‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles;Chapitre 284 sur 324 · De h botissole à pied · texte numérisé non relu

De h botissole à pied

Cet instrument, appliqué à la mesure des angles de direction , est fondé sur la propriété de l'aiguille aimantée. Celle-ci , dont la direction vers un point voisin des pôles de la terre est constante , détermine la position d'un plan vertical fixe auquel se rapportent toutes les directions partielles des galeries. La boussole ordinaire (fig. 5 et 6, pt. LXXV) est formée d'une boite carrée en bois JB contenant un limbe C attenté mat , afin d'éviter la réverbération de la lumière et de faciliter ainsi la lecture des degrés. Le diamètre du limbe est de 0.12 & 0.15 mètre; la circonférence en est divisée en degrés et quelquefois en demi-degrés. La division en 360 est la plus usitée; mais il est plus commode d'employer la division décimale en 400 degrés, quand ce ne serait que pour pouvoir reconnaître immédiatement dans quel quart de cercle se trouve l'aiguille au moment de l'observation. Un pivot fixé au centre du limbe reçoit une aiguille aimantée ntn, mobile, convenablement équilibrée et dont on a eu le soin de bleuir l'extrémité septentrionale n, en laissant blanche la partie opposée m, qui se dirige vers le sud.

430 CHAPITRE Yttl. — • I"*. SECTION.

hà dÈÊfpè ebnN|ue oiénagét veri le eenirt (S ) ^de frtivité de Taigoilie Contient une parcelle de eonMlkiei d'agrite^ de grenat ou mieux de ealcédoioe. Le poli doat 0fâ pierre» sont suteepttblea atténue lea froMenaenU et caipécfae l'aiguiUe de devenir paresseuê^. Le deaaiia de la boite est pereé d'une ouverture eireulaire feraaée à faide d'uiii verre I celui-ci est maintenu en place par un anneaa de métal d d faisant ressort contre les parois. Pour es^pè* cher Taiguille de se détériorer pendant les fréquents changements de place auxquels est exposé rinstrument, il suffit d*en prévenir les oscillations en soulevant une tige d'arrêt e, à Taide d'une petite vis f dont la tête se trouve au-dessous ou au-dessus de la boite; un disque, fixé à rextréaiité de la tige , enveloppe le pivot , et quelques tours de vis^ formant la cbappe à s'élever, appliquent l'aiguille contre la glace» En desserrant la vis, l'aiguille reprend si liberté et se place dans le méridien magnétique.

Sur l'un des côtés de la boite est installée. une lunette ou une alidade jf A, à laquelle est attaché un demi-cercle en laiton ii, divisé en deux fois 90 degrés, & partir dp poittt marqué par le fil à plomb , lorsque le diamètre est de niveau. Ces deux objets, solidaires l'un de l'autre, peuvent se mouvoir simultanément , mais seulement suivant un plan vertical. Enfin, une aiguille i, libre à son point de suspension ^ c'e8t4Niire au centre du cercle, joue le rôle de fil à plomb. Lorsque le rayon visuel, dirigé par la lunette ou l'alidade, est horizontal, l'aiguille se place sur le 0 du demi-cercle ; lorsqu'il s'abaisse ou s'élève, l'aiguille indique le nombre de degrés compris par l'angle d'inclinaison du sol de la galerie.

(îj L'aliractioa magnétique force, dans nos climats, la pârtfe nord de l^ftittillle li â*ineliAer vers Thorlzon. Pour réàster i cette tendance, il convient d^aaioaiter le poids de sa partie MiadM.

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y*) le nej^téftiicent les deux etlrémitëé de ralidUilë ; dMfoiM d'iAles est pereée de devt trous : l'un , fbrt petit Cl rond} l'Mtre, earré avec deui fiis en etôh. Cette di^' pbMdoti permet de diriger à volonté le ra|on visuel èrf avtM on en arrière sans retourner la boussole.

Vue daoiHe o attachée i la botte sert à fixer eetlé ieraièré aor im trépied de faible hauteur, afin de pouvoir matalier finstrument dans les plus petites galeries. tJn getiod permei ée rantener la boussole dans un plan horizontal;

La notaiiob de la boussole est essentielle à observer^ ear elle se fait de deux ntanières. La ligne JY S (N&nl , Sud ) i tracée sur le limbe parallèlement ft l*ffxe opikfm dé Falidade ou de la lunette, est recoupée à angle droit par une autre ligne indiquant Test et l'ouest du méridien magnétique, lâi l'observateur tient la boussole en plaçant le point S eontre sa poitrine et le point N en avant, E pourra ae trouver à la droite et 0 à la gauche ; alors les d^és comptés en marchant du nord à l'est , puis au sud et. à Touest, c'est-à-dire suivant la marche du soleil , constituent la notatwn directe. Mais si le point E se trouve à gauche et O à droite , c'est-à-dire s'ils sont placés en sens inverse de la position réelle des points cardinaux, et si l'accrolssoment du nombre des degrés a lieu de droite à gauche , la notation est inverse.

Le sens de la graduation n'influe en rien sur l'exactitude ou la promptitude des opérations , car l'invention de la notation inverse n'a eu d^autre objet que d'obtenir directement et à première vue la désignation des directions cherchées. Par exemple, si, dans une boussole annotée directement, l'aiguille indique 320 degrés à l'ouest du méridien liingnétiqoe, la vraie direction sera le complément k 360, pulre le renversement du point cardinal , et l'opérateur devra lire W k l'est, eonune oela arrive par l'eSéi de la aïo-

tation invers6é II est facile de se rendre compte de cette anomalie : Taiguille aimantée restant toujours dans le plaa du méridien magnétique pendant les différentes évolution» auxquelles est soumis le limbe gradué, les notations indi^ quées ne sont pas l'expression de la place qu'elle oocupe t mais bien de la valeur de l'angle du méridien et de la direction cherchée ; or, que l'origine de la numération soit le point JV ou l'extrémité bleue de l'aiguille, c'est une dreon-'. stance indifférente , si toutefois l'observateur attribue à celle-ci ce qu'indique le premier , c'est-à-dire 360* ou 400* , et au point JV le nombre de degrés de l'aiguille* Tels sont les motifs de la commodité de l'inversion.

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