‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité (volume 2)Chapitre 83 sur 106 · MALADIES DES CONDUITS ËJACULATEURS ET SE LA PROSTATE · texte numérisé non relu

MALADIES DES CONDUITS ËJACULATEURS ET SE LA PROSTATE

^ mettre obstacle à celte nouvelle et dernière phase de la marche =<: du fluide spermatîque. Pour que celte étude ait toute la n clarté désirable, je la partagerai en trois paragraphes : i.i dans le premier, j'examinerai les afTections des conduits ï<s éjaculateurs et de la prostate ; dans le second, je passeraï eu revue les accidents si nombreux et si variés dont xî le canal de l'urëthre est le siège; dans le troisième, enSn, 3-: abordant d'une façon plus complète que je ne l'ai fait précézs: demment, la question de l'éjaculation, j'aurai h me demander si l'impuissance est toujours et fatalement une cause de j;i stérilité.

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^ Ponr obéir à la logique que m'imposait en quelque sorte la ■ marche du sperme à travers les nombreux organes qu'il tnr- ■L verse, j'ai dû examiner séparément les affections des vésicules séminales et celles des canaux éjaculateurs et de la prostate. ^L. Cette distinction purement physiologique ne saurait subsister dans l'ordre pathologique, et je suis le premier à reconnaître que les canaux éjaculateurs participent toujours plus ou moins aux maladies des vésicules séminales. Aussi les considéra- , tioos que j'ai présenléesàl'occasion de ces dernières, sont-elles entièrement applicables aux conduits éjaculateurs et à la prostate.

Cela est si vrai que, dans les cas de spermatorrhée, par exemple, où le caustique exerce une influence heureuse, cette - influence n'est pas duc à l'action immédiate de la cautérisa- " tion sur les vésicules séminales, puisque le nitrate d'argent ne touche que la prostate et l'ouverture externe des canaux éjaculateurs. C'est donc en modifiant l'état de ceux-ci, que la pierre iufernale finit par modifier celui des vésicules sémi-

STÉRILITÉ CHEZ l/uOMME.

Cependant, cette liaison morbide n'est pas tellement intime qu'il n'existe des cas où Tun do ces organes est malade, tandis que l'autre est parfaitement sain, ou n'est tout au moins affecte que d'une manière insigniflanle. Ainsi, lorsque dans le produit de l'éjaculation on constate de la matière tubercoleuse, cancéreuse, etc., et que, par le toucher rectal et lecithétérisme, on s'est assuré que cette matière ne vient ni deli prostate, ni du canal de l'urèthre, ni de la vessie, il faut bien admettre la libre circulation des canaux éjaculaleurs, et en même temps la présence dans les vésicules séminales du produit du tubercule ou du cancer; car, ainsi que je le dirai tout à l'heure, si les canaux éjaculateurs étaient obstrués dans un point de leur parcours, il n'y aurait point d'éjaculation; il n'y aurait qu'un suintement de fluide prostatique, dont la minime quantité suffit toujours, à défaut d'autre caractère, pour le distinguer du produit de la sécrétion vésiculaire.

D'autre part, il est telles affections de la prostate et même des conduits éjaculateurs, auxquelles restent parfaitement étrangères les vésicules séminales, ainsi que l'ont montré dfê nécropsies dans lesquelles la prostate et les canaux éjaculateuB étaient gorgés de pus, alors que les vésicules séminales étaient dans un parfait état d'intégrité.

Cependant, il faut le reconnaître, ces cas sont très-rares. Quand de si graves désordres ont attaqué un point de l'appareil spermatique, il est commun de les voir se répercuter sur toutes les parties de l'appareil, même sur les points les plus éloignés de leur source, ainsi que l'ont observé Andral Cmveilhier, Lallemand, Dalmas, Albert, etc., qui ont \u des lésions identiques exister à la fois sur la prostate, les canam éjaculateurs, les vésicules séminales, les canaux déférents et les testicules.

Quoi qu'il en soit, au point de vue de la stérilité les affections des conduits éjaculateurs et de la prostate pcuventss

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