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n'avait d'autre mission (iiie celle de déposer son sperme au fond du vagin d oii les zoospermes monteraient dans le col de l'utérus, la plupart des déviations utérines n'amèneraient pas l'infécondation, car les spermatozoïdes finiraient toujours par trouver leur chemin.
De plus il ne serait pas nécessaire que l'ouverture du museau de tanche devînt béante au moment de l'éjaculation ; il faudrait, au contraire, que la contraction des fibres circulaires du col se Ht après le coït, bien que les zoospermes ne me parussent pas avoir besoin, pour pénétrer dans le col, de cette augmentation d'ouverture.
Tout, au contraire, tend à faire admettre que la coiitractilité du col est éveillée par le premier jet de la liqueur séminale, et que, sous l'influence de cette excitation, les fibres musculaires circulaires du col se contractent en môme temps que ses fibres longitudinales, de telle .sorte que l'ouverture du col se dilate pour recevoir le liquide que chassent du bulbe uréthralles contractions spasmodiqucs du muscle de l'urèthre.
Cette dilatation spasmodique de l'ouverture du museau de tanche est si importante qu'on est obligé, dans quelques circonstances dont nous parlerons plus loin, de la provoquer, pour amener la cessation de l'infécondité.
L'acte copulateur a donc pour but de mettre en présence le méat urinaire deThommeet l'ouverture du museau de tanche; d'amener la dilatation spasmodique de celle-ci au moyen du premier jet de la liqueur séminale presque entièrement composé, on peut le croire, de fluide prostastique, et de faire ainsi pénétrer dij'ecU'me?it et aussi loin que possible ](i ^^enne fécondant dans l'intéiieur de l'utérus.
A ce point de la fonction génératrice le mystère commence ; malgré les connaissances plus positives que nous possédons sur le sperme et les œufs, et que j'ai précédemment exposées, le problème de la fécondation est loin d'être résolu ;
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ilesti'éduit, ilcst vrai, en deux points seulement, mais cesont les points les plus ardus et les plus difficiles à pénétrer ; à peu près toute la question est aujourd'hui de savoir : 1" dans quel organe, ovaire, trompe ou utérus, se lait la rencontre du spermatozoïde et de l'œuf; 2° quelle est la nature de leur contact, l'essence de leur unio]i.
'\° Lieu où se fait la fécondation. — Los ovaires, les trompes et l'utérus ont été tour à tour regardés comme la scène sur laquelle se rencontrent le produit mâle et le produit femelle. Des expériences nombreuses et contradictoires ont jeté la confusion sur cette partie du problème et l'on liésite à accorder sa confiance ou aux physiologistes qui assurent avoir trouvé du sperme jusque dans Tovaire, ou à ceux qui nient positivement la réalité de ces observations. Cependant, en lisant sans esprit de parti et dans le but unique d'arriver à la vérité la relation de toutes les expériences et les arguments de chaque adversaire, on ne peut se défendre d'un sentiment de préférence pour la théorie de Fouchet qui place dans l'utérus ou dans la partie des trompes la plus voisine de cet organe lii rencontre de l'œuf et du sperme. « La structure des trompes, dit-il, leur vitalité, et la nature des zoospermes empêchent de supposer que ce ûmde (le sperme) puisse remonter plus haut; et d'ailleurs le mucus infranchissable, qui remplit ces conduits oppose aux spermatozaires un obstacle invincible (I). ))
L'ouvrage de Poucliet est trop conim pour que j'analyse seulement les arguments et les expériences qu'il cite à l'appui de son opinion ; et, malgré la communication de Goste {'!) à l'Institut, par laquelle l'auteur répudie sa [)remière manière de voir pour placer le siège de la fécondation dans l'ovaire, je
(1) Poucliet, Théorie positive de l'ovulation aponl'iiiée el de la fécondation. 1 vol. in-8, 1819, [.. 298.
(2) Cosle, Académie des sciences, séance du 20 mai 1850.
crois, d'après quelques expériences personnelles dont il est inutile de surcharger cette introduction, je crois, dis-je, que la l encoutrc de l'œuf et du fluide séminal se fait normalement dans l'utérus ou dans la première portion des trompes.
Les grossesses extra-utérines ne peuvent plus être considérées aujourd'hui comme un argument en faveur des fécondations ovariennes contre les fécondations utérines; Astruc, Marc, Lallemand, Volpeau (1), etc., ont suffisamment montré ([uc ces grossesses anormales étaient produites par quelque sensation ou quelque émotion extraordinaire au moment du coït; cette explication me paraît encore plus scrupuleuse que cette assertion, émise par des physiologistes rocommantlables d'ailleurs, tels que MM. Pouchet et Courty (2), par exemple, et par laquelle on voudrait que l'œuf, tombé dans Tabdomen au moment de l'effroi, y fût fécondé plus tard par le sperme. !Si le sperme ne peut', par les raisons que Pouchet luimême énumère, parcourir les trompes, il est impossible qu'il arrive jusque dans l'abdomen pour y féconder l'œuf qui serait tombé dans sa cavité. Il est ])lus rationnel d'admettre que l'œuf a déyd reçu l'imprégnation de la liqueur séminale, lorsque, par suite des sensations et des émotions extraordinaires dont je parlais plus haut, il quitte le lieu normal de sa résidence, soit pour se lixer dans les trompes, soit pour tomber dans l'abdomen.
•2° Epofjne à laquelle se fait la féconâalion. — J'ai étudié, plus haut, les phénomènes qui s'accomplissent dans la vésicule de de Graaf au moment de la sortie de l'œuf. Je n'y reviendrai pas ici. Je dirai seulement que, eu égard à ce qui se passe chez les mammifères soumis ii l'observation directe,
(I) Vc\peM, Embruolofjir. ou odoloyie humaine, coiitonaiil l'histoire descripiivo et iconograi)hi((iie do l'œuf luimaiii. Paris, 1833, in-folio.
r2) Courty, De l'œuf et de son développement dans l'espèce humaine Paris, 1815
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on peut supputer que les vésicules de de Graaf s'ouvrent tout à fait à la fin de la période menstruelle : aussi Poucliet se croit-il en droit de pouvoir déterminer l'époque à laquelle l'œuf est fécondé. Qu'on me permette de citer le passage de son livre relatif à ce point très-important pour nous : « La vésicule de de Graaf (car il n'y en a presque constamment qu'une), qui doit émettre l'ovule, se développe pendant le cours de l'époque menstruelle. Puis, soit immédiatement après la cessation du flux cataménial, soit seulement lorsqu'il s'est écoulé un, deux, trois ou quatre jours après sa terminaison, cette vésicule s'ouvre et laisse échapper l'ovule qu'elle contenait.
)) L'œuf est alors saisi par le pavillon, et il entre dans la trompe, qu'il parcourt avec lenteur. Je pense qu'il met ordinairement de deux à six jours à la franchir et à se rendre de l'ovaire dans l'utérus.
» Arrivé dans la matrice, il s'y trouve encore retenu de deux à six jours par la decidua exsudée à la surface de la muqueuse -vers le déclin de l'irritation qui suit l'époque menstruelle.
» Si l'œuf n'est point alors imprégné de sperme, il ne se fixe pas à l'utérus, et se trouve enlevé avec la decidua; celle-ci tombe ordinairement du dixième au douzième jour, à compter de la cessation des menstrues.
)) L'expérience ayant prouvé que, chez les mammifères, le fluide séminal versé à l'intérieur des organes génitaux des femelles y conservait plus de trente heures sa vertu prolifique, il est probable qu'il en est de même sur notre espèce. Aussi un rapprochement opéré un et peut-être deux jours avant le passage de l'œuf dans l'endroit où il subit l'imprégnation peut-il devenir fécond. *
» Mais tout rapprochement sexuel opéré après la chute simultanée de la decidua et de l'œuf, et durant tout le temps