‹ Traité de l'hygiène publique d'après ses applications dans différents pays d'EuropeChapitre 62 sur 98 · lo · texte numérisé non relu

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Pour la rendre meilleure, tant pour sa couleur que pour la quantité d'azote qu'elle contient, on veut essayer dans un avenir prochain diverses méthodes de purification.

Il s'agit de considérer l'effet que produirait l'emploi de couches filtrantes plus épaisses, une filti-ation plus lente et une pression moindre. On propose aussi de purifier l'eau d'après la méthode de l'ingénieur Andersson de Londres, inventeur d'un appareil nommé revolving purifier. Celui-ci se compose d'un cylindre en tôle contenant une certaine quantité de tournure de fer. L'eau entre par un bout du cylindre; reste pendant quatre à cinq minutes en contact avec la tournure de fer; se déverse par l'autre bout du cylindre dans une rigole où elle s'imprègne d'air à l'aide d'une soufflerie; arrive dans un

' Analyse faite par Ekeiulalil à Stockholm.

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bassin où elle séjourne six à dix heures pour faire précipiter l'hydrate d'oxyde de fer; et passe enfin dans un filtre à sable ordinaire où sa purification sachève.

Cette méthode a pour effet de décomposer les substances organiques; à leur contact avec le fer, il se forme du carbonate ferrique qui exposé à l'air se décompose. L'hydrate d'oxyde de fer se précipite et se dépose au fond du bassin. Sous l'action prolongée de l'air, la décomposition des matières organiques se poursuit par l'effet de la réduction partielle de l'oxyde de fer et la formation du carbonate lequel est décomposé à son tour.

Ce système employé à Anvers et dans plusieurs autres villes n'augmente les frais de purification que de 1 fr. 80 pour 1,000 mètres cubes d'eau.

Une méthode très simple d'aérer l'eau est celle de l'ingénieur Sôderqvist d'IIelsingborg en Suède. Il fait écouler l'eau sur des écrans de tôle en forme d'ombrelles d'un diamètre de 1™,80. placés horizontalement à l'extrémité sii[)érieure des conduites verticales par où l'eau se déverse.

[^'ingénieur Hausen d'iïelsingfors a proposé de combiner le purificateur d'Andersson et les écrans de Sôderqvist, de telle sorte que l'insufflation de l'air devienne inutile.

Denrées alimentaires. — Le Gode d'hygiène oblige toutes les communes urbaines à établir « des règles particulières appropriées aux conditions et aux besoins locaux contenant non seulement des instructions pour la Commission de salubrité, mais encore des prescriptions relatives, à la surveillance des logements, à l'organisation de la voirie, aux industries nuisibles à la santé et en général à toutes les matières qui se rapportent à l'hygiène publique ».

De ce nombre incontestablement est le contrôle de la vente des denrées alimentaires.

llelsingfors ne possède pas encore de règlement spécial ; ce qui existe dans ce sens se borne à quelques règles générales prescrites par l'ordonnance de police du ;29 mars 1878 concernant la propreté dans le commerce des viandes et poissons.

Il est donc à désirer (ju'un règlement sanitaire complet soil établi pour régler le commerce des aliments d'une manière conforme à l'hygiène*.

Depuis 1889 la ville possède une nouvelle halle destinée à la vente des denrées alimentaires, mais les principaux marchés se tiennent encore à ciel ouvert sur les places publiques.

Le commerce est fait : par des paysans qui apportent eux-mêmes leurs marchandises au port ou au marché ; par des intermédiaires, revendeurs et revendeuses; par des hommes du métier, bouchers, charcutiers, jardiniers, etc.

Pour réglementer la vente du luiL, la délégation urbaine {StadsfuHniahtiyé)

' Le Conseil inuiiicipal dans sa séance du 3 décembre 1889 a décidé (jiie ces lé^^lements allaient être élaborés et (lu'uii Bureau d'Hygiène serait institué.

a adopté le 18 novembre 1889, des dispositions analogues à celles en vigueur en Suède.

Pour les boulangers, confiseurs, pâtissiers et charcutiers le Pre'fet, d'accord avec le Conseil échevinal, a établi, à titre de supplément au règlement de police d'Helsingfors, les règles suivantes :

I. — Le local où l'on travaille ainsi que les dépôts, magasins, corridors, antichantiJDres, etc., doivent être constamment tenus propres. A cet effet, les murs et les plafonds devront être peints à l'huile ou blanchis à la chaux chaque année et les planchers faits en matériaux tels qu'ils puissent se nettoyer facilement.

IL — On aura soin d'organiser dans tous ces locaux une ventilation suffisante.

IIL — Le personnel employé doit pendant le travail être toujours très propre et, dans les boulangeries et confiseries, porter des vêlements blancs susceptibles d'être lavés. Il en sera de même des tabliers dans les charcuteries.

IV. — Le local du travail, les lieux de dépôts et magasins ne pourront jamais servir à coucher; ils ne devront pas être situées sur le passage des logements d'ouvriers ni être en communication avec ces derniers.

V. — Tous les locaux désignés devront être à l'abri de l'air des égouts, des latrines ou autres influences nuisibles.

VI. — Tous les outils seront fréquemment nettoyés avec le plus grand soin et les ingrédients employés seront de première qualité.

VU. — S"il y a un évier dans le local, il sera l'objet de soins [)articulicrs ainsi que le plancher et les murs environnants.

Dispositions relatives au sol. — Nettoieme.nt. — Lus rues d'Helsingfors, à peu d'exception près, sont pavées de cailloux et cet état de choses ne peut guère changer, à moins que la ville ne prenne en mains l'entretien des rues qui est à la charge des propriétaires.

Les inconvénients de ce pavage au point de vue sanitaire sont nombreux ; la saleté s'introduit facilement dans les interstices inégaux des pavés, la poussière s'y accumule, s'élève au moindre souffle du vent et corrompt l'atmosphère, enfin, il est impossible de les nettoyer complètement par l'arrosage.

Le nettoiement des rues autour des maisons particulières est effectué par les propriétaires et celui des places publiques par les entrepreneurs aux frais de la ville.

Les balayures et les immondices des cours peuvent être déposées dans les latrines et les fosses à fumier ou dans des caisses à ordures installées à cet effet.

Leur évacuation n'est pas déterminée par le règlement, aussi de gros tas se remarquent parfois dans les cours. L'ordonnance de police de 1878 enjoint seulement de ne pas les accumuler en trop grande quantité, mais de les déposer petit à petit aux endroits désignés sur le territoire de la ville ou bien hors de la banlieue.

L'enlèvement des immondices doit se faire pendant la nuit, dans des voitures étanches. En été, une grande partie chargée sur des chalands couverts

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est emportée chez des cultivateurs qui ont passé un conti-at pour en disposer.

I.A CANALISATION. — Le svstème des égouts date de 1878. Il consiste en tuyaux de petit diamètre, les uns maçonnés en briques, les autres en poterie vernissée, conduisant les immondices à la mer.

On a peu fait pour leur ventilation et rien pour leur lavage ; de plus le choix peu convenable du lieu d'embouchure cause de grands désagréments et nécessite un changement prochain.

Pour l'établissement des tuyaux de drainage des maisons, les règlements nécessaires font également défaut, de même qu'il n'existe aucun contrôle pour en surveiller l'exécution et le fonctionnement.

Gomme pour toutes les branches de l'hygiène publique, on n'obtiendra des améliorations qu'en établissant un règlement sanitaire tel qu'il est prescrit parle Code d'hygiène et en instituant un Bureau d'hygiène.

Systkmkde likux d'aisances. — On n'a pas encore abandonné à Ilelsingfors le système primitif des fosses lixes. Les latrines sont établies en assez grand nombre dans les cours et généralement réunies à une écurie dont le fumier est déchargé dans les mêmes fosses. Celles-ci sont enfoncées dans la terre et les cabinets sont disposés dessus à une certaine hauteur.

Le règlement sur les bâtisses exige que la fosse soit étanche, c'est-à-dire maçonnée en ciment ou revêtue de planches fortement jointes et goudronnées en dedans. Elle doit être disposée de manière à pouvoir être vidée facilement et convenablement aérée, au moyen d'un tuyau d'évent montant jusqu'audessus du faîtage.

Dans les parties de la ville qui sont privées d'égouts, la môme fosse reçoit aussi les eaux vannes.

Les fosses d'aisances ne pouvant être maintenues élanches sont condamnables au point de vue sanitaire; à Ilelsingfors, elles sont en plus beaucoup trop spacieuses et répandent une très forte odeur ; c'est à elles surtout qu'il faut attribuer le mauvais air qui règne dans les habitations très serrées.

Dans quelques logements de personnes aisées, on fait généralement usage de closels qui reçoivent séparément les déjections solides et l'urine dans des récipients mobiles. Lorsqu'ils sont bien entretenus, ces appareils ne sont pas incommodants. Dans ces derniers temps, on a commencé aussi à se servir df closels à terre.

Dans le nouveau règlement projeté sur les bâtisses, les fosses fixes sont «léfcndues.

Ne connaissant pas le véritable état des choses, on a beaucoup hésité à employer les water-closets. Cependant, la Commission de salubrité s'étant prononcée d'une manière favoralde sur cette question, on peut espérer que ces appréhensions peu motivées (iniront par se dissiper.

Ecuries. — Jl n'existe dans les règlemenls en vigueur aucune disf)osilion

relative à la construction et à l'aménagement des écuries. Cette question attend une solution du prochain règlement local de la ville.

Abattoir. — Sur une place ouverte sur une baie de la mer se trouve un abattoir public, construit par une société privée, auquel se rattachent une triperie et une fonderie de suif.

Le bâtiment construit d'après le système des halles comprend deux grands abattoirs séparés par un échaudoir. Les intestins des animaux sont vidés dans un local à part attenant au bâtiment et de là transportés dans un endroit éloigné et couvert, hors du terrain de l'abattoir. Le fumier qui en résulte y est mélangé avec de la chaux.

L'abattoir construit en bois avec plancher d'asphalte repose sur des piliers et s'élève en partie au-dessus de l'eau. Des pompes y sont installées pour l'arrosage. Les planchers, pourvus de rigoles au milieu, sont inclinés vers la mer où l'eau de lavage s'écoule directement.

Sur le même terrain se trouve l'étable des animaux de boucherie, et plus loin la maison de l'inspecteur et des gens de service.

Bien que cet établissement soit encore défectueux, son existence n'en constitue pas moins un grand progrès dans l'intérêt de la salubrité publique.

Pour l'établissement des abattoirs, leur construction et leur contrôle, il n'existe pour le moment aucun règlement général, tout cela rentre dans le domaine du règlement spécial de la ville.

Le bétail n'est pas encore soumis non plus à l'inspection avant l'abatage; les viandes ne sont pas inspectées avant d'être livrées à la consommation.

Jusqu'à présent on a reconnu l'inutilité d'un marché aux bestiaux annexe à l'abattoir. Les animaux sont achetés dans les campagnes et conduits dans des fermes près de la ville, d'où on les emmène ensuite à l'abattoir.

Meslres préventives contre les maladies contagieuses. — Vaccination. — Le dépôt de vaccin, établi à Helsingfors, est dirigé par le médecin de la ville et la vaccination est placée sous la surveillance immédiate du Conseil médical.

L'inoculation s'accomplit par les soins du chef de chaque dépôt et de ses aides-vaccinateurs.

Le chef doit entretenir constamment du vaccin afin d'en fournir de suite aux communes de son district qui en feraient la demande.

Il doit instruire tous ceux qui le désirent dans l'art de pratiquer la vaccination, et leur délivrer au besbin une certificat d'aptitudes.

Des dispositions ont été prises récemment pour approvisionner le dépôt de vaccin animal.

Isolement. — Traitement des malades. — Les mesures appliquées actuellement pour combattre les maladies ne satisfont pas aux exigences actuelles.

L'hôpital de la ville ne contient que 30 lits et comme il faudrait en compter 1 par 1,000 habitants il s'ensuit que 60 lits ne seraient pas de trop.

Cet hôpital ouvert en 1886 renferme deux grandes salles de malades de 12 lits, une pour chaque sexe, et quatre autres pièces plus petites.

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La ventilation est établie soit au moyen d'ouvertures pratiquées directement dans la muraille, soit par des poêles à manteaux. L'air vicié est éloigné par une cheminée commune d'évacuation.

Ce système de communauté, pas plus que le placement des salles côte à côte, ne s'accorde avec les principes généraux à observer dans les constructions hospitalières.

Ces inconvénients sont atténués par la merveilleuse situation de l'établissement placé sur la montagne du côté de la mer, et par sa vaste étendue couvrant un espace de 38,000 mètres carrés.

A cet hôpital est annexé un bâtiment pour les communs et une buanderie.

La ville ne possède pas encore de voitures particulières pour le transport des malades contagieux.

Désinfection. — A l'extrémité des terrains de l'hôpital, la ville a fait bâtir en 1888 une maison de désinfection pourvue d'une étuve de la construction Schimmel de Chemnitz*.

La maison se compose d'un local de désinfection, divisé par une paroi mitoyenne, dans laquelle l'étuve est encastrée, de sorte que le côté par où sont introduit les vêtements infectés est complètement séparé de celui par où on les retire purifiés. La première de ces pièces communique aune chambre de bain pour le personnel de l'établissement.

La désinfection des maisons particulières est effectuée par la police de santé selon les instructions du médecin de la ville, mais une désinfection régulière et obligatoire n'a pas encore été introduite.

Dépôts moktuaires. — Lieux de séi'ULture. — Ilelsingfors ne possède pas de dépôts où les corps des personnes, décédées dans un local encombré, pourraient être transportés. Pour se conformer aux dispositions de la loi sanitaire, on songe à faire l'acquisition d'un terrain situé à 12 kilomètres de la ville pour y établir un nouveau cimetière.

L'autorisation d'établir un nouveau lieu de sépulture doit être demandée au Sénat. A la demande on joindra le j)lan du lieu indiquant la nature du sol, la distance des habitations les plus proches, l'écoulement des eaux et les puits voisins. Ces indications doivent être accompagnées d'une déclaration du médecin provincial relative à l'opportunité du choix de l'emplacement au point de vue de la santé publique (Circulaire du sénat du 15 avril 188G).

Phostitution. — Comme nous l'avons déjà fait remarquer la prostitution n'est pas du ressort de la Commission d'hygiène {Ilchovardsn'àinnd) mais dépend du Conseil médical {Mcdicinalshjrehen) et de la police administrative. Elle est surveillée par un bureau spécial comprenant une section médicale et une section de police. La première est représentée par le médecin inspecteur ; la seconde est sous la direction du commissaire de la police détective assisté de deux agents.

' Elle so rapproche du système Gencsle it Hersclier, de l'aiis

Voici les attriJDutions du commissaire:

Faire présenter au bureau de police un rapport sur les inspections :

Envoyer à l'hôpital ad hoc les femmes, qui à l'inspection auront été

reconnues atteintes ou suspectes d'une affection vénérienne ;

Inscrire, d'après un formulaire spécial, les femmes qui doivent être

soumises à l'inspection, rayer celles qui sont décédées, qui ont quitté la ville ou qui, donnant des garanties valables, déclarent renoncer à la prostitution ;

Dénoncer les femmes suspectes de libertinage, signaler les désordres des

femmes inscrites et faire amener au bureau celles qui ont négligé de se soumettre à l'inspection ou qui doivent subir une inspection extraordinaire ; en un mot tenir au complet un journal d'inspection;

— Remettre tous les trois mois au commissaire du district la liste des personnes inscrites au bureau avec l'indication de leur domicile;

— Remettre au médecin, les jours d'inspections, la liste des femmes à visiter.

Le médecin inspecteur, institué par le Conseil Médical, a pour obligation de lui présenter à la fin de chaque mois un rapport sur le nombre de femmes inscrites au bureau dans le courant du mois, celui des personnes malades ou suspectes de l'être, celui des personnes envoyées à l'hôpital, etc. Il ajoutera à ce rapport toutes les observations qui pourraient être de quelque importance pour la santé publique.

L'inspection a lieu une fois par semaine.

Bâtiments publics. — Hôpitaux. — Depuis une dizaine d'années, Helsingfors a vu s'élever un grand nombre d'édifices publics, écoles, hôpitaux, casernes, dans lesquels on s'est appliqué à tenir compte des nécessités hVeiéniques.

En s'efforcant d'approcher autant que possible de la perfection, on a souvent fait choix de systèmes trop comphqués surtout pour le chauffage et la ventilation.

Les bâtiments publics ont tous le grand avantage d'être bâtis sur de vastes terrains appropriés à leur destination. Plusieurs d'entre eux, le nouvel hôpital de chirurgie, la maison d'accouchement et l'hôpital de la ville, sont si favorablement situés que peu d'établissements de ce genre arriveraient à rivaliser avec eux. Ils sont tous trois bâtis sur un terrain granitique, dans un espace ouvert donnant sur la mer.

Le nouvel hôpital de chirurgie, qui fut ouvert enl888, s'élève à l'Ouest de la montagne de l'Observatoire, et occupe un espace de 21,000 mètres carrés. Il se compose de quatre pavillons de différentes grandeurs à deux étages chacun et d'un pavillon disolement, le tout contient 154 malades; à côté se trouvent les communs séparés des pavillons.

Deux des grands pavillons renferment à chaque étage deux salles de douze lits séparées par une vaste pièce qui sert de salle à manger et quatre cabinets à un lit; les deux pavillons plus petits ont quatre chambres.

Les pavillons communiquent entre eux par des corridors à deux étages.

Le pavillon d'isolement contient six pièces et quatorze lits.

Le plancher des chambres est un parquet ciré, en bois de chêne à petits

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carreaux ; celui des corridors et de la salle à manger, en asphalte, et c< lui du vestibule, en mo>aïque de pierres.

Le volume d'air est de oO mètres cubes pour chaque lit et l'aération de 7o mètres cubes par heure.

Dans l'hôpital construit en briques et enduit de plâtre, la ventilation s'opère d'après le système d'expulsion et d'aspiration. L'air frais qui entre par une tourelle ad hoc est attiré par un soufflet dans une chambre d'air qui se trouve au rez-de-chaussée et en est chassé par le même soufflet dans des tubes aboutissant aux salles.

En été, l'air introduit est filtré au travers de paravents de toile disposés en zigzags pour offrir une surface plus considérable que celle du tuyau d'appel ordinaire.

En hiver, l'air introduit est dirigé au-dessus d'une batterie de tuyaux à vapeur et ne pénètre dans les salles qu'à une tempe'rature d'environ -}- IT'^Cl.

La vitesse du courant d'air est de o à 6 mètres par seconde.

Indépendamment de l'air échaufl'é en vue de la ventilation, chaque pavillon a encore son système de chaufl^age à l'eau chaude.

L'eau est chaufl'ée à la vapeur qui sort d'une chaudière commune à l'hôpital, mais l'appareil destiné à chaque pavillon peut aussi être chaufl'é directement, indépendamment des autres. Lorsque le soufflet fonctionne, il n'est pas nécessaire d'échauffer la cheminée d'aspiration. Les deux systèmes peuvent ainsi être mis en jeu en dehors l'un de l'autre.

Les latrines sont installées avec des fosses mobiles et un écoulement à part pour les urines; les tinettes installées dans des voûtes particulières du rez-dechaussée sont posées dans une cage en maçonnerie hermétiquement fermée. Le plafond de cette cage est muni d'un tuyau d'aspiration d'environ 80 centimètres de diamètre qui monte jusqu'au-dessus du toit et dont l'air est échaufl'é au moyen d'une lampe à pétrole placée en dedans.

Entre la cuvette en fonte peinte en blanc et le siège de bois, il y a un interstice de 3 centimètres par lequel l'air est attiré en bas et arrive jusqu'aux tonneaux par le tuyau de chute pour s'échapper de là par le conduit indiqué plus haut.

Le cabinet a une fenêtre s'ouvrant à l'air frais. Chaque cuvette a son tuyau de chute. Le ^ystème a été reconnu satisfaisant.

L'hôpital possède un établissement de désinfection avec une étuve du système Schimmel.

La maison d'accouchement située au Sud, sur un plateau élevé pn' s de l'hôpital de chirurgie, occupe un terrain de 30,800 mèties. l-^lle se compose de (juatre pavillons détache's : l'un contient six chambres à un lit, deux aulns renferment à leurs extrémité une salle de huit à dix lits et au niilieu une pièce pour l'accouchement contenant trois lits ; le quatrième enlin, qui est un pavillon de réserve, n'a que deux chambres à cincj lits.

Dans les grandes salles la quantité d'air cr-t de oO mètres cubes par lit cl dans les petites de 73 : le renouvelUîment de l'air va jusqu'à 75 et \io mètres culics par lit et par heure.

Cet établissement se distingue des autres par la sinqdicilé et TLlIicaeité de

UVOlic.NK l'IULIQCE. 3."i

son système de chauffage et de ventilation : celle-ci s'établit au moyen de poêles à manteau et par aspiration. Les poêles, qui dans les grandes pièces sont placés par deux près du mur extérieur, ont un manteau de tôle ; dans les petites chambres ils sont en faïence.

L'air vicié sort par des tuyaux qui ont leur orifice dans différentes parties de la chambre, passent sous le plancher et se rejoignent dans une cheminée d'aspiration établie au milieu du mur intérieur, et chauffée au moyen d'un poêle à combustion lente ; sur le devant de la cheminée et faisant corps avec elle se trouve un poêle ordinaire, chauffé pendant l'hiver, dont le tuyau conducteur de la fumée transmet au premier la chaleur nécessaire.

Chacune des grandes salles ayant sa cheminée d'aspiration spéciale et sa ventilation est par conséquent indépendante des autres pièces.

La ventilation par les fenêtres a été l'objet d'une attention particulière; en outre, des ventouses de 40 centimètres de diamètre, se fermant par des clapets mobiles ont été pratiquées dans la muraille au-dessus et au-dessous de chaque croisée afin de faciliter dans les salles un renouvellement complet de lair.

Pour arriver à savoir d'une manière certaine si les matériaux de construction pouvaient influer sur le chauffage, la ventilation et les autres conditions sanitaires, trois pavillons ont été construits moitié en briques, moitié en poutres.

Depuis la construction de la maison d'accouchement en 1878, on n'a remarqué aucune différence notable à cet égard. Les salles en bois sont, à l'intérieur comme à l'extérieur, recouvertes de planches peintes à l'huile et celles en briques sont enduites de plâtre et peintes à l'huile à l'intérieur. Les planchers sont tous en bois de sapin.

Dans les pavillons ordinaires il y a des garde-robes à fosses mobiles. Les

Fig-. 207.— Garde-robe Huit (coupe verticale).

A, réccplaclc excrémentitiel ; — a. foyer; — b, grille ; pour lu fuméo ; — f, cheminée ; — l, ciîvelte pour l'urine ; 0, coavcrclc i n tôle.

Fig. 208. — Garde-robe Huit (vue en plan).

— c, cendrier ; — rf, porte du foyi r ; — e, luyau

— m, tuyau pour l'urine ; — n, siège en bois ; —

murs et le plancher sont revêtus de 'ciment et pourvus de ventilateurs. On trouve dans ces lieux d'aisances des réservoirs portatifs à fermeture hermé-

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tique qui servent à recevoir le contenu des bassins employés pour les personnes alitées; ces réservoirs, contenant environ i2o litres, sont vidés chaque jour.

Dans le pavillon de réserve il y a une sorte de garde-robe inventée par l'ingénieur C. Huit, au moyen de laquelle les excréments sont brûlés. Les figures ci-jointes représentent l'appareil.

Les faces internes et externes sont en tôle, l'espace compris entre les cylindres de tôle est rempli avec du mortier de ciment. L'urine a une voie d'écoulement à part.

Toutes les fois que l'appareil a été employé on y jette quelques bûchettes ou copeaux', lorsqu'il est plein on retire le siège de bois qu'on remplace par un couvercle de fer particulier, puis on met le feu ; en peu de temps le contenu est brûlé.

Ce genre de garde-robe étant à cause du foyer un peu plus haut que ceux dont on fait usage d'ordinaire, on y accède par quelques marches.

Habitatioxs ouvrières. — Depuis une trentaine d'années que les premières habitations d'ouvriers, la villa Lugnet, furent construites dans la rue de Lappvik, il en a été édifié de semblables en assez grand nombre dans différentes parties de la ville.

Vu l'absence de règlements relatifs à la construction, on n'a pas toujours tenu compte dans ces habitations des exigences de l'hygiène; la plupart sont des maisons de bois à deux étages divisées par des corridors.

Dans ces derniers temps on a élevé d'autres cités modèles sous le rapport de la salubrité. Parmi elles : le groupe appartenant à la Compagnie Arbelarene&i llelsingfors Bygnadsaliliebolag, constituée par des ouvriers et d'autres personnes intéressées à cette entreprise : et les bâtiments élevés par les associations Âliiu et Taimi composées exclusivement d'ouvriers.

Le premier de ces groupes, comprenant 20 maisons d'habitations, est situé entre les rues Griosviksgatan, Barnhemsgatan, Arbetaregatan et possède un terrain de \'2,o00 mètres carrés à proximité de la mer.

La disposition de ces bâtiments est indiquée sur le plan de la figure 209. Les maisons sont on bois de charpente à un seul étage et rcnfernicnl i à 6 logements composés d'une chambre avec cuisine disposés selon la figure 210. Il y a 98 logements dans le groupe.

L?s chambres sont chauiïées par des poêles de faïence munis de tuyaux d'e'vent pour la sortie de l'air vicié. L'air frais entre par les fenêtres, dont une vitre s'ouvre; il est défendu de la calfeutrer l'hiver.

Chaque logement est isolé, possède un escalier à part, un grenier, une (.'ave et un cabinet d'aisances. Ce dernier est une pièce voûtée placée dans le soubassement, il a son entrée au dehors et reçoit le j<nir par une petite fenêtre. Les déjections tombent dans une fosse mobile.

Ln gros tuyau d'appel monte du dessous du siège jus(iu'à la cheminée de la cuisine et se prolonge avec le conducteur de hi fumée au-dessus du toit. Il

' La tourbe doit aussi pouvoir rendre le niêine Service.

us

FL\LAx\DE

s'opère par ce moyen un tirage si actif que le cabinet ne dégage aucune odeur.

Chaque logement a son jardinet, une portion des places ouvertes a, ménagées entre les maisons. La variété des goûts et des cultures contribue à donner à l'ensemble un aspect singulièrement pittoresque. La compagnie a eu soin de faire planter des arbres dans chaque enclos.

Les buanderies et les boulangeries sont installées dans un bâtiment séparé b auprès duquel un endroit est réservé pour les délritus solides. Ce dépôt

Fig. 209. — Plan d'un groupe

de maisons ouvrières.

a. jardin; — b, buanderie et boulangerie

est trop grand et trop profond (défaut de construction très commun en Finlande), car les immondices peuvent y séjourner en trop grande quantité et le nettoyage est difficile.

Dans la cour, il y a des puisards pour les eaux ménagères avec une conduite à l'égout. Les premiers ont le défaut d'être trop larges et parfois trop rapprochés du soubassement.

Des postes d'eau alimentaire sont établis dans la cour.

Il n'existe pas encore de règlement légal fixant l'espace nécessaire pour chaque personne logée dans les habitations ouvrières, c'est la Commission de

HELSINGFORS

salubrité {Helsovàrds)iœmnd) qui décide à cet égard pour chaque cas particulier.

Suivant les statuts de la compagnie mentionnée ci-dessus, le même logement ne peut être habité par plus de sept personnes, à moins qu'elles n'appartiennent à la même famille, les enfants comptent comme les grandes personnes.

Chaque logement occupe un espace de 80 à 90 mètres cubes. La hauteur des chambres est de 2'". 90 et le prix de location est de 26 francs par mois.

Fig. 2IU. — Plan d'uno maison à ([iia'.re logements.

1, cuisines ; — 2. antichambres ; — 3, pièces dliubilation.

Un intendant habitant sur les lieux surveille le bon ordre et veille à la propreté.

Le contrôle régulier des autorités à l'égard des garnis n'existe pas non plus à Helsingfors. Cette question est une de celles qui, aux termes du Code d'hvgiène, devra être résolue par un règlement sanitaire spécial.

Depuis 1883, Helsingfors possède un asile de nuit jjour les ouvriers institué |)ar une société de bienfaisance. On peut y recevoir quarante-cinq personnes à la fuis.

Hv(;n':.\R: des f.vbrioles. — Les dispositions qui se rapportent à l'hygiène des fabriques se trouvent dans le Gode d'hygiène de 1879 et dans la nouvelle loi de 1889 concernant la protection des ouvriers dans les professions industrielles.

Le gouvernement a institué un comité chargé de rédiger un |)rojet pour la fondation d'une caisse pour les ouvriers, sur le modèle de celles d'Allemagne et d'Autriche.

En attendant, les ouvriers ont pris eux-mêmes des dispositions pour l'assistance mutuelle en fondant une Association ouvrière, une Société générale de consommation et une caisse commune pour les maladies et les enterrements.

Un grand nombre de fabricants ont de plus assuré leurs ouvriers contre les accidents.

Dans la nouvelle loi, la surveillance sanitaire des fabriques est donnée à des inspecteurs particuliers qui relèvent du Conseil des industries {Industristyrehen).

Ainsi l'une des branches les plus importantes de l'hygiène publique a été enlevée aux autorités médicales pour être confiée aux autorités purement techniques. On comprendra que cette solution n'est pas très heureuse.

Gomme le Conseil des industries ne compte dans son sein aucun hygiéniste, il deviendra nécessaire pour arriver à un résultat réel d'y faire entrer un médecin compétent qui puisse être chargé de la haute direction de la partie sanitaire.

Hygiène des écoles. — Pour la construction et la ventilation des bâtiments scolaires, le Sénat a donné des prescriptions dans une circulaire datée du 8 septembre 18o9.

Certaines dispositions se trouvent aussi dans le Gode d'hygiène de 1879, mais elles sont d'un caractère trop général pour donner de bons résultats.

Un concours a été ouvert pour connaître le mode le plus convenable pour la construction d'une école primaire de campagne,

La plupart des bâtiments d'écoles entretenus par l'État ont été construits à neuf dans le cours de ces dernières années et on y a satisfait aux exigences de l'hygiène même pour l'installation et l'ameublement des classes.

Pour que l'hygiène scolaire soit mise en pratique d'une manière efticace, il est de toute nécessité que le personnel enseignant possède des notions élémentaires dhygiène.

Les dispositions relatives au pouvoir des autorités sanitaires vis-à-vis des écoles, surtout en cas d'épidémie, font totalement défaut.

Le moyen le plus sûr de remédier à cet état de choses serait de confier la haute direction de cette partie de l'hygiène scolaire aux autorités de l'hygiène publique comme cela se pratique en Angleterre et en Belgique.

Aucun médecin spécial n'est attaché aux écoles de 1 Etat, mais dans les établissements privés créés dans ces derniers temps, et subventionnés par l'État, se trouve un médecin scolaire.

Plusieurs de ces nouvelles écoles sont instituées pour les élèves des deux sexes qui suivent les mêmes cours dans les mêmes classes jusqu'à l'Université.

La gymnastique est obligatoire dans toutes les écoles de Finlande et, dans quelques institutions privées, on enseigne l'hygiène aux élèves des deux plus hautes classes.

STATISTIQUE

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