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(Voyez l'Introduction de X Invitation à la valse, et l'exemple de Rossini, page 103.)
La note voisine aiguë prend surtout un accent très-énergique quand elle est répétée plusieurs fois consécutivement:
Rossini. G. Tell.
Meyerbeer. Robert.
Donizetti. Lucia.
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Dans ce cas, l'accent pathétique devient réellement emphatique. Il a quelque chose de douloureux, d'oppressé, de suffoqué. Du reste, il y a plusieurs cas où l'accent pathétique prend un caractère emphatique. Les principaux sont :
4° Quand la répétition temporale se présente exceptionnellement plusieurs fois de suite:
Stradella. (Voyez page 104.
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2° Quand la pénultième d'un rhythme féminin est une note voisine (/rave ou ai#?«ë chromatique:
Bellini. Norma.
Rossini. G. Tell.
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3° Quand les temps ternaires contiennent plusieurs fois de suite un silence sur le 1er tiers du temps :
Field. 5e Nocturne. Beethoven. La Molinara, 4° Variation.
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Nous sommes convaincu que le nom de sottpiV qu'on donne en France au silence d'une noire tire son origine de l'effet que produisent ces coupes.
§ 3. Exceptions tonales et modales.
Toute note chromatique, c'est-à-dire étrangère à la gamme et au mode dans lesquels la mélodie est construite, est forte : 1° si elle a une grande valeur; 2° si, avec une grande valeur, elle est note voisine grave ou aiguë, ou simplement note aiguë ; 3° si elle est pénultième d'un rhythme1.
Boïeldieu. Dame blanche. Rossini. G. Tell.
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Niedermeyer. Marie Stuart.
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Fotaine aiguë et grave.
Adieu donc beau pays, mes a - m ours.
Bellini,
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Auber. Fra Diavolo.
Meyerbeer. Africaine.
Les notes chromatiques à petite valeur qui se trouvent dans un trait, soit en forme de gamme, soit en arpège, ne prennent pas d'accents.
Toute note ou tout passage qui détermine un déplacement de la tonique ou un changement de mode exige accent. Chaque modulation ne pouvant avoir lieu qu'en introduisant soit dans le chant, soit dans l'accompagnement, pour le moins un dièse ou un bémol nouveau, est comprise dans ce paragraphe. Néanmoins nous allons lui consacrer quelques remarques spéciales2.
1. 11 est évident que les | et }? nécessaires pour obtenir la parfaite symétrie dans les progressions mélodiques ne prennent pas d'accent, n'étant pas pathétiques. Il en est de même de la note voisine grave dièsée: c'est une note euphémique.
2. Voyez nos Exercices de piano (page 65), chapitre des Modulations.
Moduler, c'est changer la Ionique ou le mode, ouïes deux à la fois; c'est enlever aux notes leurs fonctions pour leur en imposer d'autres; c'est leur donner un autre point d'appui, un autre centre d'attraction, en un mot, c'est étonner le sentiment, c'est-à-dire le frustrer des notes qu'il désire, qui satisferaient sa logique, pour lui en imposer d'autres. Évidemment celte substitution n'a pas lieu sans lutte: une tonique est une souveraine et ne se laisse pas détrôner sans combat. Le sentiment ne cède à l'attraction de la nouvelle tonique, qu'après lui avoir d'abord opposé une certaine résistance. Avant tout, il cherche à se cramponner à la tonique initiale et ne l'abandonne que subjugué et entraîné, bon gré mal gré, dans l'orbite de la tonique nouvelle'. Plus celle-ci est éloignée, c'est-à-dire plus la gamme qui succède à celle que l'on quitte amène de notes étrangères à la première, et plus la modulation exige d'efforts. Si la modulation est trop éloignée, si le changement est trop brusque, il faut, pour ainsi dire, violenter, abasourdir l'oreille et lui imposer, à force de sonorité, la nouvelle tonique.
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Sol mineur.
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majeur.
Ré majeur.
Field. 5° Nocturne
Modulation de si \> majeur en ré mineur.
Modulation de ré mineur en fa majeur.
Auber. Un Jour de bonheur.
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Beethoven. Adagio de la Sonate pathétique. MihVo\wfa'?.
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