‹ Traité de l'expression musicaleChapitre 44 sur 63 · IJ I J I · texte numérisé non relu

IJ I J I

Rossini. Guillaume Tell.

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accord de 7e avec quinte augmentée.

L'accord de 7e de dominante se présente parfois avec la quinte augmentée. Weber. Invitation Beethoven. Op. 13.

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Accord de 9e majeure et mineure.

Cet accord n'est que l'accord de 7e dominante, auquel on ajoute encore la tierce supé-

rieure, majeure ou mineure

E. Prudent. Lucie.

Le 1er accord de la 3e mesure (la \?, do, mi \>, la \) est évidemment mal écrit, il faul si |?j? au lieu de la kl.

Des retards harmoniques.

Nous avons vu, page 88, que toute note qui met obstacle à l'arrivée de celle que l'oreille

Jésire pour note de repos est forte.

Beethoven. Op. 27. ^^

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Le sol # de la 2e mesure, le la § de la 3e et le si de la 4e pourraient être supprimés; ce sont des retards, de véritables appoggiatures. Ils forment dissonance et exigent beaucoup de force, d'autant plus que ces notes sont en même temps pénultièmes d'un rhythme féminin. (Voyez pages 56 et 89.)

Chopin. Op. 6.

Beethoven.

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Dissonances '.

Nous avons dit, page 104, que toute modulation éloignée doit pour ainsi dire être imposée à l'oreille par une sonorité puissante. La même remarque s'applique aux dissonances ayant une grande durée. Plus une agglomération de notes offre d'éléments hétérogènes, plus elle est dure, dissonante, plus aussi elle exige de force, de vigueur dans l'attaque. L'oreille ne la subit que si elle lui est brutalement imposée. On dirait que nous avons besoin de perdre souvenance, d'être saisis, étourdis en un mot, pour l'accepter!

Mozart. Minuetto.

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<. Les dissonances résultent: 1° des renversements des accords de 7e et de 9e; 2° des altérations et des notes étrangères à l'accord; 3° des retards d'une ou de plusieurs notes; 4° des anticipations d'une ou de plusieurs notes; 5° de la pédale harmonique. Toutes les fois qu'un accord présente, dans ses renversements, des secondes majeures ou mineures — de tons ou de demi-tons — il est dissonant. La seconde est l'élément générateur des dissonances, comme la tierce l'est des consonnances.

Une des plus hardies et des plus belles dissonances que nous connaissions se trouve dans l'Adagio de la Sonate en ut # mineur de Beethoven. Quelle force, quelle sonorité il faut employer pour l'imposer à l'oreille!

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§ 5. Exercices pratiques.

Il ne faut jamais exécuter un morceau quelconque sans examiner, aussitôt après le déchiffrage, s'il ne renferme pas des éléments pathétiques, c'est-à-dire des notes exceptionnelles aux points de vue métrique, rhythmique, tonal-modal et harmonique : syncopes, valeurs exceptionnelles, grandes ou petites, répétitions, notes voisines aiguës ou graves, répétitions temporales, notes, intervalles ou accords chromatiques , notes aiguës, notes hautes remplaçant des notes graves , notes changeant la direction, la disposition du dessin rhythmique, retards ou appoggiatures , etc. L'élève doit indiquer les notes et passages susceptibles d'accentuation, mettre lui-même les signes: chevrons, points, virgules, les/, les s.f.,ff, les p,pp, etc., corriger enfin toutes les indications fautives.

L'accent pathétique doit être évité d'une manière absolue dans les morceaux d'un mouvement vif.

Dans les morceaux à mouvement lent et modéré, expressifs et passionnés, on doit l'employer, mais toujours avec sobriété et prudence. Rien de prétentieux comme l'exécution d'un morceau à contexture simple et uniforme surchargé d'accents pathétiques!

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