‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 3)Chapitre 65 sur 193 · Emphi des coffres d'aérage · texte numérisé non relu

Emphi des coffres d'aérage

Il existe un aulre procédé fort répandu pour conduire l'air au fond des excavations en creusement; il consiste à disposer, dans toute la longueur de celles-ci, une série de coffres en bois insérés les uns dans les autres , de manière à ne former qu'une conduite unique* Ces coffres « appelés carnets dans le Hainaut, sont formés de quatre planches de deux à trois mètres de longueur , dont la section offre un carré ou un rectangle; on les ajuste bout-à4x»ut par l'un des deux procédés suivants ; tantôt (fig. 12), leurs extrémités, coupées en sifflet, leur permettent de s*emboi(er les uns dans les autres , à la manière des tuyaux de poète; tantôt (fig. 11 et 11 ^î*), chacun d'eux porte, à Fune de ses extrémités, quatre planchettes clouées sur la surfoee extérieure ; celles-ci , débordant le bout de la caisse de quelques décimètres, forment un espace dans lequel vient s'ajuster l'extrémité de la caisse suivante, qui reçoit à son tour la troisième , et ainsi de suite. Dans les deux cas , les joints sont garnis d'étoupes ou de terre glaise ,

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afin de prévenir louie communication entre Tinlérieur et l'extérieur. Cette conduite , placée dans Fun des angled d*un puits ou d'une galerie, est suspendue par d«B crochets, déposée sur le sol ou maintenue contre le fallé au moyen d'étançons. L'une de ses extrémités débouche dans une cheminée, s'il s'agit de travaux commencés ft la surface du sol, ou dans le puits de retour de Fair^ si le percement a pour origine Tintérieur de la mine«

Les coffres , dont l'emploi est très-facile, cessent de fournir un volume d'air assez considérable lorsqu'on les porte à une longue distance, vu la grande absorption de foreo motrice par les frottements de l'air.

Dans les mines de houille du Centre (Hainaut), on pourvoit à l'aérage en ménageant latéralement une excavation triangulaire (173) maintenue ouverte par une conduite en planches de même forme et séparée du puits par l'épaisseur du revêtement. C'est par ce petit canal que se fait le retour de l'air dans l'atmosphère. La veoti*^ lation du fond du puits s'effectue, pendant le foncement des reprises, à l'aide de coffres mobiles mis en comBMinication avec le canal triangulaire et prolongés au fur et à mesure du creusement.

326. Époque où fon doit proscrire tes moyens ci'-dessus indiqués.

Lorsqu'à l'aide d'un coffre d'aérage ou de cleiix Mtti^ partiments, l'excavation isolée a atteint le point «xtréme où il s'agissait de la faire parvenir, on doit remplacer ces procédés de ventilation, purement temporatfes, par d'autres moins imparfaits, et surtout bien se ganfef de tféh servir pour exécuter des travaux d'explaitatîon , eaf «<t

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semblable moyen d*âcrage devient toujours insuffisant dès que les travaux prennent quelquje développement; r&ir, imparfaitement renouvelé, compromet la santé de^ mivriers. En outre, si la mine contient du gaz inflammable et que Ton se serve d*un foyer pour activer le eou" rant , les explosions qui peuvent survenir ne manquent pas de renverser la faible paroi de séparation des Voies d'entrée et de sortie ; la ventilation est interrompue ; les gaz mé^ phitiqdes ^ se répandant immédiatement dans la mine , dé« triiisent toute possibilité de porter secours aux travailleurs ^ et les désastres les plus affreux peuvent résulter de cette fâcheuse disposition.

Aussi, dès que le puits en creusement a atteint les oOuches k exploiter, doit^on le mettre en communication immédiate avec un autre puits voisin, afin de déterminer Qhe c!^chlation d*air régulière et efficace. Cette commuliicAtion s'établit, d'ailleurs, en préparant, pour le passage du courant d'air, deux voies formant une conduite unique aVeo les deux Compartiments du puits ^ en sorte que Taif est forcé de s'avancer jusqu'au point où travaillent les ouvriers occupés au percement. On emploie pour cela soit Une seule galerie divisée par une cloison ; soit une excavation de grande largeur (flg. 1, pi. XXIV), dans laquelle on forme , par l'interposition de remblais m , deut voies a et 6 prenant leur origine chacune dans un compartiment différent; soit enfin (fig. 2), en chassant deut galeries parallèles ecid séparées par un massif de houille k^ tecbapê de distance en distance par des voies transver^ sales. Celles-ci sont successivement remblayées, en ne laissant buvérte que la plus rapprochée des points d'arrachement. Lorsque la communication est établie^ on fait disparaître kr elolsofi qui divise le puits en deux compartiments^ Mai», si dans le but de faciliter la circulation des vaseti

d*extraction, on veut la conserver, on substitue une cloison à claire voie à la cloison pleine employée jusqu'alors. Cette opération , qui se borne à enlever les planches jointives et à les remplacer par des filières ou coulants , a pour but de ménager entre ces derniers des espaces sujffisants pour que les colonnes d*air contenues dans les compartiments soient toujours en contact et jouissent constamment de la même température , en sorte qu*il ne puisse s'établir dans tout le puits qu'un seul courant d'air et non deux courants dirigés en sens contraire l'un de l'autre , ce qui apporterait obstacle au renouvellement de l'air dans les travaux.

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