‹ Traité de l'hygiène publique d'après ses applications dans différents pays d'EuropeChapitre 3 sur 98 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

L'hygiène publique est une science peut-être plus empirique que les autres. La mise en pratique de vues théoriques a souvent donné des résultats tout à fait différents de ceux sur lesquels on comptait.

Ainsi, théoriquement, pour supprimer les inconvénients sanitaires (les gaz d'égout, la meilleure méthode était de clore hermétiquement les égouts. Cela fut fait et le résultat fut une production si grande de gaz d'égout qu'ils pénétraient dans les maisons, malgré les coupe-air. En outre, aux bouches d'égout il se formait des dépôts infects.

La pratique montra que, contrairement à la théorie, les meilleurs moyens pour supprimer ces inconvénients étaient une bonne et active ventilation, un lavage fréquent et abondant.

De même la théorie fait craindre que, dans le tout àl'égout, les excréments ne restent sous leur forme solide et ne s'accumulent ainsi dans les endroits où les égouts se déchargent.

La pratique a montré que les eaux d'égout, avec ou sans excréments humains, ont la même apparence et sensiblement la môme composition chimique.

Ainsi la théorie s'élève contre l'irrigation des champs par les eaux vannes sous le motif que les bactéries pathogènes contenues dans ces eaux et dispersées à la surface du sol produiront une propagation intense des maladies contagieuses.

La pratique a montré l'erreur de cette manière de voir ; il est mainlenant prouvé expérimentalement que l'irrigation est la méthode la

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