‹ Traité de l'expression musicaleChapitre 26 sur 63 · Voyez page 70 : De la Note finale des rlujlhmes · texte numérisé non relu

Voyez page 70 : De la Note finale des rlujlhmes

Dans les morceaux d'un mouvement vif, il faudrait se garder de faire des incises, sous prétexte qu'il y a rupture de marche, car cela en rendrait l'exécution boiteuse; dans ce genre de morceaux, c'est l'accent métrique qui doit dominer.

Ainsi le passage suivant de l'Invitation à la valse :

Weder. Invitation.

serait détestable comme suit :

Il en est de même de l'exemple suivant qui doit être exécuté comme suit : Beethoven. 4e Valse.

Dans cet exemple, l'accent rhylhmique coïncide toujours avec l'accent métrique, avec la première note de la mesure, excepté sur la tierce fa $ la de la 4e mesure, qui prend accent quoiqu'elle ne commence pas une mesure. C'est parce qu'elle commence une suite de tierces formant un véritable guidon, un conduit mélodique. Ces notes peuvent être supprimées et le 2e l'hylhme commencer comme le premier'. Ainsi dans les morceaux vifs terminer une incise après chaque première note de la mesure, sous prétexte qu'elle arrive par degré conjoint et qu'elle est suivie d'une autre arrivant par degré disjoint, serait absurde. Jouer comme suit est du plus mauvais goût :

Mauvais.

Mauvais.

Mauvais.

En outre, en faisant des incises après rupture de marche, il faut aussi considérer le passage qui précède.

Dans l'exemple suivant :

Mozart.

on ne donnera pas d'accent au do de la Iroisième mesure, quoiqu'il arrive par degré disjoint, parce qu'il se trouve dans le 2e rhythme servant de psndant au premier qui, n'ayant pas d'incise sur la lrenote de la lre mesure, n'en demande pas non plus dans le 2e rhythme.

{■. Voyez page. 63.

Quand la rupture n'a lieu qu'à la fin d'un rhythme, il faut de même éviter de faire incise. Exemple :

imm^Êm^^E^mm^^mmm^

Il serait ridicule de donner un accent au si de la 2e mesure, aux fa jf de la 3e et de la 6e mesure, sous prétexte qu'ils arrivent par degré disjoint.

7° Après la première note succédant à un trait ou gruppetto : 1) si elle a une plus grande valeur; 2) si elle est la même que celle qui lui succède; 3) si elle a une égale valeur; A) si elle est suivie d'une note arrivant par un grand saut; 5) si elle est suivie par un accord ou plusieurs parties.

Beethoven. Sonate pathétique.

H. Herz. La Belle Créole. Op. 217.

— ife;-

saalpilMs

; i i-ffp.—i-gp-F-»-

Mauvais.

Nous avons vu, page 51, que la dernière note d'un groupe doit, pour apporter à l'oreille l'impression d'un repos plus ou moins complet, tomber au commencement d'un temps ou d'une fraction de temps. Les traits ont donc toujours une tendance à se résoudre sur la lre partie du temps ou fraction de temps ou sur une grande valeur. Ainsi une croche après une suite de doubles croches, une double croche après une suite de triples croches, etc., offrent un repos, c'est-à-dire sont susceptibles de terminer une incise.

Mozart. Sonate en la ,5e Far.

Le besoin de se résoudre, de finir sur une plus grande valeur est si impérieux, surtout si la dernière note du trait est une sensible, que souvent les simples traits de broderie, d'embellissement se terminent sur les notes du chant et leur ôtent ainsi de leur force. (Voyez la Traviata, Fantaisie par Ascher; le Miserere du Trouvère, par Prudent.)

8° Sur un groupe de notes pouvant être supprimées, ayant une existence, un rôle à part comme imitation, écho ou remplissage:

Mozart 1^"

%—S-L-lLè-

au lieu de:

ta ' > J.JJJ,

Mozart.

îfcq =

Écho.

au lieu de :

9° Après la note qui précède un guidon ou conduit mélodique '. Exemple:

Mozart.

Andante. +

"^ Guidon. ~3

Mozart. Sonate en la.

Adagio.

Si

* Guidon. -^~

Ce qu'il y a de remarquable dans ces exemples, c'est que le guidon a besoin de se résoudre et finit après la première note du chant, laquelle, quoique formant ellipse, devient faible et cède toute la force à la suivante.

10° A la fin d'une phrase, d'une période, on détache les notes ayant une égale valeur et qui exceptionnellement marchent par degré conjoint ascendant ou descendant. (Voyez Accent pathétique.)

Mozart. Sonate en ré.

Allegro

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