Pertes d^air dans les travaux
Le volume du courant étant bien établi , il reste encore à l'employer d'une manière convenable en fiûsant passer dans chaque branche des quantités d'air en rapport avec les exigences des divers quartiers de la mine. Mats Û importe surtout qu'il soit utilisé dans son inlégrité, ciroofistanee malheureusement assez rare dans les mines belges, où l'on constate des pertes par les interstices des remblais, et d'autres plus considérables encore à travers les communications (retrouages) établies entre le puits d'entrée et celui de sortie de Tair ; ces galeries , mal fer*
mées, permettent à une partie da courant ventilateur de passer direetenaent de l'une à Fautre de ces excavations » sans pénétrer dans les travaux d'exploitation. C'est ainsi que M« Gonot (1 ), après avoir jaugé le volume total de Tair introduit dans le puits n"*. S des Vingt-Quatre Actions ( Couchant de Mons ), et l'avoir trouvé de 3.10 M' en une seconde, s'est assuré, par des mesures de détail, qu*il n*en parvenait dans les travaux qu'un peu plus d'un tiers ou, en moyenne, 0.77 M^. De même aussi M. Jochams a constaté à la mine de Bonne-Espérance , près de Cbsrleroi (2), une perte provenant d'une cause identique, ainsi que le démontre le tableau des expériences relatives à cet objet.
D'où il résulte que Ton n'utilisait , pour la ventilation des travaux en activité, que la moitié environ de l'air aspiré.
Les conditions d'un bon aérage exigent que l'on évite autant que possible de percer des voies de communication entre les puits d'entrée et de sortie de l'air, ou tout au moins qu'on les obstrue de manière à ne pas causer de diminution dans les effets des moteurs.
(i) Annales des Travaux publies de Belgique^ t. V, p. 341. (î) Idem, t. X, p. 17.
DISTRIBUTION DE l'aIR. 345