‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 3)Chapitre 90 sur 193 · Pénétrer d^ns, une mine après un coup de feu · texte numérisé non relu

Pénétrer d^ns, une mine après un coup de feu

Les moyens employés pour parvenir aux ouvriers abao* donnés dans la mine en proie à l'asphyxie varient suivant

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les etreonslances locales et rinspiralion du moment; on oe peut établir aocane règle fixe è cet égard , ec tout ce qu'on peut dire se réduit à bien peu de chose.

Le mineur portera d'abord son attention sur le moteur de la ventilation; s'il consiste en un appareil mécanique, il lui Cera imprimer une grande vitesse afin d'extraire le plus grand volume possible de gaz irrespirables. Si le foyer , analogue è ceux d'Anzin , est exempt de toute eom* tnunieation avec la voie de retour de l'air, il en activera la eombusUon. Mais il y aurait de l'imprudence è agir de même s'il était alimenté avec l'air provenant des travaux ; il faudrait, au contraire, leteindre et se priver de son secours dans la crainte qu'il ne donnât lieu à une seconde explosion* La seule ressource qui reste alors est d'employer le procédé usité quelquefois en Angleterre , c'est-à-dire de provoquer, dans le puits d'entrée, la chute d'un courant d'eau afin d'y introduire un certain volume d'air. Le moteur remis en activité, il est possible de rentrer dans la mine en agissant avec précaution et en s'assurant que le courant ventilateur n'est pas intercepté par des éboulements dans les voies générales, circonstance heureoseuient fon rare , puisque , la plupart du temps ^ l'air peut encore circuler entre le sommet de l'éboulé* ment ei le faite de l'excavation d'où proviennent les dénombres. Quoi qu'il en soit, on tourne l'obstacle, si possible, sinon on se bâte de le percer et de se frayer un oliemio ^ heureux si l'opération se fait avec asseï de promptitude pour que les ouvriers retenus en arrière ne soient pas entièrement asphyxiés lorsqu'on parvient à les atteindre. Alors on s'avance dans la direction du courant en s'efforçant de remettre successivement en place toutes les portes et les cloisons renversées par l'explosion.

Toutes œs opérations difficiles et dangereuses exigent,

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de la part des hommes qui s'en chargent volontairemene , la parfaite connaissance des lieux, du sang^froid et one grande intrépidité. Pour quiconque n'a pas vu de près les ouvriers mineurs occupés au sauvetage de leurs compagnons, il est impossible de se faire une idée de l'activité, ëo dévoùment et du mépris de tout danger personnel qui animent en général cette classe de travailleurs ; chacun , dans ces circonstances , donne incessamment des preuves d'une bravoure d'autant plus méritoire que personne n'en est témoin et que le désir d'arracher son semblable à la mort en est le seul mobile.

369. Partes de sauvage usitées dans les mineg du Northumberland et de Durham.

M. Combes a donné le nom de porter de sauvetoge à certaines portes entièrement inutiles dans le cours ordi* naire de l'exploitation , mais dont le rôle important commence au moment où toutes les autres ont été détruites. Il en existe de deux espèces : les premières , inventées par M. Buddie (fig. 9 , pK XXIV), sont appelées porlei floi^ taiUe$ {Swing'door$) et sont placées entre deux portes prin* cipales. Construites fort légèrement en planches de sapin, elles sont suspendues par des gonds à la partie supérieure du cadre , où elles peuvent librement osciller à la manière d'un pendule. Ce cadre est entièrement renfermé dans une cavité pratiquée sur le pourtour de la galerie, de manière à ne présenter aucune partie saillante. La porte elle-mèoie , logée dans une retraite pratiquée au faite de la galerie,, est maintenue dans une situation horizontale par un crochet muni d'un manche auquel est adaptée une plaque àsaes large, ou plus simplement par un étançon vertical dis* posé comme l'indique la figure. Au moment de l'explo-

sioo^ le couraiU agit sur TéUii et Tabat , ou sur la plaque qui décrodie la porte; eelle-ei, mise en liberté , prend une position verticale et remplace, quoique imparfaitement, les portes ordinaires mises hors de service. Si une seconde eiqi^sion a lieu, la mobilité dont elle jouit la garantit de toute destruction , et enfin, en vertu de sa légèreté , elfe livre facilement passage aux ouvriers qui cherchent à sortir de la mine.

Les portes de sauvetage de la seconde espèce , appelées fortes digues (Dam doors), sont également placées entre deux portes principales. Elles sont construites avec une grande solidité, tournent également autour de la partie supérieure du cadre comme sur un axé horizontal ; mais , logées dans une cavité du faite, elles sont maintenues dans cette position au moyen d'un verrou dont l'extrémité s'engage dans un trou solide. Lorsqu'une explosion renverse les portes ordinaires, on dégage les portes digues^ qui, retombant sur le châssis, remplacent immédiatement celles qui sont détruites. La sailKe du cadre sur les parois doit être suffisante pour recevoir la porte et en former la battue , mais jamais assez pour donner prise au choc du courant produit de l'explosion.

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