Des incendies spontanés
L'embrasement se déclare après TexploitatioB des eoudies puissantes et lorsque les stratifications qui les recouvrent se sont éboulées. Pour trouver des moyens préventifs, il fallait rechercher les causes de ces incendies et se soustraine à leur influence. De nombreuses observations faites en Silésie, où beaucoup de couches sont sujettes à ces accidents, ont donné les résultats suivants.
Il n'y a possibilité d'inflammation spontanée que quand la couche se trouve sous l'influence de quelques drcon-*stances accessoires de gisement. Ainsi , aucun incendie n'est à craindre si le toit est formé de grès ou de eot^^lomérats grossiers^ si le chainp d'exploitation est voisin des affleuremenis, quelle que soit d'ailleurs la nature des stratifications de recouvrement. Au contraire , les couches exploitées à une notable profondeur et celles qui , tfudiqee
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assez rapprochées de la surface, ont leur toU formé d'ua çchîste tendre ou susceptible d'être ramolli par Tair humide, sont éminemment exposées aux embrasements spontanés. En eOet, la chaleur produite par la décomposition des houilles n'atteint un degré d'intensité suffisant qu'à condition d'être concentrée dans un espace à peu prés fermé, dans lequel les déperditions de chaleur soient peu sensibles. Si les bancs de recouvrement , composés de schistes tendres, s'affaissent en produisant peu de fissures, ils formeront, au-dessus de l'excavation , une couverture imperméable capable de s'opposer aux pertes de chaleur. Lt haute température due aux actions chimiques suffira pour embraser les houilles menues abandonnées dans les excavations et , à leur ditfaul , les schistes bif ummeux qui , quelquefois , composent le toit de la couche. Mais ceci ne suppose pas une clôture complètement hermétique ; car l'incendie s'éteindrait s'il n'était alimenté par l'air atmosphérique , et il faut que quelques parcelles de ce dernier affluent dans l'excavation , soit par des fissures latérales, soit par des galeries qui mettent la cavité en communication avec l'air frais du dehors. L'embrasement est favorisé par l'état de division auquel est réduite la houille contenue dans les cavités inha^ hiiées , par son état d'impureté et par les intercalatioDs schisteuses.
Si le toit est formé de stratifications solides qui , en s'éboulant, se brisent en fragments, les fissures qui en résultent mettront l'excavation en communication avec la surface , si toutefois le i^sement n'est pas a une trop grande profondeur j la chaleur, dégagée par la formation du gaz acide carbonique , s'échappera dans l'atmosphère pendant qu'une partie d'air frais pénétrera par d'autres fissures à travers i'éboulement. La température ne pourra s'élever et nul incendie oe sera k craindre dans ces circonstances»
Il en sera de même dans les champs d exploitation fort rapprochés des affleurements , parce qu'il se produira toujours des fissures dans le toit ; quelque faible que soit leur section , quelque minime qu'en soit le nombre , elles suffiront , dans de petites profondeurs , pour produire le même résultat.
On peut conclure de ce qui précède que les circonstances propres à favoriser les incendies souterrains dérivent :
1"*. De l'abandon des menus charbons dans les excavations ;
9^. Des éboulements des schistes du toit ;
S"". De l'absence de courant d'air ou plutôt d'une circulation peu active à travers les travaux abandonnés, ou
4<'. De la difficulté de clôturer hermétiquement un espace excavé.