MALADIKS DES ENVELOPPES DES TESTICULES
exercée sur ces organes par des tumeurs dont le siège se trouve sur leurs enveloppes ; ces tumeurs se rencontrent, soit dans iee tuniques testiculaires , comme Thydrocèle; soit dans le cordon spermatique, comme le varicocèle ; soit autour de ce eordon, comme la hernie scrotale ; soit dans les tissus du scrotum, comme Thématocële, Téléphantiasis ; soit enfin dans fdusieurs'de ces éléments, comme certains corps étrangers, des débris de fœtus^ etCi
Je n'aurai donc pas à in'é tendre longuement sur ces affec- UonSé
Cependant, je ferai de nouveau remarquer que Tatrophie testiculaire n'est pas toujours et fatalement un résultat de leur existencci et que, dans un très-grand nombre de cas, la fonction spermatique n'est altérée ni par une hydrocèle, ni par un Taricocèle, ni par une hématocèle, ni par toute autre tumeur, quelque volumineuse qu'on la suppose. Il n'est pas un pra^ ticien qui n'ait constaté la vérité de cette assertion.
De plus, dans les cas où, par suite d'une compression exercée sur le testicule, la faculté procréatrice se suspend, on ne doit pas fatalement conclure à l'atrophie de la glande, car, ainsi qu'oti va le voir, la stérilité, ou si l'on veut, l'absence des spermatozoïdes dans le liquide éjaculé, peut être le résultat d'une simple action mécanique, et non celui d'une altération de la glande ou de sa sécrétion^
Voici le fait assez curieux sur lequel je m'appuie : Un homme de vingt-six ans à peu près, employé dans un des manèges de Paris, portait une double hydrocèle, qui finit par prendre un volume assez considérable pour engager le malade à me consulter, malgré l'effroi que lui inspirait la pensée d'une opération quelconque. Marié et père déjà de deux enfants, il m'avoua que depuis quelque temps il paraissait avoir perdu ses facultés fécondantes ; je constatai, en effet, que le liquide éjaculé ne contenait pas de spermatozoïdes. Je
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crus à une atrophie lesticulaire déterminée par Thydrwvl^, et, llan^ la pensée d'arrêter, s'il eu était temps encore, h désorganisation complète de Torgane, je proposai la ponction de la double tumeur.
Le malade, ainsi que jeTai dit, était très-pusillanime ; il consentit à la ponction, mais ne voulut à aucun prix permet* tre rinjection d'une liqueur irritante, préférant, disait-il, se faire reponctionner si la tumeur se reproduisait.
Je dus céder devant une volonté si fermement arrêtée, et je ne pratiquai que la double ponction à vingt-quatre heuici d'intervalle.
Comme on devait s'y attendre, surtout chez cet homme qm montait tous les jours à cheval, l'hydrocèle reparut ; miis. dans l'intervalle qui s'écoula entre la ponction de la tumeur et le retour de celle-ci au volume considérable qui avik amené chez moi le malade, ce dernier avait recou\Té sa facultés fécondantes, car, outre la grossesse de sa femme, je constatai la présence des spermatozoïdes dans sa liqueur séminale.
Quand l'hydrocèle présenta de nouveau l'énorme volume de la première fois, les animalcules spcrmatiques disparurent encore du liquide éjaculé, et reparurent après une seconde ponction de la tumeur.
Enfin, le malade se décida à supporter l'injection iodée, qui le débarrassa tout à la fois de son hydropisie de la tunique vaginale et de sa stérilité temporaire.
Les testicules n'étaient nullement atrophiés, et il est impossible d'expliquer l'infécondité passagère de cet homme autrement que par la pression exercée par l'hydrocèle sur l'épidi" dyme dont les parois, mises en contact, interceptaient riatérieuf de ce conduit. Li présence des spermatozoïdes dans la liqueo^ séminale, après l'éloignement do l'obstacle à la libre circuiition du sperme, produit par la pression de Thydrocèle, oofl*