‹ Traité de l'impuissance et de la stérilitéChapitre 34 sur 164 · GÉNÉRATION · texte numérisé non relu

GÉNÉRATION

qui sépare cette chute de riiivasioii de la période menstruelle, ost absolument infécond.

» Or, comme nous avons reconnu que la decidua tombait constamment du dixième au douzième jour de l'intermenstruation, il résulte conséquemment de ce fait que la conception ne peut s'opérer que du premier au douzième jour qui suivent les règles, et que jamais elle n'a lieu après cette époque (1). ))

M. Gourty, de son côté, sans être aussi affirmatif que Pouchet, s'exprime ainsi : « Nous sommes porté à conclure que, en général, chez la femme, la conception ne peut avoir lieu que pendant les huit à dix premiers jours qui suivent les règles (2). »

Cette théorie est très-séduisante, il en faut convenir, et simplifie singulièrement le difficile problème de la fécondation; mais malheureusement elle est en désaccord avec l'observation journalière, qui montre la possibilité de la conception, chez la femme, à toutes les époques de la période intermenstruelle, et quelquefois l'inutilité du coït aux époques fixées par Pouchet et Gourty comme les seules propres à la fécondation.

Goste a cherché à aplanir ces difficultés, et, pour répondre à la dernière objection, il assure que le travail de l'ovaire peut être incomplet malgré la régularité des règles, et que la vésicule, parvenue à un certain degré de développement, peut rester quelque temps stationnaire, puis avorter sans se rompre.

Cependant, quoiqu'on ne puisse admettre d'une manière absolue la théorie de Pouchet, il faut reconnaître qu'elle n'est

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^ C2) Gourty, De V œuf et de son développement dans l'espèce humaine,

50 l'IlYSlOLOGIE DE LESPÈCE.

pas absolument erronée, et qu'il faut conseiller aux époux, l'époque indiquée, non comme une condition indispensable, mais comme une circonstance favorable.

3.' rnion de l'œuf avec le sperme. — La nature de l'union, du principe générateur mâle avec le principe générateur femelle échappe complètement à l'observation, dans l'état actuel de la science. Prévost et Dumas, trompés par les apparences, pensaient qu'au niveau de la matricule, dans l'œuf des oiseaux, il existe un pertuis dans lequel ils croyaient avoir vu des spermatozoïdes s'introduire dans le vitellus. Barry prétend avoir observé la môme disposition sur la lapine, et avoir vu aussi un zoosperme s'enfoncer dans la zone transparente qui circonscrit l'ovule. Pouchet assure que ses recherches sur les mollusques semblent parfaitement constater l'existence d'une solution de continuité à la surface de la membrane vitelline.

Mais toutes ces observations n'ont pas tellement un caractère d'authenticité qu'on les doive accepter comme l'expression fidèle de la réalité. Je préfère admettre que l'union du principe générateur mâle avec le principe générateur femelle se fait par endosmose, et que, lorsque le sperme se trouve en contact avec l'œuf, il s'établit à travers celui-ci, de dehors en dedans, des courants spermatiques qui entraînent avec eux les spermatozoïdes.

M. Charles Robin, considérant, ainsi que je l'ai dit plus haut, les spermatozoïdes comme des espèces d'œufsou cellules embryonnaires, veut que « la nature de cette union consiste dans ia dissolution des spermatozoïdes, avec pénétration endosmotique molécule à molécule dans l'ovule femelle, d'où formation des cellules embryonnaires femelles n (1).

(1) D. Richard, Hhtoùr de la génération chez Vhommc et chez la. femme. Paris, 1H75, p. 200.

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