‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité (volume 2)Chapitre 70 sur 106 · STÉRILITÉ RELATIVE · texte numérisé non relu

STÉRILITÉ RELATIVE

citation du col utérin, amènent le même résultat, c'es(-&'dire ifi non-pénétration du sperme dans l'utérus.

Ces deux espèces de stérilité sont, comme on le voit, sous l'entière dépendance de la sensibilité ; or, quand on sait les influences multiples et diverses que subit la sensibilité, mémo OTganique, on comprend que cette sensibilité puisse se montrer en deçà ou en delà de l'excitabilité normale, selon le temps, l'âge, les habitudes, le milieu dans lequel on la place, etc., etc. ; et alors on a le spectacle ou de ces fécondités tardives ou de ces fécondités relatives, pour l'oxplicalion desquelles on recourait, en désespoir de cauee, au système de l'harmonie d'amour.

Une thérapeutique rationnelle vient souvent justiHer ces données de la science, sans qu'il soit nécessaire de poursuivre une pondération, presque toujours impossible, entre les tempéraments et les facultés morales et intellectuelles des deux conjoints. La femme lymphatique, à libres molles, à la vitalité languissante, trouve dans les toniques, dans les reconstituants, •dans l'hydrothérapie et dans certaines eaux minérales, une fécondité que l'on rend, à une autre, en éveillant l'irritabilité utérine au moyen de l'électricité, et que l'on donne à une troisième, en calmant cette même irritabilité avec des sédatifs ou des antispasmodiques.

Si, à ces causes multiples et si mal appréciées iusqu'à prô- Bent de stérilité, on ajoute les altérations accidentelles des spermatozoïdes, et les avortements précoces dont je m'occupe plus loin, on se convaincra que les cas de stérilité relative doivent être excessivement rares ou, pour dire toute ma pensée, que la stérilité relative n'existe pas.

Le système de l'harmonie d'amour ne sert qu'à couvrir notre ignorance des causes de certaines stérilités, et qu'à satisfaire ce besoin de notre intelligence, de donnera toute chose une explication, fût-elle imaginaire.

En résumé, et telle est la conclusion que je tire des considé*

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des unions consanguines , sans admettre pourtant tons les dommages dont, depuis quelque temps, on a voulu les rendre responsables.

Ces dommages ont été divisés en deux catégories, selon qalk sont relatifs aux parents, ou qu'ils sont relatifs aux produits.

Je n'ai pas à m'occuper de ces derniers, car mon rôle fimt dès que la gestation commence.

Au point de vue des parents, la consanguinité a été aceosée de déterminer :

V La stérilité;

S"" Le retard de la conception ;

V" La conception imparfaite (feusses couches) •

Devay (de Lyon), qui le premier souleva l'orage qui a a longtemps grondé à la société d'anthropologie, a dressé lue statistique où, sur 121 mariages consanguins, les dommages relatifs aux parents se répartissent de la manière suivante (1) :

Stérilités absolues 16

Ayortements précoces 6

Fausses couches 17

Mais dans l'énumération des dommages relatifs aux enfealSi Devay énumère un bien plus grand nombre de mariages eoosanguins contre lesquels il ne peut invoquer ni la stérilité, ni les fausses couches.

Boudin, qui n'est pas moins convaincu que Devay de la no* cuite des mariages consanguins, n'apporte aucun fait à l'appiH de sa thèse, et se contente de l'opinion de l'évêque de Viviers (2), et de celle de quelques agronomes.

Mais, à côté de ces assertions, au contraire, les preuves

(1) Francis Ûeyay, Traité spécial d* hygiène des famiUes. Paris 1846, i* édit., 1858.

(2) Boudin, Dangers des unions consanguines et nécessité dm er^st inents dans V espèce humaine et parmi les anivfkoux (AmmUi d^J^fgiè^ publiq, et de méd. légale^ juillet, 1862).

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