‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité (volume 2)Chapitre 69 sur 106 · S1-ÉR1LITÉ RELATIVE · texte numérisé non relu

S1-ÉR1LITÉ RELATIVE

l|;estation , et la nature n'a pas voulu que la volonté, qui acceptait le plfdsir, eût le pouvoir de repousser la fonction dont ce pluïsir Q* était que la récompense; elle est également indépendante de la conscience, car cette indépendance est pour la nature une garantie certaine de la bonne exécution de l'acte ; aussi faut-il ranger, parmi les illusions de Timagination, les tressaillements at les spasmes particuliers que certaines femmes prétendent ressentir au moment d'un coït fécondant. — Il est manifeste ju'il ne s'agit point ici des tressaillements et des spasmes amoureux qui atteignent leur plus haut degré d'intensité pendant l'éjaculation de rbomme, par suite des mouvements spasmodiques auxquels la verge est alors en proie, et par suite aussi de l'élévation de température, déterminée, tout & la fois par l'action vitale de l'acte qui s'accomplit, et par la présence du sperme.

L'irritabilité utérine, celle qui nous occupe ici, est spéciale et ne s'eserce que sous l'influence du fluide spermatique.

J'ai poussé, sur le museau de tanche de divers animaux, des liquides de différentes sortes, excitants, astringents, caustiques, etc., et jamais l'utérus, immédiatement ouvert, nem'a fourni la moindre trace du liquide injecté.

On a rapporté aux tressaillements amoureux, h la sensation de volupté la source de cette irritabilité ; mais alors comment expliquer la fécondation de ces femmes insensibles au plaisir, de ces jeunes filles violées et prises de force, et pour lesquelles la copulation est un sujet d'effroi et de douleur? Non, le plaisir n'est pas plus l'excitant de cette irritabilité, que les liquides dont je parlais tout à l'heure.

L'électricité, dont je dirai plus loin le rôle dans le traitement de certaines formes de stérilité, a-t-elle sur l'irritabilité de l'utérus une action marqucc et manifeste?

Comme beaucoup de médecins, j'ai triomphé quelquefois de la stérilité au moyen de la farodisatiou ; et les cas précisément

OÙ cet agent m'a paru avoir rindication la plus précise, eloi en effet, le succès a couronné les tentatives, sont ceux oùTffritabilité de Tutérus, ou plutôt du col de ruténis, semblait affaiblie et ne pas suffisamment répondre à Taction de son eidtant ordinaire, le sperme.

Cependant, à Fétat physiologique, si l'on dirige sur eelti partie un courant galvanique, il advient, dans la très-grué majorité des cas, que la sensibilité et la contractilité de ïvgane ne semblent en aucune façon influencées ; seulemal, si l'action électrique est prolongée pendant quelque tenp6> le col de la matrice se phlogose avec les phénomènes de rongeur, de chaleur et de tuméfaction qui, dans les ciitoostances ordinaires, accompagnent ou caractérisent cet élil pathologique.

Aussi il est constant pour moi que, dans les cas où le fluide électrique exerce une heureuse influence sur la stérilité, celte action est due, non à une modification spéciale apportée pf Télectricité, mais au rappel, dans le col de Tutérus, des confr tions normales de la vitalité générale.

Je ne puis donc admettre que l'électricité, malgré lesservices qu'elle rend dans l'affaiblissement de l'irritabilité utérine, sdl un excitant spécial de cette irritabilité.

Ce rôle, je le répète, appartient exclusivement au sperme.

Mais, pour faire une juste part à toute chose, il faut reconnaître que les émotions amoureuses et que les sensations voluptueuses, en éveillant la sensibilité générale de l'appareil g^ nital, sont le premier signal et comme le prélude de l'irritabilité spéciale de l'utérus; il peut donc arriver ou que cette irritabilité, n'étant point éveillée par les caresses de l'homme, reste inerte sous l'action du sperme; ou que, trop surexcitée parle tempérament passionné de la femme, elle dépasse le but au moment où lui arrive la nouvelle excitation de la liqueur séODinale, — Ces deux circonstances opposées j absence et excès d'ex-

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