‹ Traité de l'impuissance et de la stérilitéChapitre 155 sur 164 · V. — Altération de position du col de l'nté · texte numérisé non relu

V. — Altération de position du col de l'nté

rus.

Si l'on se rend bien compte du mécanisme par lequel le fluide séminal passe de l'organe maie dans l'organe femelle, on comprendra comment une déviation du col de l'utérus devient facilement une cause de non-fécondation. De plus, en réfléchissant aux conditions diverses qui peuvent rompre' les rapports d'opposition du méat urinaire de l'homme et du museau de tanche, on explique, comme je l'ai dit plus haut (1), beaucoup de faits qui paraissent étranges, tels que la concep-

(1) Voy. la page 50 i.

tion après un long temps de stérilité, ou la fécondation facile avec un individu et impossible avec un autre, etc.

Je ne prétends pas dire que toutes les bizarreries signalées dans les résultats de la fonction génératrice trouvent leur explication dans une altération des rapports de l'organe mâle et de l'organe femelle; mais j'estime que le nombre de ces bizarreries serait de beaucoup diminué si, dans leur appréciation, on tenait un plus grand compte de la position du col utérin considérée, non pas tant d'une manière absolue, que relativement à la verge pendant le coït.

L'absence de cette constatation est peut-être le motif qui a empêché d'accorder à cette circonstance toute la portée qu'elle possède, car l'utérus et, par suite, son col subissent, pendant la copulation et à Tinsu de la femme, des mouvements qui altèrent les rapports d'opposition qui doivent exister entre l'ouverture de la verge et celle du museau de tanche, pour que la fécondation s'accomplisse.

Incontestablement il est facile, dans la majorité des cas, de reconnaître une déviation utérine permanente; il ne viendra à l'esprit de personne de contester un déplacement, quand, par exemple, le col de la matrice sera appliqué contre la paroi abdominale, ou que, recourbé en arrière, il présentera son ouverture à la concavité du sacrum ; il ne viendra également à l'esprit de personne de ne pas admettre une inflexion de l'utérus, quand celui-ci, incUné sur lui-même, formera tumeur au cul-de-sac du vagin.

Ces déplacements sont à ce point manifestes et tellement grossiers, pour ainsi dire, qu'ils sont' aisément constatés et reconnus par le doigt le moins exercé au toucher vaginal.

Mais, comme je le disais tout à l'heure, il est des déplacements qui ne se produisent qu'à l'occasion du coït; que la copulation voit naître et disparaître avec elle; que la pathologie ordinaire peut bien dédaigner, parce qu'ils n'ont aucune in-

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