TOME II
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qui entraîne le gaz inflammable au fur et à mesure de son dégagement.
Lorsqu'on commença à se servir de la lampe de sûreté dans les mines, les ouvriers ne se déterminaient que fort difficilement à prendre les précautions prescrites , soit qu'ils n'en sentissent pas la nécessité, soit qu'ils ne eonnossent pM les circonstances qui rendent la lampe préservatrice, fit pouvant comprendre Fimportanee de l'enveloppe, ils ne se faisaient aucun scrupule de l'enlever pour allumer kun pipes ou pour obtenir plus de clarté. Leur ignorance était telle à cet égard que, dans certaines localités, ils eonsidé* fttient cet appareil comme un talisman destiné à les préserrer des accidents, M. Bischoff raconte qu'un mineur, après avoir reçu une lampe de sûreté , la prit d'une main , tandis que de l'autre il tenait allumée la lampe ordinaire des mines. Actuellement, les ouvriers connaissent Timportanee d*une bonne lampe de sûreté ; ils savent s'en servir d*une mamère eonveniable; on doit donc leur rendre plus de justice. En effet , s*il se trouve encore quelque imprudent , on le reiicontre exclusivement parmi les jeunes mineurs, qui ne connaissent pas encore le danger. Mais si l'un d*em, quel que soit son but, veut dévisser l'enveloppe ou eensmettre quelqu'aulre imprudence, il en est presque Iock jours empêché par les plus âgés ; ceux-et ne lui permettent |
pas de eompromeltre la vie de tous ses compagnons.
36^ Diaposition^ et mrveUlanee qm rédament les mines à grisou.
Ainsi qu'on l'a déjà vu » l'attention du mineur dans la mines sujettes au gaz inflammable devra se porter principe* leraent sur trois objets :
1**. Le moteur d'aérage,*
2". La conduite du dourailt ventilateur ^
S"". L éclairage et tout ce qui peut déteriïkiner la eoin-< bu£tion d'un mélange explosif.
Ces trois points capitaux sont intimeibent liés; la nè^ gligence apportée dans les soins minutiedx réclamés pai* l'on d'eux rendrait les autres inutiles , et ils doivent être considérés comme entièrement solidaires les uns des autres. Les conditions relatives à Ces trois division^ sont leë suivantes : Le moteur déterminera un courant d'air soumis à une pression en rapport avec le nombre ei l'intensité des obstacle^ souterrains ^ et dont la masse sera toujours suffisante pour tioyer le gaz inflammable quel que soit le volume de son dégagement. Aussi sa forcé devra-t-elle être constamment supérieure aux exigeneed dli développement présumé des travaux ^ non-seuletnenl parce que ceux^^ci acquièrent souvent une étendue beau-* coup plus grande qu'on ne le supposait d'abord , ma!^ que dans certaines circonstances 4 par exemple, en caâ de dégagement subit de gaz inflammable, il est liécesdaird d'activer le courant et d'augmenter la massé d'air intro« dùite dans la mine<
L'exploitant évitera autant que possible les irrégularité» des galeries , les coudes et les étranglements susceptible^ de servir d'abri au gaz inflammable et de diminuer con-* sidérablement l'activité du courant* Il apportera des soins ikHflutieux à rentretien des voie^ où Taif circule; il fera réparer immédiatement les galeried éboulées; il en fera enlever les décombres et tout obstacle qui, tendant k interrompre le courant, détermine infailliblement un ac-' eident, ainsi que cela résnltei de nombreux faits de eette nature.
Il proscrira définitivement l'emploi des rideaux en toile, il s'assurera si les portes obturantes sdilt en bon éta(|
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si elles ferment bien ; si le guichet des portes r^ulatrices offre Touverture voulue; si toutes sont manœu* vrées d'une manière convenable, etc. , etc. Il se réservera la faculté d'augmenter ou de diminuer à vo* lonté la vitesse du courant total ou de chacune de ses diverses branches , afin d'en proportionner le volume à la quantité de gaz qui se dégage dans les divers points de la mine. Ainsi il rétrécira la section des ateliers d'arra* chement , afin que le courant , plus vif , soit propre à balayer le gaz et à Teptrainer avec lui ; il lui ouvrira simultanément deux ou trois galeries parallèles , afin d'augmenter son volume. Si , dans l'un des quartiers de la mine, le dégagement dtf grisou se fait en plus grande abondance que dans les autres, il se servira de portes régulatrices pour augmenter l'activité du courant. Si l'état atmosphérique indiqué p£^r le baromètre détermine l'invasion des gaz inflammables renfermés dans les anciennes excavations , il activera le courant ventilateur en donnant une plus grande vitesse au moteur d'aérage. Le maitre mineur ordonnera de fréquentes visites dans les voies de retour de l'air , afin d^ s'assurer de leur état de conservation ; il fera également vérifier l'état de l'air dans les ateliers d'arrachement , et ce ne sera qu'après avoir acquis la certitude de l'absence de tout danger qu'il permettra aux ouvriers de se rendre à leur poste.
Le mineur qui pourra craindre de venir en contact avec d'anciens travaux, et de causer ainsi une irrupu'on subite de gaz inflammable , fera précéder l'atelier d'arrachement d'un ou de deux coups de sonde dirigés du coté où il soupçonne Texistence d'anciennes excavations. Lorsque la sonde percera au vide , le trou sera bouché soigneusement avec une longue brociie de bois enfoncée à refus et garnie de terre glaise. Il prendra les plus grandes précautions aux
approches des crains y des failles et des brouillages, origine de dégagements si abondants de gaz inflammable. Il aura soin de faire balayer el arroser les galeries dont le sol trop sec serait recouvert d'une grande quantité de poussières y car celles-ci, soulevées par le choc des explosions ^ aveuglent les ouvriers ^ les empêchent de se diriger dans leur retraite et leur font quelquefois autant de mal que Texplosion elle-même.
Il est facile de comprendre que les coups de mine doivent être proscrits si Tatmosphère de la galerie où Ton travaille n*est pas dans un grand état âe pureté , car la quantité de gaz fùt-elle insuffisante pour former un mélange détonnant , elle peut cependant communiquer avec une autre cavité où l'atmosphère soit explosive ; alors l'inflammation du premier mélange, semblable à une mèche, propagerait l'incendie et déterminerait une explosion dans une antre partie de la mine.
On a vu quelles sont les précautions nécesfbires dans la construction et l'emploi des appareils d'éclairage , qui du reste , fussent-ils parfaits , ne dispensent en aucune manière des soins à apporter dans la ventilation.
Les mesures de sûreté et de prudence suggérées au mineur par l'état des lieux et les circonstances contribue* ront à diminuer le nombre des explosions , mais ne les anéantiront jamais complètement , au moins dans l'état actuel de la science; car rien encore ne^arantit des chances d'une irruption soudaine des gaz que renferme une cavité ou d'anciens travaux , d'où ils s'échappent subitement pour inonder Tatmosphère au milieu de laquelle brûlent les appareils d'éclairage. Il ne reste donc qu'à disposer les choses de façon à atténuer , sinon à prévenir entièrement les' effets désastreux des explosions, en fournissant aux ouvriers les moyens de se retirer et à préparer de prompts secours en cas d'accident.
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