HUILE
TOTAL
Mètres.
Francs.
Francs.
Centi"»«.
Kilog.
Centimet.
Centime-.
L'ouverture des galeries, travail toujours paye à Tunitc linéaire d'avancement , donne lieu à l'examen du prix de la journée pour lequel il convient d'agir , comme on vient de le voir , pour l'arrachement de la houille.
La surveillance du transport doit être basée sur des expériences préalables propres à fixer le nombre d'hectolitres ou de tonnes que le moteur peut conduire à cent mètres , eu égard à l'état des voies. L'effet utile de chaque ouvrier rouleur doit correspondre au résultat de l'expérience ; au* trement il est permis de conclure que les relais mal disposés engendrent des pertes de temps auxquelles il s'agit de porter remède. Un transport à forfait exige la recherche de la valeur des journées de chaque cal^orie d'ouvriers , pour la comparer avec les prix établis pour les autres catégories. Une augmentation dans les prix de revient du transport correspond à un accroissement des salaires ou du personnel. Ce dernier , ne pouvant être motive que par de plus grandes distances ou par la détérioration des voies, attirera nécessairement l'attention de l'exploitant.
Toutes les économies réalisables sur les objets de consommation doivent être tentées, sans préjudice toutefois de la sécurité des ouvriers. Pour les bois, une augmentation dans le prix de revient de rhectoUtre correspond à un abus, à moins que les roches encaissantes n'aient pris un caractère phis ébouleux qu'auparavant. C'est une circonstance dont il faut s'assurer. Quant à l'huile d'éclairage , la connaissance de la consommation par heure de travail de chaque catégorie d'ouvriers conduit à celle de la somme totale à dépenser, en sorte qu'il est facile de découvrir si une quantité, quelque minime qu'elle soit, de cette substance a été détournée de sa destination. Il en est de même des graisses préparées pour les vases de
ÉVALUATION DES MINES DE HOLiLLfe. 591^
li^ansport^ dont Tusage est en raison directe du nombre de wagons transportés et de la distance parcourue.
Ce qui précède suffit pour faire voir au lecteur la manière de s'y prendre quant à la surveillance sur la maind'œuvre et les consommations. De plus longs détails seraient inutiles et A>stidieux, puisque les opérations de contrôle, tant au jour qu'à l'intérieur ^ sont partout les mêmes.
97S. Evaluation du capital des mines de houille.
Ce calcul , très-délicat , est sujet à une multitude de chances d'erreurs; celles-ci proviennent de l'incertitude où se trouve l'exploitant chaîné d'établir la valeur d'une richesse minérale enfouie dans les entrailles de la terre et qu'il ne connaîtra bien qu'au moment où elle aura complètement ou partiellement disparu. Un semblable travail, pour avoir quelque exactitude , exige beaucoup de discernement et une étude approfondie de la localité ; car elle ne peut avoir lieu que par analogie , en prenant pour base les travaux exécutés antérieurement dans les terrains objets de l'exploration et dans les terrains limitrophes, ou des travaux de recherche, s'il s'agit dune mine nouvelle.
Le cubage de la houille supposée exister dans le périmètre de la concession ne peut avoir pour objet que les couches rencontrées par puits ou par galeries à travers bancs el dont le prolongement ne laisse aucun doute. Les stratifications que l'ingénieur présume se trouver audessous des points reconnus ne peuvent être prises en considération , parce que leur extraction éventuelle se lie à des travaux futurs dont il est impossible d'apprécier les difficultés. Enfin , la puissance totale de la houille sur laquelle il est permis de compter est une moyenne des observations faites en divers points de la surface.
39$ CHAPITRE Vil, — Vlil*. SECTION.
Quant aux concessions isolées dans des districts peu oa point explorés , on ne peut considérer comnae réellement acquises que les couches reconnues , et cela seulement pour la surface sous laquelle a eu lieu la recherche par sondages, par puits ou par galeries. Cette restriction diminue considérablement l'importance des résultats.
L'explorateur examine attentivement l'état des couche^ sous le rapport de leur composition , de leur régularité çl des ciroonstances propres à déterminer le volume do houille résultant de l'exploitation d'une surface donnée. Les dislocations du terrain attirent son attention; il leur ftiît une large part dans ses appréciations , tant pour le« pertes de houille que pour les percements coûteux dont ces parties stériles doivent être l'objet.
Il s'assure des qualités de la houille : si elle est naaigre, demi'grasse ou grasse et propre à la fabrication du coke ; il en recherche la valeur vénale , l'état de pureté plua ou moins satisfaisant et les proportions de gros et de menu» Le gisement eontient-il des charbons de deux espaces 7 ii en constate les qualités relatives.
L'explorateur s'enquiert des volumes de houille qui potir* ront être annuellement livrés à la vente , eu égard aux exploitations voisines , à la consommation locale et aux besoins de l'exportation ; si une rivière, un canal , une routa ou un chemin de fer peuvent favoriser le transport du com^ bustible ; il en tient bonne note. Il agit de même fi l'avenir fait espérer l'augmentation du débit , ou s'il peut craindre, au oontraire , que ce débit ne diminue ou ne reate station* naire. Si , avec la possibilité d'établir un grand nombre de sièges d'exploitation , il peut prévoir , pour un temps pluff ou moins éloigné , un accroissement dans les besoini de combustible , résultat du développement de l'industrie ou des exportations , il peut alors compter sur des bém^fim