‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité (volume 2)Chapitre 22 sur 106 · ACTE SÉMIRAL · texte numérisé non relu

ACTE SÉMIRAL

r^arde en haut ; puis il descend, en abandonnant la paroi antérieure du bassin, vers le bord latéral de la vessie ; se rapproche beaucoup, surtout à la partie postérieure de la prostate, de celui du cAté opposé, et finit par se jeter, presque verticalement, dans le bord interne de la vésicule séminale.

En parcourant le long trajet que je viens de décrire, le sperme rencontre à sa marche des obstacles multiples : c'est d'abord le réseau de Haller; plus loin, c'est l'épîdidyme avec ses mille fiesuosités ; plus loin encore, c'est le canal déférent dont la longueur est si considérable et le calibre si étroit que la viscosité du liquide y donne souvent naissance à des obstructions ; je montrerai plus tard avec quelle facilité les canaux de l'épididyme s^'oblitèrent sous l'influence de certaines maladies, oblitérations qui déterminent étalement alors la stérilité.

Pour vaincre les obstacles que je viens d'énumérer, la nature recourt k trois forces : 1* la capillarité ; 2" la vis d tergo, qui est tellement considérable, que, si h l'époque du rut, on lie le canal déférent, celui-ci se rompt au-dessous de la ligature ; 3° la force élastique des parois du conduit, dépendante d'une tunique musculeuse d'un jaune brunfltre, composée, d'après Leeuwenhoeck, J.-F. Meckel, Cowper, E.-H. Weber, Huschke, de fibres longitudinales et de fibres circulaires. D'après ce dernier auteur, ces fibres seraient surtout de nature élastique, et cette tunique devrait plutôt à son élasticité qu'à sa contractilité musculaire la propriété de contribuer h la propulsion du sperme.

D'autres forces secondaires contribuent encore à la marche du fluide prolifique, entre autres, les contractions alternatives du crémaster, le décubitus horizontal, les mouvements d'élévation et d'abaissement du testicule correspondant à la respiration, etc., etc.

2* La seconde étape, qui marque la fin du trajet que par-

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court le sperme pour arriver au dehors, est remplie par les^ vésicules séminales, les canaux éjaculateurs et le canal de- Turèthre, auxquels sont annexés la prostate, les glandes de- Méry ou de Cowper et les follicules de Littre.

Il importo ici de nous arrêter un instant à chacun de ces organes, et d'étudier leur mécanisme d'une manière toute spéciale.

Vésicules séminales. — Le rôle des vésicules séminales n'est pas le même pour tous les auteurs. Les uns en ont fait des tilandes, et les autres les ont considérées exclusivement comme les réservoirs du sperme.

Ceux qui ont soutenu que les vésicules séminales étaient des glandes sont : Th. Wharton, Dehorne, Swammerdam, Harder, Dam. Tauvry, R. Wagner; mais c'est à Hunter (1), surtout, que cette opinion doit son éclat. Les arguments sur lesquels il se fonde sont : l'' La présence dans les vésicules séminales d'un liquide différent de celui qui se trouve dans le canal spermatique; 2^ l'identité des liquides contenus dans les deux vésicules séminales d'un homme ayant depuis long* temps perdu un testicule; 8" l'existence, chez certains animaux, d'un conduit spécial de la vésicule, qui ne s'abouche pas avec le canal déférent; 4^ la présence de liquide dans les vésicules séminales de personnes faibles et de vieillards, et des autres individus après le coït; 5** enfin, une douleur testîculaire après des excitations vénériennes, sans consomma** tion de l'acte : preuve évidente, dit Hunter, que ce qui est fourni dans la copulation vient du testicule, et qu'il n'y a pas de réservoir pour le liquide qui devait être éjaculé.

L'opinion contraire, c'est-à-dire celle qui veut que les vésicules séminales soient exclusivement des réservoirsdu sperme, a

(1) Œuvres de J. Hunter, trad. par Richelot. Paris, 1843, t. IV, p. 82.

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