‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 3)Chapitre 41 sur 193 · Entretien des machines à pistons · texte numérisé non relu

Entretien des machines à pistons

L'entretien de ces appareils consiste à renouveler les cuirs des clapets, opération assez rare et qui, pour les pistons, se fait sans interrompre la marche de la machine; à rétablir les bourrelets, opération plus fréquente, mais trèsprompte. Enfin, le conducteur de l'appareil adoucit les

AÉRAGE UÉCAIHIQIIG. 133

frottements des pistons en passant de temps à autre une brosse enduite de savon sur les parois intérieures des euves ; puis projette quelques seaux d'eau qui en opèrent la dissolution.

Les frais d*entretien pour le savon et le renouvellement du bourrage sont assez considérables. D*après les registres de la mine , ils s'élèvent annuellement à une somme de fr. 91 6-1 K, répartie comme suit :

6 dos de cuir pour bourrelets, à fr. 26 » fr. 156 »

36 kilog. de crins » 3 » > 108 »

36 kilog. de tresses .... » 1 40 » 50 40 83 tonneaux de savon noir . . » 7 35 » 601 75

fr. 916 15

299. Machine pneumatique à cloches plongeantes (Fig. 1, 2, 3 et 4 pi. XX.)

Ce ventilateur a été établi à la mine de Marihaye, & Seraing, près de Liège, d'après les indications données, dans son Cours d'exploitation, par M. Tinspecteur-général de Vaux. Cet appareil consiste en deux cloches cylindriques en tôle ^,il de 3.66 mètres de diamètre intérieur (1) et 2.60 mètres de hauteur, se mouvant librement dans une masse d'eau que contiennent des espaces annulaires ou cuves formées par deux cylindres concentriques BB^ de 3.51 mètres et de 3.81 mètres de diamètre. Les

( 1 > La Sttiiace de la section intérieure de Tune des cloches étant de 10.825 M* , la course dn piston d*environ 1.90 mètre , le cylindre engendré sera de 40 m'. Si l'on suppose douze pulsations

i2 par minute , on aura une capacité théorique de---X^ = SV'

par seoonde.

13i CllAPITa£ nu — V*". SECTION.

cloches ec les cylindres întérieurs des cuves sont reoou* verts , & leur surface supérieure , de diaphragmes en Me , percés de seize ouvertures > dont huit grandes et huit de moindres dimensions. Les premières sont des trapèses dont la grande base est un aro de cerele ; les seconda affectent des figures semblables, mais entièrement rectilîgnes. Les clapets c* cv et c^ c*' sont également des trapèses en tôle (fig. 3 et 4) attachés par leurs petites bases et équilibrés par des c(mtrepoids p, p. Les cloches ^ pendant leur mouvement alternatif , sont guidées verticalement par quatre planches coulant sur quatre autres planches fixes et enduites de savon.

Ainsi, dans cet appareil, on a cherché à réunir les avantages du ventilateur du Hartz à ceux qu'il était permis d'attendre de clapets équilibrés par des contrepoids , clapets en usage autrefois pour la machine pneumatique de Grisoeuil.

Une galerie réunit les deux cuves et les met en communication avec le puits de sortie de l'air. L'orifice de ce dernier est fermé au moyen de Ycbturateur hydrauUqfie de M. de Vaux. Ce petit appareil, destiné à ramplacer les cloisons fixes établies ordinairement dans les cheminées d*appel, consiste (fig. 8, pi. XX) en une cloche métallique e dont les parois peu élevées plongent dans un vase annulaire f rempli d'eau. II intercepte tout passage entre l'atmosphère et l'air intérieur , et n'offre cependant qu'une faible résistance aux chocs résultant d'une explosion. M. de Vaux espère, dans ce cas, que la cloche, immédiatement déplacée, livrera passage aux gaz et soustraira ainsi l'appareil ventilateur aux cbaoces de destruction (1).

(1) Cet ingénieur croit aussi pouvoir prévenir, par ce moyen, les inconvénients résultant d*une interruption dans la marche du ventilateur. Pour cela, il attache à Tobturateur une chaîne 44 teroiia^

AÉEAIIE MÉCANIQUE. iZb

Quant w moteur , la nifroiére dont il pro4uit le mouvement alternatif (1) est une imitation de la machine à pistons de la mine dite Grande-Veine du Bois de St.- Ghislain (Gouchant de Mons).

Voici llndieation des divers organes de ce moteur :

Cy cylindre à vapeur.

6, botte d'admission de la vapeur; le tiroir régulateur qu'die renferme se meut à la main à Taide du levier m.

e, tx^te de distribution de la vapeur* Elle contient Clément un tiroir auquel la machine imprime elle-même un mouvement de va-et-vient horizontal , au moyen des taquets /,! qui , à chaque extrémité de la course du piston , viennent heurter le prolongement du levier m\ C'est en manœuvrant ce dernier que le machiniste ouvre et referme le tiroir à la main.

a, tuyau adducteur de la vapeur.

T, tuyau destiné à conduire dans le réservoir R la vapeur qui a fonctionné; elle réchauffe l'eau d'alimentation et s'échappe par la cheminée P.

B, petit levier aux extrémités duquel soat. attachées la pcmpe à eau froide p et celle d'alimentation p* ; celle-ci a peur fonction de refouler l'eau du réservoir dans les chaudières par le tuyau u;; la première verse son eau au moyen du tuyau g»

par 00 coatrepolds p dastioé ^ fiàire équililnre ao poids de la doche à Tair libre; celle-ci, est soulevée^ en cas d'arrêt de la machine, par le choc du courant d^air, qui dès lors, trouvant eue issue, se dissipe dans l'atmosphère. Pès <iue le ventUaleor recommence à fonoUonner, le courant d*air reprend sa direction anormale et Tobturateur, n*étant plus sollicité à se soulever, reprend sa place dans le liquide du vase annulaire.

(1) Cette disposition est due k H. Deschamps, anciennement îogéoieuNméeanicien des ateliers de construction du Grand-Horou» près de Jioos.

136 CHAPITRE m. — V*. SECTION.

. Le mouvement est communiqué au levier par Tinter* roédiaire d*une pièce triangulaire u et d'un levier mobile A, que porte Tun des guides du piston.

Dj chaînes à la Vaucanson, destinées à lier les cuves et la tige du piston.

5, poulies pour changer le mouvement.

Q (fig. 3), manomètre indiquant à chaque instant la pression intérieure.

Les expériences de M. Glépin sur cet appareil ont donné les résultats suivants :

Volume d'air aspiré par seconde. • . i(.i3B m. cub.

Hauteur génératrice de l'écoulement de Tair mesurée par une colonne moyenne d'eau de ... 0.034135 met.

Poids du mètre cube d'air saturé de vapeur à la température extérieure (5*. 8) et soûs une pression barométrique de 0.7654 mètre 1.277 kîlog.

Hauteur motrice exprimée en colonne d'air 36.72 mètres. Le travail utile de la machine était donc, le jour de

l'observation, de 5.428 X 1.277 X 26.72= 185.21 KM.

s» 2.47 chevaux.

La force théorique du moteur étant de 9.3 chevaux , dont les deux tiers , à ce que pense M. Glépin, peuvent être considérés comme transmis à l'appareil, il résulte de ces données que la machine pneumatique de Marihaye réalise un effet utile de 0.396.

11 est très-probable que l'expérimentateur n'a pu obtenir le volume total d'air aspiré par l'appareil , parce qu'il n'existe pas de lieu où l'air sortant soit entièrement réuni , et qui 9 par conséquent , soit propre à en opérer le jaugeage.

AÉRÂGE MéCANiQtE.

900. j^ulre mode d'expérimentation appliqué à Pappareil à cuves.

Les principales expériences destinées à déterminer l'effet utile de cette machine ont donné pour résultats :

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