Appareih de sauvetage
Lorsque l'exploitation se fait au moyen cTun seul puits dhrisé en deux compartiments dont la cloison a été fracassée ; lorsque Je courant est interrompu par des éboulements qui obstruent complètement les voies principales; enfin, lorsque le moteur d'aérage a été complètement détruit ou qu'il est impossible de rallumer le foyer d'aérage, on se trouve dans l'affreuse impossibilité de ne pouvoir délivrer les malheureuses victimes renfermées dans la mine ,
914 GHAPITH» Ml. «*- VUI% SIMSTlOtt.
61 l'on De possède les moyens de traverser raimosphère méphitique pour arriver au point où gisent les ouvriers*
L'instruelion pratique de 1824 eontiçntla description ( 1 ) de divers appareils proposés par M, Baillet pour pénétrer dans les lieux infestés d'aeide carbonique ou autres fai irrespirables. Ceux de (a première espèce conaistent en un tube respiratoire en toile enduite de gomme élastique » en taffetas ou en cuir , que Ton maintient ouvert en plaçant à Tintérieur un fil de fer contourné en spirale; Tune des extrémités , de forme évasée, aboutit au milieu de Tair exté* rieur ou dans une partie de la mine dont Tair est pur et respirable , tandis que l'autre extrémité, munie d'une embouchure t s applique sur la bouche ou sur le nez ; c*est ainsi qu'au moyen de valves, dont on verra la disposilioD oiaprès, on établit une communication entre le9 orgaoes respiratoires de Touvrier qui se hasarde dans les galeries infestées et l'air atmosphérique pur. Mais les frottemeiits du fluide contre les parois rendent l'aspiration fort pé* nible , même pour de courtes distances ^ elle devient fort difficile et quelquefois impossible lorsque le diamètre du tuyau étant de 0.0:^ mètre, sa longueur dépasse 35 i 50 mètres.
Les appareils de la seconde espèce sont des réservoirs à parois flexibles en cuir enduit de caoutchouc el remplis d'air comprimé au moyen d'un soufflet à soupape; un ouvrier les porte sur son dos comnie un havre-sac ou lea traîne après lui sur une petite voilure. Un tube flexible établit la communication entre le réservoir et les organes respiratoires. Ces appareils « d'après M. Boisse , ingénieur des mines de Carmaux , qui les a essayé^» ont l'ineonvénient d'être d'un volume en^arrassant ; de a'ètre pas imperméables;
Cl f AnnaUs 4a MiMs , \^. série , tonne X.
d^ m paFineture qu'avec peine Faspiration des dernières pariia^ d'air et de se détériorer promptement , ce qui , en pratique ji est fort grave, puisqu'on s'es^pose à les trouver hor^ d*état de servir au moment où Ton doit en faire usage. EU^Cq, contrairement aux prévisions de M. Baillet, non^ seulement Ti^ir expiré ne peut servir à lalimentation de la fl^^mme, mais encore le plus volumineux de ces appa* reils ne fournit à la respiration de Thomme et à la combustion de sa lampe que pendant un temps très-iimité, c'est-à-dire huit à neuf minutes pour le réservoir porté h dos d'homme , dont la contenance est d'environ 20 décimètres cubes j et trente-quatre minutes pour le sac placé sur qne voiture.
Depuis lontgtei^ps on avait proposé des réservoirs è parois métalliques , dans lesquels l'air aurait été fortement oomprimé; mais la difficulté était d'en régler l'écoulement 4 une manière uniforme et de le faire arriver à la lampe et à la bouche de l'ouvrier avec une pression assez rapprochée de la pression atmosphérique. Aussi cette idée est- elle restée stérile jusqu'au naornent où Ton a inventé l'iogénieux appareil destiné à régulariser récoulecoent du gaz portatif 4'éeUirage , consistant en un petit trou dont le diamètre ;mglOCin4jei a mesure que la pression intérieure diminue. Ue$ e^rm\ee^ de M. Boisse sur des réservoirs de cette «sp^ mii ejogagé M • (e directeur des ponts et ohausséea et des mines de France à en faire construire de cylindriques, en tôle, d'une longueur de 0.73 mètre sur un diamètre de 0.26 mètre, terminés à leurs deux extrémités par des Cottes sphériques« Leur capacité (3i litres) est telle qu'ils peuvent ecat^Eiir 1020 litres d'air, soumis à une pression de 30 atmosphères, quantité nécessaire pour fournir à la respiration d'un homme et à la combustion d'une lampe liepckiM t|De bei^re. La provision d'air que l'ouvrier porte
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ainsi sur son dos lui laisse la liberté de ses inouvements et lui permet de respirer assez longtemps pour pouvoir porter un secours efficace à ses compagnons en danger. La communication entre le réservoir et les organes respiratoires s*établit à l'aide d'un boyau construit comme ci-dessus, à Texception du masque , qui , au lieu de oouvrir le nez ou la bouche , couvre simultanément ces deux organes , la respiration étant ainsi moins gênée.
La figure 20 de la planche XXV représente le réservoir A à parois métalliques ; .
a, est le tube respiratoire flexible;
A, le tube destiné à conduire Tair à la lampe de sûreté ;
c, le masque couvrant le nez et la bouche, fixé à Faide de deux courroies qui enveloppent la tète du mineur.
Le tube métallique d , ajusté entre le masque et le boyau en cuir , contient (fig. 21 ) deux valves fort légères : l'une v, s'ouvrant de dehors en dedans, donne accès à Pair du réservoir \ l'autre t;^ placée dans une tubulure latérale, ne s'ouvre qu'en dehors pour donner issue à l'air expiré. Malheureusement ces appareils , dont on n'est appelé à se servir qu'à des époques fort écartées, sont difficiles à entretenir en bon é(at, et l'on peut craindre qu'ils ne fassent défaut au moment où l'on en a besoin. Il semble, en outre , qu'ils seraient de peu d'utilité s'il fallait séjourner dans la mine et y exécuter quelque travail de déblaiement ou autre opération exigeant un effort corporel (4).
( 1 ) Le gouvernement belge vient de mettre au concours une question relaUve à la recherche des procédés propres à pénéCrar dans les excavations des mines remplies d*air méphitique.
On pourra proposer remploi d*appareils portatifs destinés à subvenir à la respiration des mineurs et à la combustion des lampes. A ce sujet , les concurrents perfectionneront probablement ceux qui