‹ Traité de l'impuissance et de la stérilitéChapitre 18 sur 164 · ACTE COPULATEUll CHEZ l'hOMME · texte numérisé non relu

ACTE COPULATEUll CHEZ l'hOMME

chargées de ramener le sang des organes érectiles, sans qu'elle aille jusqu'à l'oblitération complète des vaisseaux.

Cette compression est amenée tout à la fois par la membrane musculaire que possèdent les parois \eineuses, par les muscles lisses que traversent ces veines avant de rentrer dans le bassin, par l'enveloppe musculaire qui double la peau du pénis, et enfin par les muscles ischio-caverneux qui entourent les racines des corps caverneux et par le bulbo-caverneux qui embrasse le bulbe.

D'un autre côté, sous l'influence de l'excitation cérébrale, déterminée par l'érotisme, les fibres musculaires qui se trouvent dans les parois des alvéoles qui composent les tissus érectiles sont frappées d'une sorte de paralysie, analogue aux paralysies vaso-motrices si bien décrites par M. Claude Bernard, et permettant aux alvéoles de se dilater et de se remplir de sang. La face, en se colorant et en se congestionnant sous l'influence d'une-émotion quelconque, nous donne le spectacle de ce qui se passe dans les tissus érectiles de la verge, sous l'empire de l'excitation érotique.

Enfin les artères elles-mêmes, d'après les recherches les plus récentes, prennent également part au mécanisme de l'érection. D'un calibre mince et peu perméable à l'état de repos, les artères, au moment de l'érection, donnent passage à une quantité de sang assez considérable, soit qu'elles soient frappées d'une paralysie vaso-motrice identique avec celle que nous venons de signaler dans les alvéoles des organes caverneux et spongieux, soit, au contraire, qu'elles se trouvent animées de mouvements vermiculaires qui poussent le sang •et l'accumulent dans les aréoles spongieuses où il se déverse.

De ces données, basées sur les derniers travaux de la physiologie, il résulte, ce qui est réellement ^vrai, que l'érection commence toujours par la base de la verge, là où arrivent les

-l-^ PHYSIOLOGIE DE l'eSPÈCE.

artères qui portent le sang dans les aréoles du tissu spongieux. En mônrie temps que se produit la paralysie vaso-motrice de ces aréoles et de ces artères, les fibres musculaires des veines et des plans musculeux que celles-ci traversent se contractent et opposent un premier obstacle au retour du sang. Puis les muscles ischio-caverneux et bulbo-caverneux entrent en action et chassent le sang vers l'extrémité opposée et amènent ainsi le gland au plus haut degré de turgessence et de rigidité.

A ce point congestionné, le système nerveux du gland acquiert une sensibilité énorme et se trouve ainsi admirablement disposé pour devenir le siège des voluptés que la nature a attachées à l'acte de la copulation.

§ H« — Acte copulateur chez la femme.

Chez l'homme le coït n'est complet qu'à la condition d'un sentiment voluptueux pendant l'éjaculation spermatique ; de même chez la femme, la copulation n'est entière que lorsque le plaisir accompagne l'approche du mâle.

Sans doute plus favorisée que l'homme, la femme, en dehors de quelques vices de conformation et de quelques cas pathologiques que je ferai connaître ailleurs, peut toujours, du moins» passivement, se prêter au rapprochement des sexes ; mais si son sens génital n'est pas tiré de sa torpeur, si sa sensibilité reste étrangère à l'acte, si, en un mot, l'orgasme vénérien n'a pas porté le trouble dans son organisme, l'action copulatrice est physiologiquement incomplète, aussi incomplète que si le membre viril se contentait d'exciter le clitoris, sans pénétrer dans la cavité vaginale.

J'aurai donc à examiner la copulation chez la femme au double point de vue :

1» Du rôle que jouent ses organes dans leurs rapports avec ceux de l'homme ;

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