharinm se détache le plue facilemenl ; ik boisent avec des étais dont l'écartément est en raison de la nature plus ou moins ébouleuae du toit; puis ils passent aux piliers autvants, ec« lorsque, l'excavation ainsi fermée oeeupe une surfooe de 800 à 1000 mètres carrés correspondante à quatre piliers, des ouvriers sfiéciain ÇDepni^ overman) arrachent su^rnssivament les étais, en commençant par les plus éloignési PendcfU cette opération , les premiers bancs du toit tombent par la^^ plaques dans l'excavation (ffoaf) ; mais les mineurs eoutinuent , sans É'effrayer , jusqu'à ce que tous les bois fioienC enlevés « ekcepté ceux qui forment les lignes destinées h protéger les massifs ioiactSi Aloré ils eherobent un refu0B entre les étais; l'éboutement continue; les bancs supérieurs se plient et se brisent au milieu de l'excavation , puis s'affaissent et viennent repeaer sur les débris du tcîl. Mais les écrasées , quelque cotisidérables qu'çAIes soient , n'ont aucune influetioe sur lus districts voisins < que garaotissent les nmrs d'enceinte. Le travail* trèa-difficile et dangereux, qui consiste i retirer les élançons et à provoqueriez éboulements n'est confié qu'à des ouvriers de choix , alertes et hardis. L'arrachement des piliers continue ainsi jusqu'à ce qu'il n'en reste dans le compartiment qu'un fort petit nombre gisant au-dessous des parties les plus menaçant^^du toit. Alors les mineurs interceptent toute communication entne l'excavation et les galeries principales en bouchant les voies qui y donnent accès ; ils emploient pour cela des barragies {Stoppings) formés de remblais ^ de maçoBiieries en briqu^
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DU métne de eharpente ^ doni les joints, garnis d'étoupes, sont rendes imperméables à l'air.
Le dépiliget une fois eommeneé, est poursoiTÎ aecivemenc. 11 doit être entrepris avant qti'aueun mouvement se fasse sentir dans les roches encaissantes ; autrement l'emploi de bois deviendrait considérable , la eoucfae produirait du charbon menu en grande proportion, et peut-être les voies s'obstmeraient-elles. Si toutefois^ par suite de i'impossîbiiilé de faire suivre la préparation d'un dépilage assez prompt^ la presfton du toit a trop fait souffrir les surfaces extérieures des piliers , le mineur se borne ft les traverser dans leur longueur avec une galerie d'exploitation , sur les parois de laquelle il enlève tout ce qu'il lui est poœible ti'arraeher sans danger.
Après le dépilage des deux districts voisins el le complet affaissement du faite ; les murs d'enceinte sont exploités d'une manière analogue. La perte de charbon est d'autant plus forte que les massifs sont moins épais. Quelquefois aussi leur abandon partiel on total n'est pas l'objet de trop dé regrets s'ils ont rempli leur mission et si la nature du toit a permis de ne leur donner qu'une faible épaisseur. Pendant le dépilage des premiers eom** partiments les plds rapprochés des puits, les prolongements des voies principales ce, dd eîST jusqu'aux limites de la mine donnent lieu à la formation successive de nouveaux districts. La première partie du champ d'exploitation étant ainsi absorbée « celle qui est située au-dessous de la mothergaiie est enlevée de la même manière, après l'ouverture d'une troisième galerie parallèle à dd et destinée à la remplacer.
Dans le système de M. Buddie , le courant ventilateur se divise en autant de branches que la mine contient de compartiments. La direction des flèches tracées dans la
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figure indique suffisiEtinineat la marche de eeg divarses branches, leurs subdivisions et la manière dent eUes se réunissent après avoir parcouru les travaux. Les moyens employés pour forcer Tair à circuler dans une directioa déterminée sont, comme dans Tancien mode^ des barrages en déblais {Stopping)^ en charpente et plus souvent en briques; des portes sont substituées aux barrages dans les points où la circulation des ouvriers ne peut être interrompue* Si, comme on le voit en r,r, deux galeries doivent se croiser , une disposition particulière est usitée pour isoler les courants d'air. Celle des deux voies (flg. 7 et 8) qui d<ût servir au transport est conduite sur le mur de la eoucbe et surmontée, au point de jonction, d'une voûte en briques; la seconde^ dont le but unique est de livrer passage à Fair, se porte vers le faite , au-dessus du revêtement en maçonnerie. Les mineurs de Newcastle appelienl cette disposition Crossing.
Le courant doit toujours traverser les galeries en creusement avant de parcourir les tailles en activité. Cest ainsi que, pénétrant dans le pannel Jf \ il ne circule que dans un très-petit nombre de galeries avant d'arriver en 0, point où il poursuit directement sa route au-delà du district pour aérer les deux galeries principales prolongées au nord. La division du courant d'air, si facile et si multiple dans le système de M. Buddie , est un objet d'une haute importance. Il est toujours facile de choisir, pour alimenter le foyer, celle des branches du courant ventilateur qui a conservé son entière pureté et d'en exclure les autres. Il suffit, pour cela , d'un certain nombre de portes a , 6 , e , d , e ,/* disposées d'une manière convenable. Si, par exemple, les deux compartiments M et itf' remplissent toutes les conditions de salubrité quant au gaz inflammable^ les portes 0 ei f sont ouvertes, a,&,c,d sont fermées, et toutes les
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bruiobes ventibarices iMssent mr le foyer d'appd. L'un d'eux Jf* esl-il infesté de grisou, la porte f est fermée, c et d soot ouvertes, et le eourant insriubre, dirigé par une autre voie sur le puits de sortie^ se trouve en dehors de Tatteinte des flammes. Les portes régulatrices (Sham doon) , munies d'un guichet , permettent d'introduire dans chaque compartiment le ¥dume d'air que réclament les cîrooiistances; de n'en foire passer qu'une foible quantité dans les galeries principales en percement; d'augmenter ce volume à mesure que les travaux se développent , enfin, de lui donner une grande intensité lorsque le dépilage ^ige une ventilation fort énergique. Il est même possible d'intarcepler quelques-unes des branches en circulation dans certains districts, pour les projeter dans celui où un trop violent dégagement de gaz pourrait compromettre la sécurité des travaux.
496. Personnel employé dans les travaux du nord de l'Angleterre-
Dans les grandes exploitations , chaque district est commandé par un Overman. Ainsi , à la mine de Heticn , le premier poste contient quatre chefs^mineurs qui descendent à i ou 9 heures du matin ; un peu avant midi , ils sont relevés par d'autres , qui remontent après l'extraction , c'es^à-dire entre six et sept heures du soir. Les overmen de l'après-midi ne sont pas occupés aussi longtemps que les premiers , mais ils doivent tenir la liste des journées et consigner au bureau de l'établissement toutes les observations relatives à la marche de rexploilatiou. Les fonctions de
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tek employé» y de même que eelles dé totos les irisltre^^ mineurs da contineni , emsistan à suriircStker rttéeQtiéfi des travaux et iunout à prendre les mesures- nécessaires à une tfonne ventilation. Chaque overman a amis ses onires immédiats un eertaîn nombre de ihfnag OdéhnêH { eôntre^mahres ) ^ dont le tiombre est praportiotiné à la qiiotité d'éxtraetion; G*est ft ees ouvriers d'élite , adroits et hardis ^ que 6ont confiées les opérations déKeatès ou dangerefuâes ; ainsi ils placent et retirent les étais fors du dépilage , établiiient les portes d'aérage et insMIem les ddisoris tt>iatices ; en généÉ^I , ces hommes , dioisis parmi les duvHen les plus intelllgehts « ekéoutent tous les travaux qui exigent du dîseernement ei quelque habUetâ
Les baveurs {Hé^erê) sont chargés de tout ee qui msà^ eeme le ereuseroënt des galeries dans le gtte et de Tai^ rachement des piliers; ils entaillent la houille ^ Tabatteni \ boisent la galerie lorsque cela est rigoureusement nécessaire , et disposent les remblais contre les parois de l'exca* vation. Un seul ouvrier est affecté aux galeries étroites ; si la largeur dés chantiers lé permet, ôil ëri pikiSb deut , et, dans les dépilageâ, leur hombré est en raison delà surface à excaver. Ils sont surveillés par Toverman , qui donne au sous-inspecleur les éléments nécessaires è la déterroiftatien de la valeur de leur travail. Cellè-ei a pour base le poids de la houille abattue ou l'unité linéaire d'avancement* Rarement les haveurs travaillent à la journée, et, dans tous lés cas, ils ne demeurent jamais plus de huit heures consécutives dans la mine. Les Shifier$ ntailleM les roches encaissantes des couches minces f afin de donner aux galeries une hauteur suffisante ; ils sont chargés du creusement des chambres d'accrochage , des gares d'évitément et de toutes les excavations dans le rocher stérile.
Les ouvriers plus spécialement chargés de ce qui coo-
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«trM l^aérége et des teesures de ràreté tetodaot & éviter les eSM désastreux des expioaiona sobI:
h» Wa$temm4 dont les fonolions condistent à pQfe>eeuril* les ftoeimnes ewavâlîons ( WaM), on galeries en non^eli* Yîté pour observer Tétai de la ventilation et reohércber les peints de la mine infestés de grisou. Ils eiamineni les portes d'aérage et s'assurent qu'elles ferment bien ; vérifient si les guichets ont une ouverture convenable^ si les oioîsms ei barrages sont iniperméables , si aueun ébou*!- Jement du toit ou de la couche elie-méaie n'obstrue les gâteries de retour de Tair, et portent un prompt remède à eea divers accidenta. Le lampiste ( Dûvymam eu Da^f^ keep^) se ti^t dans une partie de la mine inaccessible an gas inflammable ; il distribue aux ouvriers les lampes allumées et fermées. Après la distribution, il attend dam son mpgasîn qu'on lui rapporte les lampes éteintes pour les rallumer» Deux ou trois jeunes enfants» ( Daivyb^s ) eirculenl constamment dans les travaux avec plusieurs lampes allumées ; ils les donnent aux ouvriers privés aecidentelleinent de lumière. Les Firemen sont d'anciens haveurs devenus incapables de se livrer à l'arrachement de la bouille 9 auxquels on confie la conduite des foyers d'appel. jËnSUi les Trappers .sont des vieillards ou des enfeots de 10 a 13 ans chargés d'ouvrir et de fermer les portes dans les lieux où la circulation est active et où il y ^rait du danger à ce que ces manosuvres ne s'exécutassent pas à propos.
Le transport de la houille exige les ouvriers suivants : Les traineurs ( Putten ) i jeunes gens de 14 à 18 ans , trainsporfent les produits des tailles aux galeries principales, où le roulage s'effectue à l'aide de chevaux. Ordinairement un seul ouvrier conduit le vase en le poussant devant lui; mais, si la voie offre des difficultés, il doit tirer par
devant , pendant qu'un Iraineur plus jeune lut vient en aide en poussant par derrière. Les Cranemen, placés sur les galeries principales à l'origine des boards , reçoivent les voitures que leur amènent les traineurs et les piaeent sur des trains conduite par les chevaux. Cette manoeuvre se fait au moyen d'une grue ( Cramé ). Us sont aidés par des enfante nommés Helpers up. Ces fonctions ont été supprimées dans les nouveaux procédés de transport. Les Brakefnm sont attachés au service des freins placés au sommet des plans inclinés. On emploie pour ce travail d'anciens havcurs qu'un accident a rendus incapables d'un travail plus pénible. Les voiluriers {Drivers) sont des jeunes gens de 14 à 20 ans astreinte à conduire les chevaux le long d'une galerie principale. Dans le nord de l'Angleterre, les chevaux , fort bien soignés y habitent des écuries spacieuses établies dans la partie de la mine la plus sèche et la mieux ventilée. Un palefrenier est exclusiveinent occupé à leur donner les soins nécessaires. Les chargeurs au puite ( Onsetter ) accrochent les vases d'extraction à l'extrémité de la corde. Les ouvriers occupés à l'entretien des voies en fer sont de deux espèces. Dans les galeries principales, où l'on emploie des rails saillante, ce sont des hommes faite, appelés Rolley waymen. Ils parcourent constamment les voies dont ils sont chai^ et y effectuent toutes les opérations de réparation. Dans les galeries accessoires, des enfants de 13 à 14 ans , désignés par le nom de Tramway dearer , entretiennent les rails plate dans un étet constant de propreté. Les Banksmen reçoivent les vases d'extraction sur la margelle du puits, les détachent de la corde et y substituent des vases vides. Ils sont aidés par des enfante lorsqu'ils doivent conduire le charbon à une certaine distance des puits.
Les ouvriers attachés à une mine portent indistincte-
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menl le nom de Colliers; les deputy overmen, les wastemeo, les davymen et quelques haveurs oot, sur les autres mineurs , une supériorité fondée sur une intelligence plus développée et sur un certain degré d'instruction* Ce personnel constitue la classe des Piimen , dans laquelle on choisit les divers employés de la. mine ( 1 ).
<l ) Mémoire de M. Piot sur Texploitation des mines de houille de Newcastle, sarlaTyn6..^»iuaef desMines^ 4*. série» tome i»"., page 117.
ë90 CHAPITRE IV. — VI*. SECnON.
BÉBM
SCCTIOR ▼!«.
OBSERVATIONS GÉNÉRALES SUR l'eXPLOITATION DES MINES DE HOUILLE.
4*97. Récapitulation et dassificafion des dtveri systèmes.
II résulte de Texamen des nombreux exemples exposés ci-dessus que les divers systèmes appliqués aux couches minces et moyennes peuvent être classés en cinq calories distinctes ; savoir :
1"*. Le système dit par piliers et galeries ^ dans lequel on distingue la préparation du massif et Texploitation proprement dite , la première opération consistant à diviser la couche en piliers rectangulaires , arrachés ensuite dans la seconde. Ce mode , exclusivement en usage dans les départements du Centre et du Midi de la France et fort répandu dans les divers districts houillers de TAngleterre , présente la plus grande analogie avec le suivant.
^. Le système par galeries et massifs longs , usité dans les bassins de la Wurm , de la Ruhr , à Saarbrûcken , en Silésie et dans le pays de Galles^ diffère du précédent^ avec lequel cependant il est souvent confondu. Ainsi, dans ce dernier mode, les longs massifs ne sont recoupés qu'accidentellement et pour les besoins de Taérage; dans le premier, ils le sont systématiquement , à distances régulières^ et Tobjet des voies transversales est aussi bien rexploitatîoo
COttSIDÉRAtiONS CSÊMÉHALIS. bOI
e| la transport du charbon que le passage du courant d'aifi; 4W9 le woend, TexpIcdtatiûQ de la bouille, pendani Ipg tvavaiix de préparation , est toujours sacrifiée i Tespoir d*obtenir d'abondants produits lors de rarraeheroent des «ifissifsi tandis que, dans le premier, on enlève quelquefois dès l'origine tout ce qu'il sera possible d*arrachep k la eo^ebe.
3^. Par lQng$ m(^^9 rt faiUe$ remblayées. Tek soal \gH tpayaw « exéqyt^ dans un assez grand nombre de mii|es des provinces de Liège et de Namur, qui consistent i chasser en d'^érentes directions des tailles remblayées, iJi^ir^Uèle^ entre elles et séparées par des massifs que l'on fçpseryg in(si^ çana les recouper jusqu'au mo^nent où se fait le dépiiage partiel pu total.
4**. Le système par grandes tailles ^ si diversement modifié dans ses applicatipns , au moyen duquel le cbfirbon est enlevé sur une grande largeur, soit en partant du puits, soit en revenant sur lui. Le lecteur a vu des exemples de ce mode usité au Couchant de jMlons, dans les districts de la Ruhr, en Silésie et en Angleterre.
^\ Enfin, un dernier système, qui semble tenir le milieu entre les deux précédents, est celui qui peut être désigné sous le nom de procède par tailles éonsécntives , en coniaci «I pfitralliles, en uiiage au Centre du Hainaut , à Charleroi , dans quelques mines de la province de Liège et peur quelques couches fortement inclinées, des districts de la Ruhr.
Qqant aus stratifications très-puissantes, elles donnent lieu à la division suivante :
i«. L'ancienne méthode par galeries^ pUkrs et e^- 10140;, généralement abandonnée à cause de son état d imperfection;
3**. La méthode dite en travers ^ c'est-à-dire par tailles
i>93 CHAPITRE IV. — VI*. SECTION.
Iransversales au gite et marchanl du toit au mur , et réoî-* proquement (Creuzot, St. -Etienne, Montcbanin, ete«);
3**. Par étages horizoalaux successifs pris en remoitismi (Rive-de-Gier, St.-Étiennef etc.) ;
4*. Système du Staffordshire par ccntparUmenie ou chambres isolées et piliers al^andonnés dans la eouebe;
5*. Par étages successifs en descendant ouverts à des époques différentes, travail qui , jusqu'à présent , a eu pour objet les couches très-puissantes de la Silésie el la couche Lucie des mines de Blanzy ;
6*. La méthode par éboulemeniSj usitée ft Epinae;
7**. Enfin, le procédé de Rive-de»6ier^ actuellement hors d*usage, dans lequel on profitait des mouvements du mur pour exploiter la couche en deux tranches.