CHAPITRE PREMIER
FniGIDITÉ PAU VICES DE CONFORMATION
La seule anomalie dont il sera ici question est Tabsonceoi tout au moins la petite^se extrême du clitoris. L'absence coB' plète du clitoris, avec la parfaite conformation de la \uhe,0l excessivement rare; je ne Tai jamais observée et n*en ai p^ trouvé des exemples chez les auteurs.
Mais il n'en e^t pas de même de l'arrêt de doveloppemeot qu^ peut éprouver cet organe, et dont l'existence n*est pas fatalement liée à celle d'un \ice de contorniation de la vuhe. J< rencontré des clitoris réduits à des volumes microscopique sans qu'une autre partie de Tappareil génital présentAt quelque malformation. Si, dans ces cas, toute sensibilité erotique n'^ pas éteinte, on est en droit de penser qu elle est au mois?
KBIGiniTÉ SYMI'TOltlATIOrB. — TEMPÉRAMENT. 459
Ordinairement chez les femmes froides par lempéramenl. Je n'ai point ici à les passer en revue; seulement, je noterai que le système pileux joue un rôle assez important pour fournir à lui seul des signes à peu près certains. Tout ce ^ifslèmc est remarquable par la langueur de sa vitalité : les j^eveui sont blonds, fins, clairsemés et plats; ils n'offrent |ioin[, comme dans les natures ardentes, de petites touffes fritèes sur les tempes, et subissent plus que tout autre l'infaence hygrométrique de l'atmosphère; les sourcils, p&les et à |ieine ôisliiicts de la peau transparente qui les supporte, laissent entre eux, à la racine du nez, un espace considérable, et ne recouvrent pas, dans une grande étendue, l'arcade sourci- '^àre ; les aisselles, quoique facilement baignées par une sécréiJon .nauséeuse des follicules sébacés, n'offrent que quelques rares poils à couleur douteuse et à consistance nulle ; enfin, le pubis, à travers un duvet court, pâle et décoloré, laisse plutôt deviner que voir un mont de Vénus dont la maigreur et l'aridilé sont un épouvantaîl pour la volupté.
Sans doute ces caractères en quelque sorte passifs du sys^ lème pileux ne sont pas constamment et h coup sûr des signes irréfragables de frigidité; mais ils en constituent certainement un indice probable, surtout s'ils concordent avec les autres atlributs physiques du tempérament lymphatique, avec un allanguissement dans les facultés intellectuelles, et avec une certaine apathie dans les affections de l'âme.
Cependant, de ce que ces caractères signalent presque toujours sinon une frigidité absolue, du moins un affaiblissement dans les facultés voluptueuses, il n'en faut pas conclure que la frigidité complète ou incomplète s'accompagne fatalement de cette physionomie. Le tempérament lympliatiquc n'est pas le seul à produire cet état; il en est an autre, peu étudié par les physiologistes, qui tire ses attributs plutôt de la nature intellectuelle que de la nature phy-