LÉSIONS PHYSIQUES DES TROMPES UTÉRINES
intimes qu'elles entretiennent uvec le péritoine, Tutérus et les ovaires, constituent des obstacles presque insurmontables au diogoostic de leurs maladies : leur position les soustrait h nos moyens directs d'investigation ; et leurs rapports de voisinage mÊJenl , dans une symptomatologie commune, les signes de leurs lésions avec ceux des aiïections péritonéales, utérines du ovariennes.
Cependant, je ne veux pas dire d'une manière absolue que les trompes ne puissent pas être malades essentiellement: mais, qu'elles le soient seules ou consécuti\emeni à l'aiïection d'un organe voisin, le diagnostic de leurs lésions est entouré de tant de mystères et leur traitement de tant de difficultés, que leur histoire se réduit, pour ainsi dire, à qvelques faits d'anatomie pathologique.
Je ne rappellerai ici que les plus importants.
g I. — ¥lces de confomuiUoii des tromjpe» utérines.
Baillie est peut-être le seul auteur qui ait noté une ànoinaliëdé ces organes (1); elle cdrisistait dans l'absence du corps frangé et dans Toblitération de leur extrémité supé* rieure qui se terminait en cul-de-sac. Cette conformation existant sur les deux trompes & la fois, était fatalement une cause de stérilité par l'impossibilité de la jonction dujiroduit mflle et du produit femelle, sans parler de la rupture des rapports nécessaires entre la trompe et l'ovaire, amenée par Tabsencedu corps frangé.
S U. — IiésiMie physiques des tronlpes ntérlaeé.
Rupture de la trompe utérine. — En dehors des gros-
(4) Mnatêmie pathologique des orfonei U$ plu$ importants eu borpi traduit de raoglais par Guerbois, 4S45, p. 234.
72& TROUBLBS DS LOVCUTrOM.
gesses tubaires, ]inr l'arlion ilesquolk;
bien que le» Irompes ne- crèvent, on sast ilemindé si OM
rujtture se puuvoit |>n)(lutre sur ces organes. La Kienos
n'en possède qu'un eieni|>le dA h Oodelle (i), et dont rm-
lérèt cul tout entier dans des djttils d'aniitoniie path^
logique.
Obtitéralion des Ulope. — L'oblili^raliu
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Hammiition est soi de d/'fiarl d'une matiire
plasli<{uo i)ui réunit l'une à i'niitre les |inrois du cjiriI; tantôt c'est à un détritus cancéreux ou tuberculeux qu'il Tout attribuer l'obstacle ; lanldt c'est le produit d'noe groasesse tubaire qui est la cause de l'obliléralion ; quelquefim même celle-ci est simplemeot due k la présence de maco' silés.
La science possède des eiemples de chacun de ces genrei d'obstruction , et il me serait facile d'en faire passer ni certain nombre sous les yeux de mes lecteurs. Mais quel enseignement pratique retirerions-nous de celle eihibitioa annlomo-pathologiqiie? Tout le monde comprend, sans qoe j'v insiste davantage, l'influence néfaste qu'exerce fatalement sur In génération l'oblitération des deux trompes utérines, et l'histoire des faits nécroscopiques ne nous appreod malheureusement pas grand'chose sur la symptomalologie de cette alfei'lioM.
Comme je le faisais remarquer plus haut, les i (I ) NouotlU UblMlUfH* MMieab. 1. 1, p. S61 .