‹ Traité de l'expression musicaleChapitre 25 sur 63 · Voyez Accent métrique, « Répétition temporale •, page · texte numérisé non relu

Voyez Accent métrique, « Répétition temporale •, page

légitimité. (Voyez les mesures 24, 26, 27 et 28 de l'Adagio de la Sonate pathétique et le passage de Stradella, pages 24 et 70.) Le passage suivant

lfef=i£fe£

doit être exécuté de cette manière avec 3 articulations :

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L'exemple que nous avons cité, page 55, Sonate en fa, de Mozart, devrait donc, d'après les principes que nous venons de poser, être exécuté comme suit1 :

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±ï3iï^mm±mîi±£m

5° Quand la 2° note de la mesure ou du temps est exceptionnellement la même que la première avec valeur supérieure ou égale. Cette règle doit surtout être observée quand le rhythme commence sur le dernier temps de la mesure.

Cet accent est si énergique, que les chanteurs lui sacrifient plutôt le sens grammatical, comme dans la Lucie. ( Voyez page 81.)

Lucie de Lammermoor. IS'orma.

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-^^^^^mm

Lucie.

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ft=^

(Voyez aussi la première mesure de la Marseillaise.) D'après ce principe, le passage suivant tiré de la Pluie de perles, d'Osborne :

fe^sS] d

doit être exécuté e cetle manière:

fer=è=pï

Ici se présente une difficulté véritable. La note répétée pourrait bien être finale d'un rhythme féminin ou d'une incise ; dans ce cas, loin de prendre de la force, cette deuxième note serait faible *. Exemple :

fa fa au lieu de sol fa. la la au lieu de si (7 la.

tr-~2 — PjHT:^F=^=Fr^:::H^T^==g^

Dans cet exemple, le deuxième /a de la 2° mesure, le deuxième la de la 6° sont évidemment finales d'un rhythme féminin,, par conséquent ces notes ne prennent pas d'accent; au

<l. Bien entendu, ces virgules n'indiquent qu'une chute, qu'une flexion, qu'un repos relatif: elles ne demandent ni mouvement du poignet, ni respiration, etc. 2. Voyez page 70.

contraire, elles sont faibles et doivent être liées à la note précédente, qui est une espèce d'anticipation, car elle pourrait être remplacée par la note diatonique supérieure, ou supprimée comme dans la 4e mesure1.

^t^g^ai^g^fpgf^ag^s^B

Dans cet exemple, le deuxième la de la lre mesure, le deuxième so^dela 3e, le deuxième do de la 5e et le deuxième si de la 7e mesure peuvent être considérés comme commençant une incise, et, par conséquent, ils seraient forts quoiqu'ils tombent sur une partie faible du temps; dans ce cas, la note qui précède la note répétée serait faible et perdrait de sa valeur.

Néanmoins la répétition, se présentant ici avec persistance, n'est nullement exceptionnelle et ne devrait être accentuée que si le morceau était exécuté dans un mouvement lent. Dans un mouvement vif, cette accentuation rendrait le passage boiteux, désagréable.

Si la première phrase de cet exemple commençait sur la deuxième moitié du premier temps, alors il n'y aurait plus d'hésitation. Exemple :

y l — s — fr^ -

mH-frh

— g 1 — UJ

Dans les mesures à 3 temps, le 2e temps, avec une seule note par temps, est fort quand il est répétition. 11 prend presque la forme d'une syncope. Aussi n:hésiterions-nous pas à donner de l'accent au 2e la de la lre mesure, au 2e sol delà deuxième, de la phrase suivante, quand même il y aurait une syllabe faible sous ces notes:

Mozart.

iÊEÈEEÈË

De même le 3e temps ou tiers de temps est fort, s'il est répétition avec une seule note pour le temps. Exemple :

Meyerbeer. L'Africaine.

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6° Quand il y a rupture dans la marche, surtout sur la 2e note de la mesure ou du temps. Ainsi une note arrivant par un grand intervalle ou grand saut après une suite de notes ayant marché par degré conjoint peut être considérée comme initiale et recevoir l'accent:

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