‹ Traité de l'impuissance et de la stérilitéChapitre 22 sur 164 · ACTE SÉMINAL · texte numérisé non relu

ACTE SÉMINAL

nal de l'iirèthre, et de ne nous occuper de lui que lorsque nous serons parvenus à ramener au dehors à travers tous les obstacles dont sa marche est semée.

Nous aurons donc àj examiner le sperme aux points de vue : 1° de sa sécrétion ; 2" de son excrétion ; 3° de sa composition.

A. — Sécrétion du spo-me.

Le testicule est composé d'éléments tubulés qui se terminent tantôt en cul-de-sac, tantôt par des anastomoses des conduits entre eux. La disposition anatomiquo des conduits séminifères permet de penser que la sécrétion se fait dans toute leur étendue, et que la quantité de cette sécrétion est trèsminime, si l'on a égard au petit volume de ces glandes, au nombre et à la ténuité des conduits séminifères, au peu de sang qu'y apportent les artères spermatiques oii la circulation est ralentie, et à la longueur et à l'étroitesse des canaux déférents. Cette quantité paraîtra encore plus faible, si l'on se rappelle que, chemin faisant, une foule de glandes viennent mélanger leurs produits à la liqueur tcsticulaire. Cependant la sécrétion spermatique est accrue dans certaines circonstances, comme, par exemple, sous l'influence des excitations vénériennes, de certains aliments ou de certaines substances.

L'appareil sécrétoire du testicule ne laisse aucun doute sur sa tendance à opérer un mélange intime du sperme; sans^ parler des anastomoses qui s'établissent à l'extrémité des conduits, les canalicules contournés, lorsqu'ils sont arrivés à une ou deux lignes de distance du réseau du testicule, cessent d'être flexueux; plusieurs s'unissent ensemble et forment les canalicules séminifères droits ^ qui sont au nombre de plus de vingt. Ces conduits s'anastomosent ensuite en réseau, et, en traversant l'albuginée, forment le réseau de

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Haller où le sperme se mélange encore. De l'extrémilé supérieure du réseau deHallerpartenf, à travers ralbnginée, des canalicules un peu moins nombreux que les canalicules droits ; on les nomme conduits spermatiques efférents, et l'on en compte ordinairement neuf; chacun de ces canaux, en se contournant, forme un cône et va toujours en diminuant de calibre du côté de l'épididyme, sans présenter des valvules, comme le croyait Prochaska.

La force qui fait circuler le sperme dans cette partie du trajet qu'il doit parcourir ne peut être que la vis à tergo ; car les parois des conduits n'offrent pas d'éléments susceptibles de contractions; il est également présumable qu'il y a, en même temps, un effet de capillarité, puisque le sperme chemine contre les lois de la pesanteur. Dans tous les cas, sa marche est excessivement lente, pour permettre, avant son émission, aux animalcules dont plus loin nous dirons l'origine, de parcourir toutes les phases de leur développement.

B. — Excrétion du sperme.

Je partagerai en deux étapes la route que parcourt le sperme depuis le testicule jusqu'au dehors. La première comprendra l'espace compris entre l'épididyme et les vésicules séminales, et la seconde depuis ces dernières jusqu'à la sortie de la liqueur prolifique par le canal de l'urèthre.

1° Pour se rendre du testicule dans les vésicules séminales, le sperme traverse l'épididyme et le canal déférent. Dans l'épididyme il parcourt des canaux flexueux, très-rapprochés les uns des autres, et dont la longueur est quarante fois plus grande que celle de l'épididyme. Dans le canal déférent, qui fait suite à l'épididyme, le sperme ne parcourt plus qu'un conduit sans flexuosités, mais qui s'élève jusqu'à l'anneau inguinal, où il forme une anse, dont la convexité

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