‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 3)Chapitre 25 sur 193 · Injection de la vapeur â^eau dans la cheminée d'aérage · texte numérisé non relu

Injection de la vapeur â^eau dans la cheminée d'aérage

Le procédé , consistant à réchauffer l'air sortant d'une mine en projetant de la vapeur dans la cheminée d'aérage, a été souvent mis en pratique dans la province de Liège et dans celle du Hainaut. Ordinairement , on utilise celle qui a fonctionné dans le cylindre des ma* chines à haute pression, destinées à l'extraction de la houille , en conduisant le tuyau d'exhaustion du moteur dans la cheminée d'appel^ à peu près de la manière employée pour les locomotives. Lorsque la machine cesse de fonctionner » on projette alors de la vapeur prise directement dans les chaudières au moyen d'un tuyau en cuivre de 0.012 à 0.015 mètre de diamètre.

La petite hauteur de la colonne échauffée ne peut produire une grande influence sur la vitesse du courant ventilateur. En effet, M. Combes, dans une expérience, qu'il a faite au puits de Mortchamps (mine de l'Espérance , à Seraing) , a constaté, au moyen de l'anémomètre , que l'augmentation de vitesse due à la projection de la vapeur était à peine 1/4 de la vitesse primitivement obtenue , lorsque l'aérage n'avait d'autre moteur que la différence des températures naturelles. On verra plus loin Tintensité des effets produits par l'action du fluide élastique.

Ce procédé serait coûteux si l'on était obligé de créer de la vapeur exclusivement pour la projeter dans la cheminée; mais comme on utilise celle qui a fonctionné dans les machines d'extractibn ou celle qui, en cas d'arrêt, s'échappe des chaudières ; comme cette vapeur se dissiperait d'ailleurs en pure perte, ce moteur de la ventilation

86 cHAPiTie m. — iv*. section.

devient fort ceonomrqueet peut être employé si la forée dW eension réclamée par la colonne d*air n*est pas considérable*

280. Expériences relatives au réchauffement d'une partie de la colonne d'air ascendante^ au moyen dun foyer dappel ou dune injection de vapeur deau ( 1 ).

Les quatre premières colonnes du tableau suivant sont relatives à des expériences faites à diverses époques sur des foyers d'appel établis à Torifice des puits aux échelles , ainsi que cela se pratique encore fréquemment dans les mines du Couchant de Mons. Les foyers sont, par conséquent, surmontés d'une cheminée, ou tour en ma^oûnerie, renfermant la seule partie réchauffée de la colonne d'air. Les quatre dernières colonnes ont pour objet des courants activés par l'injection de la vapeur d'eau dans les cheminées d'aérage. Le tableau ne contient , dans ce cas, ni les dépenses de charbon, ni les valeurs qui en dérivent, parce que la vapeur employée pour la ventilation, étant celle qui a déjà fonctionné dans le cylindre de la machine d'extraction , la dépense de combustible se réduit à la projection directe de la vapeur de la chaudière dans la cheminée, en cas d'interruption un peu prolongée dans la marche du moteur d^extraction (î).

(1) Ces expériences sont dues à M. Glépin, ingénieur des mines du Grand-Hornu, et sont consignées dans le BuUeMn du Musée de Vlnduslriey années 4843 et 1845.

(2) Le lecteur qui voudra apprécier la valeur des résistances que l'air a rencontrées dans son parcours souterrain devra avoir recours au Mémoire ci-dessus. Les détails qu'il contient, quelque intéressants qu'ils soient , n'ayant pu trouver place dans le cadre de cet ouvrage.

AiRAGE PHYSIQUE ARTIFICIEL.

« S "fN

S5 |Si ai §8| 5

■fa .»«• " >— --^" ^

il m

a-g IIS I

'^ ÇJ ÇJ

la.--

Page 1