‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité (volume 2)Chapitre 21 sur 106 · ACTE SÉMINAL · texte numérisé non relu

ACTE SÉMINAL

■nel de l'urèthre, et de ne nous occuper de lui que lorsque nous serons parvenus k l'ainener au dehors à travers tous les obstacles dont sa marche est semée.

Nous aurons donc à] examiner le sperme aux points de vue : 1° de sa sécrétion ; 2* de- son excrétion ; 3° de sa composition.

A. — Sécrétion du *pei-mB.

Le testicule est composé d'élémentâ tubulés qui se terminent tantdt en cul-de-sac, tantôt par des anastomoses des con- •duits entre eus. La disposition anatomique des conduite séminifères permet de penser que la sécrétion se fait dans toute ileur étendue, et que la quantité de cette sécrétion est trèsminime, si l'on a égard au petit volume de ces glandes, au mombre et à la ténuité des conduits séminifères, au peu de sang qu'y apportent les artères spermatiques où la circulation est ralentie, et à la louf^ueur et à l'étroitesse des canaux déférents. Celle quantité paraîtra encore plus faible, si l'on se rappelle que, chemin faisant, une foule de glandes viennent mélanger leurs produits à la liqueur tcsticulaire. Cependant la sécrétion spermatique est accrue dans certaines circonstances, comme, par exemple, sous l'influence des excitations vénériennes, de certains aliments ou de certaines substances.

L'appareil sécrétoire du testicule ne laisse aucun doute sur «a tendance à opérer un mélange intime du sperme ; sans parler des anastomoses qui s'établissent à l'eitrémîté des conduits, les canalicules contournés, lorsqu'ils sont arrivés à une ou deux lignes de distance du réseau du testicide, cesseni d'être flexueux; plusieurs s'unissent ensemble et formeni les canalicides séminifères droits, qui sont au nombre itc plus de vingt. Ces conduits s'anastomosent ensuite en réseau, et, en traversant l'albuginée, forment le réseau de

20 PHYSIOLOGIE DE l'eSPÈCE.

Haller où le sperme se mélange encore. De Textrémité supépieure du réseau de Haller partenf, à travers Talbuginée» des canalicules un peu moins nombreux que les canalicules droits ; on les nomme conduits spermatiques efférentSj et Ton en compte ordinairement neuf; chacun de ces canaux, en se contournant, forme un cône et va toujours en diminuant de calibre du côté de Tépididyme, sans présenter des valvules, comme le croyait Prochaska.

La force qui fait circuler le sperme dans cette partie du trajet qu'il doit parcourir ne peut être que la vis à iergo; car les parois des conduits n'offrent pas d'éléments susceptibles de contractions; il est également présumable qu'il y a, en même temps, un effet de capillarité, puisque le sperme chemine contre les lois de la pesanteur. Dans tous les cas, sa marche est excessivement lente, pour permettre, avant son émission, aux animalcules dont plus loin nous dirons l'origine, de parcourir toutes les phases de leur développement.

B. --Excrétion du sperme.

Je partagerai en deux étapes la route que parcourt le sperme depuis le testicule jusqu'au dehors. La première comprendra l'espace compris entre l'épididyme et les vésicules séminales, et la seconde depuis ces dernières jusqu'à la sortie de la liqueur prolifique par le canal de l'urèthre.

1" Pour se rendre du testicule dans les vésicules séminales, le sperme traverse l'épididyme et le canal déférent. Dans l'épididyme il parcourt des canaux flexueux, très-rapprocbés les uns des autres, et dont la longueur est quarante fois plus grande que celle de l'épididyme. Dans le canal déférent, qui fait suite à l'épididyme, le sperme ne parcourt plus qu'un conduit sans flexuosités, mais qui s'élève jusqu'à l'anneau inguinal, où il forme une anse, dont la convexité

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