‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité v. 1-2Chapitre 107 sur 122 · LÉSIONS PHYSIQCES DES TROMPES UTÉRINES · texte numérisé non relu

LÉSIONS PHYSIQCES DES TROMPES UTÉRINES

des organes voisins avec lesquels les trompes ont des relations pathologiques si étroites, que beaucoup d'auteurs nient qu'elles puissent être aiïectées d'une manière essentielle! les maladies des organes voisins, dis-je, masquent les signes propres aux lésions tubaires, et ce n'est que par une espèce d'intuition que celles-ci peuvent être soupçonnées sur le vivant.

Cependant un chirurgien anglais, M.TylerSmith, s*ap* payant sur la méthode d'exclusion, croit être parvenu, sinon h diagnostiquer certainement l'oblitération des trompes, du moins à acquérir certaines présomptions relativement à son existence; fort de cette espèce d'instinct secondé par l'expérience, il est allé même plus loin, et a eu la prétention, bien souvent conçue avant lui, de pratiquer le cathétérisme, et par conséquent la désobstruction des trompes de Fallope.

Je comprends que l'on puisse arriver, dans certains cas éclairés par des renseignements de toutes sortes, à diagnostiquer d'une manière plus ou moins certaine l'oblitération des trompes; maisvouloirsur le vivant introduire une sonde dans ces mêmes trompes, la prétention me parait exagérée, et si l'entreprise réussit, je crois qu'il en faut rapporter tout l'honneur au hasard.

Quoi ! sur le cadavre et l'utérus étant ouvert, on ne parvient pas sans peine h faire entrer un corps étranger dans les trompes, et Ton veut que, sur le vivant, cette opération aoit possible autrement que par Teffet du hasard, au milieu des variations de forme, de longueur et de position de la matrice, si difficilement appréciables pendant la vie, et dont la détermination me semble pourtant nécessaire pour arriver exactement à l'ouverture supérieure des trompes.

Je m'abuse peut-être sur les difficultés de j'opératioo.

7M l'ROETBUt DR l'OVCLITIM.

car M. T\|pr Smilh a fuit construire de« Kondea ■vm Ii quelles, assure-l-il, il e»t noii-«eulemenl jxinenu ju«|u'aui trompes, mais cncorL' il a iI^barroM^ tes organe* de» nwlières i|iii les nbslrunient, Pt a rendu ainsi la féceodil44 ■ des rcmmeti qui en ^lait^nl iiriv^s.

J'oieKsu}é»ur le desdactiirargienanf^iis, '

et je n'iii jnmais pu iler Iji Uont|>e ; qurlqiMl

personHL'i qui élaii nt pan été plut heurvusn,

el il m'a semblé qi étaient non-seulement du

au dî-Tunl d'Iiobituti. '!;, muis encore et turlnat

.fut ilinirult^ti firesu ibic» de ro{i<^ralion.

J'innoresi M, >li4 un bon ouvrage mfm

•ii)Ct (1), conlinii ' pralïque^r ttce nicrè* la

cutliélfrismi' des trompi-s dp roilo[ip, mai* je »«» fju'mi Frunce personne ne s'est Fail le champion d'une pr*<iqM dont l'eiipériciice a dcjmis longtemps montré l'inaBité «t les dangers.

Celte l'onclusion est d'autant moins consolante que l'art est rompli5tcment désarmé contre de semblables aflerltoM, et qu'il nous fuut remettre à la nature le soin eiclaaifd'nM guérisoD devenant, par cela même, pluiqueproblémaliqst.

S ni. ~ L«alaBB TllalcB de* tr»mpmm mttrtmm-

Sur ce sujet rien n'existe dons la science ; nais H s'est pas déraisonnable d'admettre que, dans certains cas, lei trompes, noiitme atteintes de paralj'sie, ne se portent ptv sur les ovaireii, et que, dans d'autre) eirconstancet, ■■ contraire, elles sont |>rises de mouvements ^HnediqB«a qui rendent impossible leur jonction avec ces orgaaei. Je n'émets ici qu'une opinion hypothétique; ces affiee- ( I ) Parlurilim and llu priiwipln and praetice of obêUlrit*. Loadraa,

MpUCBUBNT DE8 TROMPES UT^.RINB8. 737

lions qui portent exclusivement sur la motiljlé et la sensibilité des oviducteSy ne laissent aucune trace sur le cadavre, et ressemblent, si elles existent, aux autres lésions des trompes qui confondent leurs symptômes avfic ceux des maladies des organes voisins.

Je ne m'arrêterai donc pas davantage sur des idées purement spéculatives, qui n'ont même pas encore un premier fait pour assurer leur probabilité.

S ÏÏV* — Déplaeement des Irompes otérlne».

En parlant de la hernie des ovaires, j'-ai indiqué l'observation de Bessière, dans laquelle le pa\illon seul de la troippe fut trouvé à côté d'une anse d'épiploon, et celles d^ Desault et de Murât, dans lesquelles l'ulérus et ses annc:|fes occupaient le sac.

Je ne reviendrai pas sur ces divers faits, et je rappellerai que M. Dolbeau a présenté, en 185/i, à la Société analomique une observation analogue a celle de Bessière, et que le secrétaire de celte société, M. Baucbet, a résumé de la manière suivante : « Une malade était entrée, dit-il, dans le service de M. Velpeau, avec une tumeur rou<;e Qucluante dans le pli de l'aine, au niveau du canal inguinal, tumeur pariaitcment irréductible et qui fut incisée. 1| s'écoula du pus ; puis, deux jours après, survint une péritonite qui enleva promptcment la malade. On trouva h l'autopsie cette poche purulente qgi s^était formée danf un s^c herniaire ; dans ce sac, la trompe qui portait elle-même un kyste de 000 pavillon. A l'ouverture intra-abdomipaJe du ^an») inguinal se trouvait! 'ovaire qui ne s'était pas hernie (1). »

Les considérations que j'ai présentées plus haut fur les

(I) MùniUur de§ hôpitaux, 4** mai 4 865.

liaiicnt etie* '

728 TROUBLES DB LA RfiCEPTIOH tPtIlKATIQVK.

dé|)laci'incnlit el les hernies des otairvi, s'appliquent etietement aux déjilacemeiitt el am hernies <l<d iromjieï, «M nu dispensent, par coiiséqueiil, do m'étendrc daiBOlat;p lur des afferliunit dunt l'anatumie pathologique relire à pM près seule tous les enseignements.

IHOUBLBS I }H SPEIlllAIIQtB.

Je n'ciamint'i itre que les afTertinnu du

eolde l'utérus. P< jusqu'au bfiut, je devrais

aussi piis^er en revu. )rps de cet or::nni!!, rar le

sperme ne fait que traverser le col et est réellemeot reçn dans la cavité de la matrice.

Mais outre que, dans cet acte de réception, le rAle le plus dlITicile est dévolu sa col, le corps de l'utérus aeconplit plusieurs autres missions sur lesquelles je dois n'arrêter plus loin, de telle sorte que je crois préférnble, et pour te lecteur et pour moi, de réserver pour un seul cadre, qn sera le chapitre suivant, toutes les ofTeL-tioDs du corps et da fond de la matrice, et de n'admettre dans celui-ci que lei lésions seules du col.

S I. — Vteca *« «•■rariMMUa 4n c*l de Tmtéw^

Absence du eolde l'utérus. — Atrophie. — Ce vice de conformution se présente, ou avec l'absence du corps de la matrice, ou avec la parfaile intégrité de ce dernier.

Dans le premier cas, la Técondation est de tous poiot* impossible et l'intervention de l'art compléteneot ioBlile.

VICES DE CONFOnMATION DU COL DE L (ITÉHUS. 729

Dans le .second cas, rini|)régnalion du germe n'est pas .radicalement irréolissble.

Mais d'abord l'absence complète du col est-elle compatible avec l'intégrité du corps de l'utérus? Divers auteurs en citent des exemples; mais quand on les lit avec quelque

^ attention, on se prend à douter de la réalité des résultats ^'ils annoncent. Je parle ici de l'abeieiice congénitale du col, car il est bien évident, ainsi qui? je le dirai tout k l'heure, que cet organe s'atrophie quelquefois d'une manière morbide et dispnrait souvent par l'cITet de l'âge. Sans doute, le col de l'utérus peut ne pas avoir les dimensions

I^u'il [irésenle d'ordinaire, quoiqu'il soit presque impossible lie rien déterminer à cet égard h cause des nombreuses variations individuelles qu'oiïre cet organe; mais il y a loin (Cependant d'uu volume moindre à une absence complète. On comprend dilïi('ilement, en effet, comment un arrêt de développement pourrait frapper cette partie de l'organe geslateur tout en respectant le reste de l'appareil générateur; aussi, je n'hésite pas h admettre que, dans les kl»s cités comme absence complète du col de la matrice ■ avec développement normal du corps , on avait affaire h DO déplacement de l'organe, à une forte déviation en arrière.

Mais si l'absence du col me parait difficilement admis-

Inble, à l'état congénital, dans les conditions queje spécifie, elle est inconteslable dans certaines circonstances morbides et surtout après l'âge critique.

Il y a alors atro|ihie du col.

Mais cette atrophie, quand elle est un peu considérable, marche rarement i-eule jelles'accompagne presque toujours d'une diminution notable dans le volume de la matrice, ainsi qu'il arrive chei les vieilles femmeg, et alors la stérilité ^J

a sa sonrce bien mnins dans les altérations du f^t qu« iliD* les fhungemenis subis jiur l'uti^nis tout eulicr.

Cependant ratrD|)biQ du col peut (trc indépMHiinlc d'une altération île l'orgotic geslalcur, et alura il »'ogit it savqir si cetti; atrophie seule est capable d'empècfacr 1| réconilation Je la femme.

Il €»l bien entendu que j'iidmeU la libre communicatiM entre le vagin (;t lu cavité uti^riiie, car dans Ica cat^ de no^ commun icatioa la stérilité e^t inili^cutnbl«-

Le col de l'utérui, pour ri-m|ilir l'arlc de rècefilifio de la liqueur Kpermn tique, n dcui rooien», si je puis ainii dire^qu'il troute, l'tiit dans sa Icituri' {irnpre > t l'autri dons sp forme : eu é{;ard k sa tcilure, il est coiislitué par des fibres mu^rulaircsi'onreulriqiies. qui, en «e dilaliinl el en (if corilrnrtiirit lour h tour, utTr!.-»! aci >|)rriiif un oiii:* et une progression plus fi^rfîes ; par rupjtort 0 sa form allongée e( au museau de tanche qui resseii)b|e si fort ^^ glanu de la verge, il va ati-devant du péni) pi forme avec lui un cantil toulinu qui perpiet au sperme de p^ssef, sons se perdre, de l'organe de l'homme dan» ce|i)j de 1| femme.

Ces deux moyens sont-ils indispensables & la fécoo^ilioi), et le sperme ne peut-il pas, en leur absence, péiféUfr dans l'utérus?

^ï est toute la question.

Quand j<- col de l'utérus a ses proportions normale», l'organe mâle ot l'organe femelle s'abouchent, pour ainsi dire, de telle façon qu'il est presque impossible au sperme de s'égarer et de «e perdre ^ mais qqand te col est atropb>^t o» seulement quand il p'a pas sa longueur ordinafre, ou quai^ le membre viril est lui-même d'une difpension trop court*, l'orgape mâle el l'or|p)np Feqielle sûdI séparés p#r uo '*otfi-

Tien DK eoneKVATioii m col m L'siteos. TSl valle assex grand pour permettre an sperme, turtoift si l'éjaciilalion n'est pas très énergique, d'abandonner ta direction que lui imprime l'urètre. — Dana ces cas, la ticondation peut très bien ne pas se produire.

Mais si l'espace qui, dans ces circonstances, sépare l'organe mAle de l'or^one femelle, vient à être comblé, soit par nn abaissement de l'utérus, koiI par une longueur plus considérable de ta verge, les conditions physiologiques du poU fécondant sont rétablies, et l'introduction du sperfae dai(s la matrice est rendue plus fiicile.

J'insiste sur ces considérations parce que, sons aller juB* qu'è l'atrophie complète, le i!ol de l'utérus a quelquefois des proportions a^seI exiguës pour amener les résultats que je signale, surtout quand ce dcfaut de volume n'est pu compensé, dans te coït, pnr une longueur de la verge pluf grande qu'i l'ordinaire. Ces circontlances sont quclquefais une cause de stérilité relative à laquelle le médecin ne prend souvent pas garde, et qui, j'en suis convaincu, ont dâ être confondues, en maintes occosions, avec ces prédispositions morales ou physiques, désignées sous le nom d'harmonie d'amour, et dont j'ai précédemment moniri l'inanité de Tinlluence. — C'est un chapitre de plus à ajonter k l'histoire de la stérilité relative.

Comme on le voit, l'eiamen de Torgaoe roAle et celui de l'organe femelle sont ici nécessaires pour établir un diagnostic certain; avec ces deux éléments, il est presque impossible de méconnaître le genre de stérilité auquel on a affaire.

Malheureusement, eatte eonaaiisaBce n'eat pas d'us grand secours pour la thérapeutique, r^r la médecine ne doit jamais prescrire ce que défendent la loi, la morale et II religion. Il n'en senït pas Af vA«e W ]» wMlMV» il>it

t'oit élre consiiliTi'e. tlnii.s ,

enliùrenieiit iiij-(Ie>sti< des r.

Ilyperlropliie du ml de I

ici que de railoiiecmeiil ,

prodoJMnl en dehors de loi

gène. Celle augmentation d

h lolalM do col et Unt«l ,

■Dieiu de tanche. Dugèi et

•tenpiea de l'un et de Taot

porte (2) une obser?alion qui

qoe cet allongement peut atb

"itale que ton In auteurs ne

Une semblable dilTormili ci

•Unces, enpéeher la récondatii

h-eol nlérin, poussé par la t

•oit « nail, soit en arrière,

l'oorerture du museau de tan<

>«bre riril, de telle sorte q

*iis le eol-de- sae du vagin.

A cet drcoastances puremen racomatlre la possibilité, Lisfr «««'ilité dans le cas qui nous o.

VIGI8 Dl CONrORMATlON DU COL DB l'oTÉRUS. 733

qui est en bas, dit-il, oiïre à peine le diamètre de 2 millimètres 1/2 environ (une ligne) ; il est percé à son centre d'une petite ouverture qu'on dirait avoir été pratiquée avec une vrille très fine; toujours, jusqu'aujourd'hui, j*ai observé que l'extrémité inférieurede la matrice gagnait en longueur ce qu'elle perdait en largeur. La disposition sur laquelle j'insiste, et que j'ai le premier indiquée, rend la conception très difficile et même ordinairement impossible. Sur le très grand nombre de personnes que j'ai touchées, ou que j'ai examinées avec le spéculum, j'ai reconnu que la forme da col utérin dont je m'occupe rendait les femmes stériles dixneuf fois sur vingt, et j'ai toujours appris, en les interrogeant, que celles qui avaient été assez heureuses pour devenir enceintes n'avaient fait ordinairement qu'un enfant et très rarement deux. J'écris ce que j'ai observé, et je ne soutiens point que les faits ne puissent pas oflrir des exceptions (1). x>

Il est difficile de comprendre, à moins de recourir è l'explication mécanique que j'ai fait connaître tout è l'heure, comment la forme conique du col ne peut permettre qu'une ou tout au plus deux fécondations. Si cette forme est un obstacle au passage du sperme dans le col de l'utérus, cet obstacle doit exister tant que la forme conique elle-même n'a pas été modifiée.

Je crains bien que Lisfranc n^ait pris ici l'elTet pour la cause: il est inconteslable que dans l'allongement considérable du col de la matrice, le sommet de ce col gagne en longueur ce qu'il perd en largeur, et ne présente plus qu'une ouverture excessivement étroite ; or , l'étroitesse plus grande de cet orifice le dispose fatalement à une occlusion

(4) Clinique chirurgicale de Vhôfital de la Pitié, t. Il, p. 439.

?ftà

plus Tacilej et l'*n comprend «Ion b W^—ee étiuiàm Hté ri'nne part, et é9 l'autre le petil neâfcra ii peiiHll qde «HDpteat les feminei efledées d'ase aMailie ffr rei)le<

Peitr obvier è cet incviiTiniBiit^ LirfrMe pirepdMf'jIMp» tslion dii col «le CelArei^ et il cite nèaia iém cm ateeHi tpiretlon ftK preti<)aée evec iMcèi, r>te ptr lui* M II Kconde par un Htre idMeeio qu'il ne neamepeti *L'«f4 ration dont je vieni d'entretenir le ledeart 4it-il •■ l—î ihant, entreral-elle dans le domaiiie èa h lAderfae *fi^ ntoirt ? Je latue k f etpérienea le tein de ééeiddr ciM grande qoAtliont >

L'eipérienn, grâce ft la pra^eate r^Mrte det aMetiMb n'a pu pronorieer sor un problème dont la leUtieB Ml àé\h donnée par la raison. Esl-it nére^saire, en eflet, de pratiquer rei(ir|ialion du col quand il suflit dans la Irêa gronde tnajurilt^ des cas, ilonscciiTi surloiit dont parle Litfranc, de dilaler l'ouvi-rture uléro-vagrnale Irop étroite, ou tout au moiiiit de la délia rrusser des miicogiléit, dea bridi-a ou des adh^ienccR qui m obstruent la ratilé';' Celle amiile manieuirc, laiildt de dilalalion et tanlAt de dé^ob»trul-lioa, amène le^ mêmes ré^iullats que l'amputalioii , et n'eipoie pa!i Ih femmes aux graves dangers qui, néceMuireiMBl , accompagnent une geuibluble upéralioii.

L'eitirpalion du roi serait cerlaineroenl plu» logiqee »i elle se proposait de prévenir reiitrecroisemeni du col utérin et de la verge; maïs quoud ou soiifieque l'aerroiiisement du col de l'utérus nlteinl rareini-ul lit longueur du vagin; que même, dan^ re i-us etliénie, U cunceplion peut encore avoir lieu, comme le ilémunlre uue obter- (ulioi) (te M. Dupurcque ; et qu'eiilin, il e>t possible à l'homme de parère cet ioeouvénieut eu n'introduisant «len

VlCii DE CONPORUATlOlf DU COL DK L^OTÊRUS. 735

la cavité vaginale que la moitié et même le tiers de la verge, on recule devant une opération si pleine de périls pour la vie de la malade, et dont les résultats peuvent être obtenus à des conditions moins onéreuses et pour la femme el pour le chirurgien.

J'estime donc que l'extirpation du col utérin doit être proscrite dans les circonstances dont il est ici question, et que la stérilité résultant de rallongement trop considérable du col de la matrice ^era combattue, tantôt parla dilatation de l'ouverture utéro-vaginale, surtout quand le museau de tanche présentera la Forme cohiquc signalée par Lisfranc, el tantôt par la position que le mari devra prendre pendant le toit, et par une moindre introduction du membre viril dans la cavité vaginale.

J'aurai l'occasion de revenir tout à l'heure sur chacun de ces détail!), quand je parlerai de l'étroitesse et de l'occlusion de l'erilicfi inférieur de l'utérus et des déplacements divers de l'organe gcstateur.

Obliléfntion de l* ouverture utéro-vaginale. — L'oblitération congénitale du col utérin, la seule qui m'occupe ici, peat, eu égard à son siège, se trouver, ou à l'ouverture taginale, ou sur un point, ou sur la totalité du parcours du eanal; eu égard à son étendue, l'oblitération peut être complète ou incomplète.

Arrêtons-nous d'abord au siège de Toblitération.

A l'orilice externe, l'oblitération est souvent constituée |iar la muqueuse vaginale qui tapisse sans interruption tout le museau de tanche; il est facile de constater la nature de raccluèion, soit par le toucher vaginal, soit par Texamen de Torganeii l'époque menstruelle. Par le toucher vaginal, lé doigt Délit, àù milieu du museau de lancht*, une légère dépresstoti , qui n'eèt autre chose que l'oUvertUrê uté-

736 noDBLU M u Màawnm mmimmumi- • rine ; sa fonnc , ion étandna tt n (:oiiliM ■• lifanM •ucQO dou(e lur h nitura ; de plu, nn dpoqMi am^ traellei, cette diiposition duptnti et Mt r—plicéi fÊtm» émineDce due k la preuioa qoe It uo§ aocanalft 4m l'utérua eterce sur cette partie noa edUnalt à» h ■» queuK vaginale.

Il Mt bien évideat qae je bit id ibatradioi im MoJnli ^e peut déleminer et que détenniae en efleC ■owte< obstacle h l'écoulepieat dei réglée. Cep—iMl il wriM quelquefois que ta nature ae lalGt à elle mtmtB, nîlw rendant moins abondant le Duïde catamteid, aait ca «|^ Tant lei forces de l'abiorptioo, de telle bçoe qM «ertMH femmes peuvent presque impnnimeot porter l'aMaaSe dont il s'agit ici.

Mais si leur santé générale eit quelquefois cnupatible avec cet état, leur féconilité est fatalement compromise jusqu'au jour où un libre passage sera ouvert au sperme; heureusement, dans ru ras, celte condition est facilement réolisabte, et le premier instrument venu, bislouri, trocari ou ciseaux, est bon pour fendre la muqueuse vaginale sur lu point correspondant i l'orifire citerne de l'utérus.

Je ne sais qui a projtosé de choisir l'époque menstruelle pour cette opération, sous préleile que la tumeur sanguine, alors opporeiite, la rend tout k la fois plus facile et plus sûre. Je ne partage pas cet avis. Comme facilité, ta dépression que l'on sent bit-n distinctement au museau de tanche dirige la main du chirurgien non moins sûrement qu'une tumeur, et comme sûreté, il y a moins k craindre les ecd> dents iiiOammaloiresi l'époque intermenstruel le que pendant l'écoulement calaménial.

Quoiqu'il en soit, après l'incision de la muqueuse vagi> nale , il est nécessaire d'cmpécber celle-ci de reUire

vir.es DE coïtponuATioN du col de l'vituvs. 7â7 L>^'oblitéralioii |jur railhi^rcnce des bords divisés, cl, à ccl I cflet, on introduit et oei luifse en |ilace dnns le conduit ulù- ' rio, jusqu'à parruilc cicolrisiilion de la muigueuse, une mècbe de char|jic, ou mieux encore, un pelil cilindre d'éponge qui fait en mèrni! temps l'oriice de dilatnleur, alors, bien entendu, que le canal est parr^ilement perméuble.

Car celte perméabilité est quelquefois abolie, c'està-dire que le col de la matrice est plein, et que son centre n'est pas traversé, comme dans l'élal normal, d'un conduit qui fait communiquer la cavité utérine avec la cavité vaginale.

tj'ai observé deux fois ce vice de conformation ; dans In deui cas les femmes qui le portaient étaient remarqua- Mes par le peu de développement de l'aftpareil génital et 4es organes qui entretiennent avec lui des relations inli- Ines. Ainsi chez une de ces fummes, âgée de vingt-trois ans, Fntérus avait tout au plus le volume qu'il présente tl l'âge dsdii anSj la vuhe, bien que des rapprochements umoureux •Basent eu lieu, était étroite, et les lèvres à peine saillantes; les poils du pubis, sans force, étaient clair-semés et ne frisaient pas; enlin, les seins étaient d'une petitesse extrême, et leurs mamelons ignoraient cet érûlliismc que produisent les désirs vénériens, les attouchements de riiomnie et quelquefois la menstruation, [,'hémurrhagie menstruelle, nécessairement absente, semblait avoir pris une autre voie et n'occasionnait même pas de congestions légères soit aux poumons, suit au cerveau, soit à tout autre organe, ainsi qu'il arrive souvent ilans les cas de ce genre.

En présence d'un tel état de choses, le chirurgien, s'ar-

mant du fer rouge ou du bislouri, doit-il creuser le cnnal

oublié par la nature? — Ëvidemme[it la vie de la malade

n'est pas compromise j il Taut simplement remédier à la

IT

iAmons okganiqdbs du col de l^dtébus. 789

inflainiDatoires qu'il fallut à tout prix combattre, on ne pat entretenir Tou^erture artificielle qui avait é(é pratiquée, «i que, lorsqu'on eut triomphé de la métro-péritonite, il eAt été nécessaire de recommencer le percement du col, ce qui, j'aime à le croire, ne vint même pas è la pensée de l'opérateur.

Cependant, je ne proscris pas l'opération d'une manière absolue ; mais j'estime que lorsqu'une décision aussi grave est prise, la malade doit avoir quelques chances de recouvrer une faculté pour laquelle elle expose son existence même. Le chirurgien est donc tenu, pour l'honneur de sa profession et dans l'intérêt de sa malade, de s'assurer de l'intégrité de tout l'appareil génital, et, s'il constate une autre cause irrémédiable destérilité, de s'abstenir et de repousser une opération tout è la fois dangereuse et inutile.

g II. — liésloiui organique» dn eol de l'ntéras.

Si l'on excepte quelques dégénérescences, qui même ne •OBt pas toujours une cause de stérilité, puisqu'on a vu des femmes portant un cancer au col de l'utérus être fécondées, je ne sais aucune lésion organique qui , par elle-même , empêche le sperme d'arriver dans la matrice. Sans doute beaucoup de ces affections, ainsi que je vais le dire, peuvent consécutivement créer des obstacles au passage du fluide séminal ; mais il n'est, je le répète, aucune rougeur, aucune érosion , aucune ulcération qui , par leur nature seule, soient capables de s'opposer è la conception.

Mais il n'en est plus de même quand on les considère dans les conséquences que quelques-unes d'entre elles peuvent entraîner, et aussi au point de vue du traitement qu'elles réclament.

' fiooi ces rapports, les affections dont il s'agit n^aboutis-

B LESIONS OHGAMgties DU COL DE l'uTÊRUS. 7/11

tants <le grosseur et très souvent cle ilouleur à In pression, que le simjile lourher vaginal suffît [iresque toujours pour le faire reconnailrc.

Quand le rétrécissement ne siège «{ue sur un point du m canal utérin, il est égnlemcnt uisé de le bons(:iler par le I eathétérisme, mais il n'est pas aussi facile de déterminer la nnlure du rélrénissetnenl. Sans doute, une mnin exercée ponrre faire la part de ce ({ui revient ou au durcissement de la muqueuse, ou ou bourrelet du tissu cellulaire sous-jacent, ou à l'induration du (issu même du col ; mais pour la majorité des médecins, j'estime celte distinction très difficile; fort lieureusement, elle n'a pas dans la pratique i'imporlance que l'on pourrait éire tenlé de lui attribuer, ainsi qu'on le verra tout à l'heure par ce que je dirai du Iraitoment h leur opposer.

Le seul point réellement essentiel est de déterminer l'état pnthologique du col, car lu thérapeutique â employer sera toute diftérente, selon que celui-ci sera ou ne sera pas

t engorgé.

Je n'ai point à faire ici l'histoire de l'engorgement du col utérin, que je dois considérer en lui-même, indépendamment des maladies, ulcérations, dégénérescences, etc., dont il n'est le plus souvent qu'un épiphénomène.

Presque toujours, quelle que soit la forme que revête l'engorgement, et qui l'a fait appeler lanlût engorgement rongeslif, lantât engorgement dur, rniïeclion est produite par un état phlcgmasiquc qui réclome ini)iérieuscment et eiclusivemeiit l'emidoi des nntiplilogisliques. Je ne parle pas de l'engorgement œdémateux ou œdèm..' du col utérin, qui n*a ordinairement lii'u qu'à la suite des ruucliLs, et qui, selon M. Duparcque, se dissipe toujours avec la fièvre de lait, car une pareille arfeclion ne saurait entrer dans le cadre

Ihi TROtIM.KS DB LA ll6GKr>TI0|i| SPEIIIIATIQIIB.

d'un liviesiir Ia iiléniilé, Or, ni une phle^masîp Mt \e. (to lie i)<^((arl de l'eiiftorfii^inent utérin, et conM^'iurmint-nl iti ri^tri^cisKcinenl du roi de h matrice, il faut busn »e garder, *uu!i préteite d'obvier è c« demîtir nccid«Pt, de recovrir k de» mo^fliiH qui auniiont |irécis^in«*nl(iour résultat) d'ing-

léquenl, tout dilal«trar in ne n'occupêre (|0c de jntralner* celte du rHr^

i«nfl in ca« dfi r^tréinn»e( |iar suite mos phlefnrpii di1nl«iil« sont i)*uH >cut-6lre eixrorf! pins de

tnenler l'état inflnmm sera soigneusement proi l'enfEurgcmeiit dont la diti cisoemeiit.

Mai*i il n'en «si |irs menLi partieU mm tnf^OT^vm masie du col de l'ulérn*; ici les inconteslnble utilité, el rendenl services que dans Ips rétrériKscrarnbi du canal de l'iirèlrp.

La posilion mobile de l'utérus dans l'eicavation du baff> lin, et la dirertion de son orilice vulvaire ne permettent pas de laisser h demeure des rorps rigides et lourds, qni eape> •eraienl la femme h des dan^rers réels, comme ne l'a qae trop montré h discussion de l'Académie de méderine lur It redresseur intra-utérin de M. Simpson et de M. Valleix {I ). Mais si des sondes métalliques ne sauraient tire laîasées ee place, on |ieut sans incon>énieDl pratiquer le ealhéléritiBe avec des sondes dont le calibre ira en au|{aienlSDl. Le séjov de la sonde dans la cavité du col aura une durée pfopor* lionuelle aut eiïorts qu'il Tnudra faire pour surmonter tt rétrécissement; cependant, en thèse générale, la sonda peut être maintenue dans le canal utéro-vulvaire depiii cïm minutes jusqu'à une demi-heure et même davanlafte.

Mais si les dilatateurs rigides ne doivent point être placé*

(t) Bitiiêtin itê fAetnUmù tU m^dteimi; Paris, iail«. t XlX,

LÉSIONS 0»GAKIV>UE$ PC GOL DE l'uTÉIU». 7/|â

à demeure dans la eavité du col de la matrice, on peut leur substituer des substances qui, augmentant de voiunie sous l'aetion de Thumidité « produisent une dilatation lente et progressive, et presque toujours exempte d'accidents fàcheoi.

De toutes les substances dont on pourrait tirer parti , l'éponge me parait réunir les conditions les plus favorables: disposée à prendre la forme que Ton désire, facile à introdaire dans la cavité utérine, assez légère pour être maintenue en place par les plis du vagin, et présentant à un haut degré les propriétés bydrophiles , elle me semble mériter, sous tous les rapports, la préférence sur les autres corpa dilatants avec lesquels on a construit les diverses espèces de bougies.

On taille dans un morceau d'épongé préparée un cylindre dont le volume doit égaler le diamètre de l'ouverture utérine^ et, après y avoir fixé un fil qui permette de le retirer, en le place dans la canule d'un trocart que l'on introduit dans la cavité du col de la matrice. Pendant qu'avec une tige on pousse le cylindre d'épongé vers le bord supérieur de la canule, on retire lentement celle-ci qui abandonne dans le canal utérin le cylindre qu*elle y a porté. . L'éponge peut rester plusieurs jours sans être retirée; il m'est arrivé de la laisser dii et même douze jours sans qu'elle déterminât le moindre accident; seulement la sécrétion muqueuse est considérablement augmentée, et Thygièoe, bien plutôt que la crainte de quelque accident, fait un devoir de remplacer le cylindre toutes les vingt-quatre ou toutes les quarante-huit heures.

Il arrive quelquefois que la dilatation, quelque méthodique et quelque bien faite qu'elle soit, est impuissante h faire disparaître le tissu anormal qui constitue le rétrécissement,

et qu'il Tout, comme dans les rélrécis<'t>iiirnls du canal iu l'iirèlre, recourir o la scarilicnliun cl à la raiil4ri»alion.

Ces di-uc o|i(^rarions éloiit égaleiiienl i)ùce»it^rs par la présence de brides ou du Taiisses membranes d£ielo(i|tto dans le ennui utérin, je renvoie leur eiumeii au paragraflw

i(ui va suivre, et qui s productions anormal

Obstruction du cath ulérii) )ieul être amenée verses natures: tanlAt de [tlusivurs calculs; larilO semblables il des bi )n

d'une vi^rilnble végt

' en partie à l'élude de cet

-L'ufa»lniclion du cual li-b circon^lancet de di- ! h la présence d'un un lit h des granulations <|ui, rniis, rcmplisseal le col elle est occasionnée |>er la formiilion de brides ou l'eisudalion de fausses membranes, comme dans Tobservalion de métritc diplilbéritiqQe que je rapporterai tout à l'heure; tanldt, enfin, et ce sont lei ces les plus fréquents, elle reconnaît pour cause les mucosttéf aécrélées par l'utérus, et dont l'abondance ou le darcissement créent, au passage du sperme, un obstacle souTeat infranchissable.

On comprend de quelle Importance est, uu point de voe du traitement, le diagnostic dilTércnticI de ces simple* rauMi d'obstruction, car en agissant h l'u^eugle on s'etposerait h aggraver le mal au lieu de le détruire.

L'inspection au spéculum et le rathétérisme utérin mbI ici d'une absolue nécessité.

Si l'obotruction est occasionnée par des calculs, li «oode en acrusira h présence por un bruit et par un choc bien connus des chirurgiens; ni l'enrhaloniiement, ni la mobî> lité, ni la multiplicité des concrétions pierreuses ne rendrent le diagnostic difficile et n'empicberont de recoanaître la nature de l'obstacle. Une bride on une cicatrici

LiSIONS ORGANIQUES DU COL DB l'uTÉIUS. 7&5

ficieuse, formées h une hauteur plus ou moins grande du canal, peuvent seules être confondues avec un calcul ; mais pour une main un peu exercée, cette confusion sera aisément écartée par la sensation d'une résistance plus ferme opposée par la pierre, et surtout par le bruit que produit en arrivant sur elle le bout d'une sonde métallique. Dans les cas de bride ou de cicatrice , l'obstacle semble céder devant reiïort de la sonde, et ne donne pas le bruit caractéristique des concrétions pierreuses.

Dans toutes les autres espèces d'obstruction , l'exameQ au spéculum établit le diagnostic d'une manière certaine» et il n'est souvent pas nécessaire d'écarter les lèvres du museau de tanche pour constater la présence soit de granu* lations, soit de mucosités liquides ou solides.

Le pronostic de ces diverses affections, au point de vue de la stérilité, n'a rien de grave ; c'est ici que l'on peut, avec toute raison, appliquer le fameux axiome : Sublatâ eausd toUUureffeciuSy et c'est en effet là, h l'enlèvement de la production normale, que se résume tout le traitement de Tniaptitude i la procréation.

Dans les cas de calculs, ceux-ci seront saisis, s'ils peuvent l'être, et amenés au dehors. Une pince a pansement dont les branches sont seulement un peu plus longues que celles des pinces ordinaires, suffît dans la majorité des cas, surtout si le calcul n'est pas très volumineux. Mais il est des circonstances ou la pierre violemment engagée dans le canal, après avoir franchi le sphincter utérin, refoule les tissus qui forment devant elle un bourrelet et en rendent par cela même l'extraction impossible. Dans ces cas, il faut se garder de toute manœuvre intempestive d'extraction, et se borner i repousser le calcul dans la cavité utérine, o& au besoin on le broierait par les mêmes procédés employés pour

LÉSIONS OMIMIQOBS DU COL DB l'oTÉBUS. 7/^7

que j'introduis rapidement dans toute la longueur du canal utérin^ et que je remplace ensuite par une mèche de charpie fortenient enduite de cérat pour prévenir radhéreuce des parois cautérisées. Cette manœuvre n'empêche en aucune façon on traitement général, s'il est nécessaire, comme dans les cas de végétations syphilitiques, ou un traitement local mieux approprié h la nature de Taflection. Le nitrate d'argent porté dans le canal utérin n'a d'autre prétention que celle de débarrasser ce canal des obstructions qui en gênent le parcours, mais il ne doit point s'élever jusqu'au titre de spécifique. Sans doute, dans beaucoup de circonstances, son action modifiera heureusement la vitalité des tissus et concourra ainsi à la disparition de la maladie mère, si je puis ainsi dire; mais cette action purement locale sera dans beau-* coup de cas insuffisante et réclamera le concours d'une mé« dication générale. Je n'ai point ici a faire l'histoire de cette médication, mais j'ai dû la signaler comme un complément indispensable du traitement de ce genre d'aiïections du col de la matrice.

Si l'obstruction est formée par des brides, une nodosité» une cicatrice vicieuse , ou par toute autre production de tissu anormal, que la dilatation telle que je l'ai expliquée plus haut est impuissante à faire disparaître, on ne devra pas hésiter à recourir aux scarifications, ainsi qu'on les pra* tique sur le canal de l'urètre. Quel que soit l'instrument dont on fas^e usage, que ce soit celui de M.Âmussat^ceiui de M. Leroy d'Etiolles, ou celui de M. Reybard, on devra toujours agir de haut en bas, c'est-à-dire de dedans en dehors, et ne pas intéresser les tissus sains du col de l'utérus.

Enfin, les mucosités que l'on rencontre si fréquemment dans le «mal utérin et qui sont plus souvent qu'on oe peoaa un obstacle réel au passage du sperme, rentrent tellemenidaM

ni tnr la Idik. ^^

7&8 TROCILBS nE ■.* RÉCrPTION SPBBM^TIQIII.

lesconsiiiénitionsqucj'imrni i {iri'KCiiler|i|ii!f tard sarla l«» corrhée, que je croi!i detotr réserver leur ùluile pour le <-llft> pilre consucré à riiifliicnce etercée [lor li-s prrtes blanrhn.

Cepeiidont je firai observer ici, pour n'y plus teyeaii, que 51 les mucosilés s'étaient durries, il les rnudrait wftJ sidérer comme du vi^nlr*^'*! -' -|I* et en opérer l'cùrM'' lion de la manière ([uc ut^-e plus Imut.

Oblitération du canal tUèrin. — Une graiMlc difT^rence exinio entre l'oblitération t taie dont j'sidéjt parié el

l'obliléfAtion accidentelle e sujet de ce parsftraphf.

Dans l'oblitération congt eu faisant abstraction <te>

cas constitués por rimperlun i do la muqueuse vaginale, le col est plein, le (jns^age au sperme n'a jamais ckisié, et l'art, s'il inlervicnt, est forcé de percer un canal à travers des tissus compactes. Dans l'oblitération tctUta* telle, en admettant l'adhérence tout entière des ptrois da conduit utérin, circonstance rare et extrême, la chirurgie opère sur des tissus anormaui et a, pour se conduire et ponr garant de son entreprise, les limites mêmes du canal naturel. Aussi, autant je me suis montré opposé à l'idée de créer oa canal alors que la nature n'en avait point marqué la voie, autant j'estime que l'art doit avantageusement intervenir dans les cas où il y a simple adhérence des parois d'un conduit etistant dcjà.

L'inflammation, l'ulcération et la cautérisation do col utérin sont les causes les plus ordinaires deson oblitération; celle-ci, comme je viens de le dire, s'opère par l'adhérence d'un ou de plusieurs points, ou de la totalité de la muqueuse utérine du cot. On l'obserte assox souvent k la aaite de chancres siégeant sur cette partie, et non moins fréquemment après des cautérisations au nitrate d'argent, n'importe pour quel motif, alors que le chirurgien n'a pea ea k

LiSIONS ORGANIQUES DO COL DB l'uTÈRUS. 7&9

soin d'introduire une mèche de charpie ou de linge entre les deux lèvres du col.

Si k une époque où l'on fait abus des cautérisations, et si an milieu des cas si nombreux d'inflammations et d'ulcérations, spécifiques ou non, du col utérin qui se présentent è la pratique médicale, on ne rencontre pas plus souvent l'accident dont il est ici question, il faut l'attribuer à la sécrétion muqueuse qui, dans toutes ces circonstances, est accrue, et dont le produit fait précisément l'ofBce du corps isolant dont je viens de parler, mèche de charpie ou languette de linge. De plus, dans les cas de cautérisation, l'eachare contribue aussi à isoler les surfaces avivées, car l'adhérence dont il s'agit se montre de préférence après une cautérisation légère, après l'action du nitrate d'argent, par exemple, plutôt qu'après celle du nitrate acide de mercure ou celle du fer rouge.

Cependant en dépit de ces circonstances heureuses, la matière plastique ne parvient pas toujours à être maintenue sur les parties où elle se forme, et alors, jetant des racines sur on point opposé, elle rapproche et réunit, en ces points, les parois du conduit utérin, et y détermine une oblitération complète sur une étendue plus ou moins considérable de son parcours.

Cet accident est sans doute une condition fAcheuse pour récoulement des règles ; mais il n'en faut pas déduire une impossibilité absolue, car des faits patents prouvent que le tissu vasculaire de l'intérieur de la matrice n'a pas seul le privilège de laisser échapper le sang des menstrues.

Mais si le flux cataménial peut venir au dehors malgré l'oblitération du col utérin, le sperme est incapable de pénétrer dans la cavité de la matrice, car pour lui le canal vagino-atérin est la seule et unique voie qui lui soit permise.

750 moniLKS ne i.a Ktr.f.rtmn npiRvji'nort.

Il f»ut ilonc, soiis peinp ilVin|)*rh(»r ;! jnmiiH la j

du produit mAlt? et du produit retni'lle, rétablir Ir fUMafcc

dans son int^priK^ ou tout an moîni rfnnn sa «iabîlilé.

Comme poiir l'oblîtérnlion confiétiitale «( ptiir les cm d'obdtructioii , IVtnmon bu nfiérulnm vl k raihéiMMM permettront toujoiirn df> c< rr l'nb^tarle apporta à la

pro^r«f;ition de la liiitieur »é e,

Jf ne refiendrni pas 5iir le» coiiMdéralioHs que j'ai préoentéeN h ce* occasion! «luetlc!) je renvoie le lae>

leur.

Qaant fe l'opérstion i -Ile conaiale tanlM «q m

liniple d^bridemeiit et Ianl4t en une drMerttnii des pana adhérentes; qucl<{uefois m^mt^ , iguand l'obi itérai ion o« perte que itnr un point, il suffit de forwr l'obsiado avpc la boot d'une sonde, et alors on retombe daaa i«a ou ia dilatation dont j'ai longuement parlé plos haut.

A moim d'm état de dégénérescence de l'organa mi de loate autre eonlre-indication formelle, le cbîrargien doit toujours agir dans les circonstances qui nons occnpeal. L'opération en elle-même, quelle que soit l'étenda* de l'oblitération, n'ext ni difficile pour l'homcDe de l'ut, ni dangereuse pour la patiente; tandis qu'elle est, au poial de vue de la fécondation, de la plus haute importâ«te, puiaiiu'olle remidie à uoe cause certaine de stérilité.

Lo col de l'utérus, sous l'enpirede reirilalion du ooit, et surtout sous l'action du sperme violeaanieot projeté «ootre lui, entre dans un étal particulier d'eicilafatlil^ ^ imprime à ses tibres circulaires et lorif^itudinalea des lau MBWli saeeaaaib de «oatnction et de dilalali— . Cm a»»-

LÉMOm TITALBft DU GOL DE l'uTÉMM. 751

tractions et ces dilatations alternatives produisent un effet h peo près analogue à celui des pompes aspirantes» pré-* sentent ao sperme sortant de la ?erge une ouveKure de réception plus grande, et le facilitent en même temps dans sa progression à travers le col.

Ces mouvements, ou si Ton aime mieoi cette excitabilité du col utérin, seconde si puissamment l'entrée et la marche du sperme dans Torgane femelle , que son absence , et flième son insuffisance, doivent être, dans beaucoup de cas, no empêchement a Tarrivée du sperme dans l'utérus, soit en Ini offrant une ouverture trop restreinte, soit en Taban» flonnant h non propre poids dans le canal du col de la ma« trice. Sans éoote, le hasard peut tellement aboucher Torifiee du museau de tanche et le méaturinaire de la verge que la liqueur proliBque arrive jusque dans Tutérus par la seule ibrce de projection qui lui est imprimée, surtout si le col ntérin est d'une asseï grande brièveté ; mais ces minutieuses circonstances, si elles créent des exceptions dont il faut tenir eom^ite, s'éloignent trop des conditions générales et régulières de la fécondation pour entrer dans les prévisions de la science et du bon sens le plus commun. Elles peuvent servir à expliquer certains faits anormaux que, sans elles, fions ne pourrions comprendre ; mais, je le répète, dans la Inès grande majorité des cas, il ne faut point espérer en elles pour remplacer rexcitabilité du col.

Cependant, i ne suffit pas que cette excitabilité existe fKiur que la fécondation se produise; il importe encore q«'eMe aoii contenue dans de certaines limites afin d'éviter la prédominance exclusive, soit des contractions, soit des dilatations, dont le résultat, dans l'un et l'autre ces, est la noo«errivée d« sperme dans l'utérus.

Eo conséquence, les lésions vitales du eei de la matrice

752 TROtlBLM DE LA RtCKPTION itPBIIllATIQCK.

lusreplibles de ronlrari^r le pa^snfte do U li'|uear sémÎMli (le l'orfiftiie niàlo dons lorgnne fumclte, «>iil ronstilufe*. tnnliU ])Br la diminution el laiilAt par raugnietilnlion lie l'eicitiibilité néreMnire à la réception pI i la pro^reMioo d u sperme.

Nous avons Jonc ainsi di hase» d'aQiectioiu, l'iim par aslli^nie et l'autre par :.

Mais avant d'aborder le xpéciolf dr chacune d'elles,

<]u'on me permette de re ir une quettiwi dont j'ai

précédemment poné le^ lei t qui comprend les rel^

lions <|ue cette excilabilitt entretient arec le plaûér

sexuel chei la femme, afin ivoir s'il est possible de formuler, d'après des données connues, le eritérium de b féconilité rhe/ le seie féminin.

En restant dans les termes absolus de causalité, on eft en droit de dire que le plaisir seiuel et l'eicitabilité du colde la matrice ne découlent pas de la même source ; mais lont en avouant que l'un et l'autre obéissent chacun è on eidlant spécial qui, pour lo volupté, est le désir, et poar l'eicitabilité utérine, le sperme, il faut reconnaître que Ici organes qui, respectivement, les manifestent, i" soDt aoH la dépendance des lois générales qui régissent toute réM" nomie ; 3° qu'ils ont entre eus des relations de voisiaage que rend plus intimes encore le but commun auquel ils coocourent.

Avec ces prémisses, dont j'ai constaté la réalité par dei expériences et des observations nombreuses dont la place n'est point ici, est-on autorisé h préjuger de la fécondilé d'une femme d'oprés la somme de plaisir qu'elle prend à la copulation? Je n'hésite pas i répondre par la négative.

Tous les jours, des femmes sont fécondées en apportant •o coït l'indifférence, le dégoût et même la baine ; tons Im

.LÉSIONS VITALES DU COL DE L'uTfiilUS* 753

joars, des femmes sont fécondées au milieu des souffrances qu'entraîne souvent la perte de la virginité, ou au milieu des douleurs morales et physiques du viol ; évidemment, dans toutes ces circonstances la volupté^ ou même la plus simple émotion amoureuse n'ont point été nécessaires pour Teicitabilité du col utérin ; celle-ci a obéi à son excitant naturel, le sperme, et le col de la matrice, pour se contracter et se dilater, n'a pas^eu besoin d'un signaf parti du consensus intime ou du clitoris. La fécondation s'est faite en dehors des relations que Tulérus entretient avec l'économie tout entière, par Faction seule de la vitalité propre de la ma- ^ trice.

Cependant je possède plusieurs observations de stérilité chez des femmes atteintes de frigidité congénitale, parmi lesquelles se trouvent quatre cas d'absence originelle du clitoris. Y a-t-il ici simple concomitance ou bien le sommeil de l'appareil copulateur aurait-il gagné l'organe geslateur ? Du reste, dans les diverses observations que j'ai recueillies, rien ne faisait pressentir la frigidité et la stérilité; toutes ces femmes avaient normalement développées, sauf le clitoris, toutes les parties sexuelles de la génération ; les poils du pubis n'étaient ni moins fournis ni moins frisés qu'à l'ordinaire; les seins avaient acquis un développement normal, et la menstruation s'accomplissait avec une régularité remarquable. Une de ces femmes, dont j'ai sous les yeux l'observation très détaillée, était un type de ce que, dans le monde, on appelle une femme passionnée : originaire de Marseille, et ayant dans les veines du sang arabe et italien, elle avait la peau d'une couleur brune, mais qui paraissait blanche h côté de tes longs cheveux noirs, dont l'abondance et la fermeté accusaient une vitalité exubérante. Ses yeux noirs,

largement fendus en amandes, dardaient des rayons de vois

7&lk TBODVLtS nB LA ktCtPTION flPKIIKATItïtB.

loplaense convoitise, et sa taille cambrée, nemblaDl en continuelle révolte contre li>s liens qui l'^treigoaienl, Bflit des mouTemenls si souples et si ondu1é<i que l'irnsçinaliM I«plu5 pares«ei»ela rëvail ie (ordnnl soiio l'étreinte d'an baisrr. Celte femme était |]Our ttvu<i \i-* hommes qui h vojaipnl, le prototype de la pn^sion et de lu toloplé; M cependant, douée de ce que j'ai appelé le lempénnieiil inlellectuel, elle n'avait jamais rotinu li'S délire» de l'amoar j elle apiioriait au coït une froide indiiïérenre.et *•» «i •rdeni dé<tr d'avoir des enfants, elle n'eAt pas iéterti 11 roucbe conjugale qu'elle accusait de sa stérilité. S<-s BinanU n'ayant pa^ été plus beureui que son ninri. elle rnr i-oii*ulti tt tiM fil aton l'avea de Tupècs de dégoAi que lui inspirait Iff copulation.

Il me fut impossible de rien constater d'aDormal dam son appareil générateur, et, subissant l'ignoranM oà me tetiaient alors des études trop saperBcielles, j'imtitiM aoe médication qui n'amena aucun henreui résultat.

Je dirai tont è l'heure ce que l'expérience depan cette époque m'a appris k ce sujet, et ce qu'en des circoiitlaMaB semblables je prends pour guide de mon diagoostie et de mon Uailement.

En cette place je refteiu aax relationsqni leableirt exisler entre le plaisir vénérien et la fécondité chex lefemMe.

Nou» venons de voir, non-seulement qne l'abseiMe 4a plaii>irratiuUlear, mais encore que l'existence de eonditioM tout opposées , c'esl-a-dire de la douleur physique •■ morale, n'étaient point des obstacles k la fécondalioa, et que »i, (Isni quelques cas, la stérilité de la femme se a»»trait en même temps qne sa frigidité, ce fait était BBeMOiple coïncidence bien plutôt qu'un résultat de cause à eflét. Ma» SI le fécondité de la femoM, o« plolM si l'e

iJtlOMS VITALES DU COL DB l'oTÉROS. 755

Hté otérine paraît être indépendante, dans de certaines limites, de Texistence du plaisir vénérien, il n'en csl plus de même quand ce plaisir atteint une puissance trop forte; la matrice retombe alors sous l'empire des lois générales de l'organisme et prend sa part de Texaltaiion que le coït communique à Téconomie tout entière.

C'est ce qui arrive en effet.

Les mariages d'amour à leur début et les femmes trop passionnées sont également stériles. Dans les ardeurs et les tressaillements d'un coït épileptiforme, l'utérus, spasmodiquement contracté, resserre et bouche l'ouverture du museau de tanche et force ainsi le sperme à se perdre sans profit dans la cavité vaginale; de plus, dans les convulsions de la volupté, les rapports d'opposition de l'organe mâle et de l'organe femelle sont altérés, et celte cause, toute mécanique, bien connue des femmes habiles dans l'art d'éviter les grossesses, joue un rôle plus important qu'on ne pense dans la stérilité des personnes à tempérament de feu.

Cependant, toutes les femmes qui trouvent dans la copulation des voluptés convulsives, ne sont pas fatalement condamnées à l'infécondité, et je pourrais citer de nombreui exemples de fécondation accomplie au milieu du délire erotique le plus prononcé. Dans ces cas, l'ulérus ne participe pas h l'escitation générale, et tout l'érélhisme se concentre dans l'appareil copulateur ; je suis convaincu que si l'on pouvait examiner la matrice dans ces rapides instants du délire cynique, on serait étonné de sa régularité fonctionnelle au milieu du désordre d'action qui caractérise toutes les facultés de l'organisme, ici encore, le plaisir véoérieD ne prai être pris comme thermomètre de l'excitabilité ut^ rine, et c'est ailleurs qu'il faut chercher les signes de la dûninution ou de l'augmentation de son énergie.

Oïliililaiilc siirloulcs les p

Il niulrico II

1 |J;i.s le |,h,i

se placent ces di.ers éi,|, miner plu,ieu,s fois et qi "Iri6nble,p|„,„„„|„|, li»eetio»ir,e(e„,ej,,„,|, ■''""'•'«prolongée., le, ■'.'""■"' '°"' oe,ui .Hère p ne plastique.

D«Mceicircomt.ncei,|« 'MbrrrinDuencedeceacani I Mgane tout entier, qm di*

géoérilion participée cet et.

. "'"• l'inaptitude 1 la Kc, O» commune au. o„ire,, , '""''"' P""" «rangement "•""'"'""• Dan» ce, circo, f.ol.d,„ig,eràlWtiedu

'".'''" Pl"»«*l'aireclion de, ," '"»'"'"«""l« l'MeilaWliM ,

LÉSIONS VITALES DU COL DE l'iTÉRUS. 757

h cette inertie dans les cas de stérilité dont nous nous occupons.

Il est peu aisé , j'en conviens, de tracer les limites exactes de ces deux causes morbides dont les actions concourent au même résultat; mais cette difficulté de diagnostic différentiel est de peu d'importance pour la thérapeutique, car les deux affections, reconnaissant la même origine, réclament un traitement identique.

' Je ne reviendrai pas ici sur ce que j'ai dit plusieurs fois dans le courant de cet ouvrage, relativement aux moyens de combattre avec succès les divers états d'affaiblissement général, et j'ai hAte d'arriver aux circonstances dont l'action toute locale détermine une diminution dans l'excitabilité utérine.

Parmi ces circonstances, les abus vénériens doivent se trouver en première ligne, que ces abus aient été des excès de coït ou des excès de masturbation.

Parlons d'abord des premiers.

Les abus des organes sexuels par la copulation peuvent avoir lieu de deux manières : ou le consensus intime reste étranger au rapprochement des sexes et le coït se réduit alors, selon l'expression de Champfort, au contact de deux épidermes : c'est la copulation des Olles publiques ; ou le consensus intime intervient par le désir, et la volupté est alors la conséquence, j'allais presque dire la récompense de cette intervention. Dans le premier cas, il n'y a abus que de l'organe copulateur, c'est-à-dire il n'y a abus que d'un tissu organique, dont les altérations sont celles de tout autre tissu analogue soumis aux mêmes influences; dans le second cas, au contraire, il y a abus du sens générateur, abus de tous ses attributs: désirs, tressaillements amoureux, volupté, etc., etc.

Jo (larlerai d'abo< Aïonl les rechercûci aion courante que U riles ; on ne H rem cette infécondité, fltt * un nllribut futal de

rnrent-UuLbdletet lé^lèrcset il (.'iitropril Hb

758 TBOnUEl Dl LA KÉCSmOM «PBBHATKIOI.

Pour le» dislingiier les uns de» sulrei, je nommeni ïolonlieri les résultats des premiers, frjteiî copulat^un ; «l | ceux des seconds, excès votupttuniX.

La distinction que j'établis ici est très importante, < 0(t ia le voir par es que je vais dire de l'inOiteaGe de chkcun de ces ctcès.

ulateur».

tucliAlelet, il ëtait d'opttaienl généralement *(é- )le eiBCl des tnoliri dk .

de informé, on en (aisnlj létier. '

nta pu ite rtuoni auM) une base solide à l'opiaiou,

quelle qu'elle fùl, que l'un detoit se faire de l'ujitilude dei prostituées à la Técoodation.

Ses recherches ramenèrent i des résultaU bien diflérenb de ceui sur lesquels reposait U croyance commune, et* s'il reconnut, en eiïet, qu'un petit nombre de prostitvées parvient jusqu'au terme ordinaire de la gestation, il constau, qu'en général , ces malheureuses n'avaient point perdi l'aptitude il la fécoodalion. Soit qu'elles le provoquent par des mojens crimioela, soit que les circoustances aoormalej de leur vie de débauche et de désordres le favorisent, un BTOrlement plus ou moins précoce est le résultat ordiuaire de leur conception. Sans nous arrêter à l'avor' lement provoqué par des manœuvres coupables et dont personne ne met en doute la fréquence, je rappellerai, comme confirmant les idées que j'ai déji émises sur tesavortements précoces eldontj'aurai plus loinii étudier l'étiologie, je rappellerai le passage suivant du litre de Pareiit-DucliAlc el, qui contient en même temps l'opinioa d'un dea

Lisions VITALES DU COL DB l'uTÉROS. 759

hommes les plus compétents en embryologie, de M. Serres: « J'ai parlé plus haut, dit Parent-Duchàtelel»de Tirrégularite de la menstruation chez quelques prostituées et des interruptions que présentaient chez elles cette évacuation dans une foule de circonstances; ne pourrait-on pas les Attribuer à une conception et à une véritable grossesse? Cette opinion, qui a été émise devant moi par plusieurs médecins et physiologistes distingués, acquiert une grande probabilité par les observations faites par M. Serres, lorsque les prostituées étaient soignées dans une des divisions de la Pitié. Je transcris ici les réponses que cet académicien Gt à mes questions : « Les pertes abondantes sont rares chez ces » femmes, mais les plus jeunes ont souvent des retards dans » leurs règles, qui se terminent par Texpulsion de ce qu'elles » appellent un bondon. Pendant deux années je ne fis pas » attention à cette expression ; mais, ayant dirigé mes re- V cherches sur l'embryologie, j'examinai avec soin ces pro- «ductions, et il me fut facile d'y reconnailre tousies carac- » tères de l'œuf humain. J'ai pu, (fans un court espace de » temps, en recueillir un grand nombre, qui tous étaient «sortis à une époque qui indiquait une conception de quatre » à cinq semaines; c'est toujours sur des filles de dix-huit à » vingt-quatre ans que j'ai pu faire ces observations (!)• »

Cette dernière phrase semblerait indiquer que l'exercice prolongé du métier de prostituée fait même perdre le triste privilège de Tavortement précoce par Tabsence complète de toute conception ; cependant, il est d'une notoriété incontestable que, lorsqu'une de ces malheureuses dit adieu au lupanar, se marie ou rentre dans les conditions d'une vie régulière, non-seulement elle montre, comme toute autre

(I) Df (a ftroitiluUm dans la viUe de Parié, 2* édit., 1. 1, p. 235 et S36.

760 TIIOI}IILt:i HE LA HeCEFTlolt ïPKBHATlVtlK.

remme, l'aplitudeà laft-rotulation, roais cucoreellf retrouve la faculté de forter » terme le Trait de sa conception vl ilc lui communiquer mie \ilalité qui n'est pas inférieure à relie des autres enfants.

Comme on le voit, les eJii^ts eopulntcurs ne défbérileiit la femme, ni tinnsie présent ni dans l'avenir, de sosdroîtsi la moternilé \ seulement ces cicès, se produisant nii milieu rie circonslannt's générales ou spériates qui p^élliïposl^nl i l'atorlement d'une manière étrange, font classer Ici malheureuses qui les commotlent dans une partie du cadre nosolof^ique oij elles n'ont qm; faire, alors qu'elle* défraient trouver place dans une division adjacente.

En est-il de inCme pour les excès amoureui ? Je ne le pense pas, et c'est cette difTérencc dans tes rénilUU amené* d'un cAté par les eicës copulsteurs, et de l'iulre par jet cicès voluptueux, qui m'a fait considérer comme très importante la distinction que j'ai établie entre eui.

Les quelques considérations qui vont suivre se rapportent k tous les eicès voluptueui, qu'ils soient produits par le coït ou par la masturbation.

Sous le rapport des eicès voluptueui par le coït, Paris est, saos contredit, ta ville d'Europe qui offre le plut vaste champ i l'observation. Par l'état de ses mœurs, par la tournure de son esprit, par la légèreté de son caractère, par soa amour du tute et par les app&ts sans nombre dont elle entoure les plaisirs, Paris possède une dusse de femmes, intermédiaires entre la prostituée et la femme honnête, qaî, tout en prenant des amants par intérêt et par espoir de lucre, se réservent le droit de les choisir, et se sauvegardent ainsi un excitant fc la copulation autre que le gain. On prévoit que je veux parler de ces femmes entrelenoes el de ces femmes de lliéAtrc que l'on ne rencontre que déi-

LÉSIONS VITALES DU COL DB L'UTÉKUg. 761

garées dans les autres capitales, et dont Paris possède des types aussi nombreux que variés.

Ces femmes, quel que soit le nom pompeux sous lequel eHes cachent leur métier, ne font pas autre chose que de la prostitution clandestine, et, comme les prostituées sou« mises h la surveillance de la police, elles commettent des excès copulateurs; mais se séparant ici de leurs rivales des rues, elles apportent dans ces excès un élément de plus, le plaisir. Â leur début dans la carrière elles ont fréquemment des conceptions, et il n'est pas rare, quand elles consentent è cesser leurs orgies, leurs veilles remplies par la débauche, et à se mettre en garde contre les chutes et les coups très fréquents dans leur position, il n'est pas rare, dis-je, de les voir arriver au terme ordinaire de la grossesse. Mais après un temps plus ou moins court de cette vie exubérante de plaisirs et de voluptés, elles perdent toute aptitude i la fécondation et ne rendent même plus le bondon des filles publiques.

Contrairement & ce qui arrive chez les prostituées, elles ne recouvrent pas en général la faculté procréatrice alors qu'elles rentrent dans le calme de la vie conjugale, de telle sorte qu'on peut dire que les excès voluptueux compromettent chez la femme les droits & la maternité non -seulement dans le présent, mais encore dans l'avenir.

J'ai acquis la conviction que je viens d'exprimer en interrogeant plus de 200 de ces femmes, dont les unes étaient dans leurs débordements et dont les autres s'étaient mariées ou vivaient maritalement avec un seul homme.

Sur les 200 femmes dont j'ai recueilli les aveux, qu'elles n'avaient aucun intérêt à fausser, il m'a été permis d'examiner les organes génitaux d'au moins 150, et chez la plus gronde majorité il m'a été impossible de rattacher la stérilité

leur et tluiis sa |ii»ilioii, iiuiuiii; rendre riiixm de lu >U'riliU'.

C'est alors i|uc je jiensnis ii li vitale, et que je M>n{;eais i(ue |>eul suite l'excitabilité utérine s'élaienl l« eicès méaK auxquels l'une et nÎMi.

Le toucher et l'eiamen au sp4 me révéler, je n'eus d'autre ress Ib tbtirapeutique, et de lever ainsi.

me donnerait, les dilGcuUés du diaf évidemmeat l'agent qui sollicitait rentes, et ce Tut à lui, en elTet, qui cooGrniatioi] de mes soupçons.

J'espérimeotai pour la premii remme de vingt-trois ans , petite, penchaot très prononcé pour li Élevée è la pension des légionnai avait une culture d'esprit qui cont sureiciter ses instincts vénériens.

BOB d'éducution, cVst-à-dire i dit- Dae femme entretenue et avait par

LtaORB WnàVEê DU COL Dl L'UTftftQf. 76d

vint l'étrange pensée de se marier. Elle crut que pour décider son amant i accomplir cet acte, il lui fallait l'excuse d'un enfant» et que, semblable à l'amour du poëte, son titre de mère lui ferait aux yeux de son mari une nouvelle virginité. Que ce motif fût légitime ou chimérique, la jeune femme ne rêva plus, dès ce moment, que grossesse, et, dans son désir de réaliser un vœu toujours déçu, elle se rappela qu'à une époque où la gestation lui eût été une charge, je l'avais interrogée et eiaminée au point de vue de sa stérilité, et elle pensa qu'ayant dirigé mes études de ce cété, je pourrais lui rendre une faculté qui était alors le but unique de toute son ambition. Elle vint me voir. Aucun trouble général, aucune lésion locale de l'appareil générateur, ne pouvant me rendre compte de cette inaptitude & la fécon-r dation, je m'arrêtai, comme je l'ai dit plus haut, à la pensée d'une altération vitale de l'utérus qu'expliquaient suffisamment d'ailleurs les excès vénériens précédemment commis. En conséquence, m'appuyant sur les succès obtenus par quelques praticiens au moyen de l'électricité (1), j'entrepris mon expérience dans le double but de contréler un diagnostic difficile et de tracer les limites d'action d'une ressource thérapeutique préconisée jusqu'alors sans indication précise.

Je me servis d'une pile à aimant de l'invention de MM. Breton frères; un des pèles était tantôt tenu dans la main de la jeune femme et tantôt appliqué sur l'abdomen ; l'autre, armé du pinceau métallique, fut immédiatement porté sur le col de l'utérus à travers un spéculum de verre qui, au besoin, aurait garanti de l'électricité les parties adjacentes à la matrice.

(4) Voyes Dachenne, De VélêciriêatUm loealUéê $1 de seg ajtpHealioni à la pkyHologie, à la pathologie et à la thérapeutique, Paris, 4 855, io-S.

LÉSIONS VITALES DU COL I>E l'uTÉBUS. 765

qui, après des excès voluptueux prolongés plus ou moins longtemps, n'ont pu retrouver leur fécondité dans le calme d'une vie régulière ; quand je pense à la stérilité qui , pendant de longues années, succède à des excès de masturbation, alors que la malheureuse victime les rachète par un ardent désir de maternité constamment déçu au milieu des conditions les plus heureuses du mariage, je me demande si le repos des organes sexuels, si la régularité des rapprochements amoureux, en un mot, si de meilleures conditions sociales ont bien réellement, après des excès vo-loptueux, rinfluence heureuse qu'il n'est pas possible de leur contester après les excès copulateurs. Ainsi que je viens de le dire, des exemples nombreux m'autorisent à ne pas leur accorder une importance trop considérable, et je pense que l'art doit bien plutôt compter sur les moyens thérapeutiques qu'il met directement en usage , que sur des prescriptions hygiéniques qui peuvent seconder un traitement, mais non en constituer la base.

Celle-ci doit être, à mon sens, puisée dans l'électricité.

Depuis l'observation que j'ai longuement rapportée plus haut, j'ai employé cette médication un nombre assez considérable de fois avec des chances diverses de succès. Sans doute ce moyen n'est pas infaillible, mais il réussit six fois sur dix ; et même dans beaucoup de cas ou je l'ai vu échouer, ta lésion vitale du col de l'utérus s'accompagnait d'une constitution misérable , d'un affaiblissement des forces de l'organisme , qui n'étaient probablement pas sans influence sur l'inertie utérine, et qui, à la place de rélectri«> cité , réclamaient une médication générale fortiGante et tonique. D'ailleurs^ une médication qui réussit dans plus de la moitié des cas où elle est employée, mérite une place honorable dans la thérapeutique, et je n'bésite pas à la

766 1 ROVBLBS DR LA fttCRPTIOH 8P»HATiO«l.

réclamer pour l'électrinté •Isn:» If» circonsbiace* qui ■wu occupent.

La lésion vilste qui Tait le «QJet de ce pingrapbe, n'catft-(lire rsiï«ihli<i8ement de l'eteilAbilité utérine, n'ai pat toujours Bm(.-né« par den e\cki «oluptuAus, aoil île mil, Mil <(e mastiirbnlion ; ?!i i[ni pré^iiknt sut aé-

\toift, peuvent lui c,el ce»c«u»*fonlqMl-

quefois nI obscureti Mtic tlirt-cl de rînertieda

col o»t presque imr loucher, ni à IViamea lo

spL^culuRi, rien ne e il'unc lésion titole ; aae

leucorrhée n'e^t pas qcI il bille atloclier qvd-

i|ue importance, ca n téelles inertie» olérioet

sans flueurs blau eur» blanches très abon-

ilantt's sans inertie i

Comme je l'ai déjà dit, on n'a que le critérium A* !■ thérapeutique ; aussi dans tous les cas ou la sléhlilé d'oM femme ne Irouvero !>on explication ni ilnns une slléralîeii afntiéàùhic J'uiie partie quelconque du l'appareil géoiUl, DÎ dans les condilioiu générale* de l'organàme nécMiairei aa libre eierciee de la faculté procréatrice, od deira diriger BD courant électrique du cAté du col de l'uléma, d'atfaat ■ieux que ce moyen, alors même qu'il échoue, m eompro- ■ct lu (a santé générale de la malade, ai les fonction! génitatea ellea-inèmes. Si des escès de coït ou de naatlurbalioa entrent dans l'histoire dea antécédenla de la [emme, la lëaioa dont je parle peut être légitimement admise, «■( alors l'élec* tricité doit être emplojée avec plus de confiance que daas lea cas où le diagnostic eat pour ainsi dire négatif.

Il est évident que si t'ioertie utérine était liée i qaelqM trooble des fonctions générales , ainsi que je le sigoalaii plus haut i l'occasioD de certains liiils observés par bmh, il eat évident» dii-je, qs'à l'uiploi de l'électfkité il bitdrait

LÉSIONS VITALES DU GOL DB l'uTÉRUS. 767

ajouter la médication nécessaire pour combattre ces troubles, et remplir toutes les indications que des états spéciaux pourraient réclamer.

Mais ces préceptes sont trop élémentaires pour m'arrèter davantage, et j'ai bAte d'arriver h la seconde forme que présentent les lésions vitales du col de l'utérus, c'est-àdire à l'augmentation de son excitabilité.

Augmentation de V excitabilité du col de l'utérus. — L'excitabilité morbide du col de l'utérus revêt trois formes : elle se présente tantôt à l'état spasmodique, tantôt à l'état névralgique, et tantôt à un état latent qui ne se révèle par aucun signe pathognomonique. Il est assez difficile de préciser les circonstances qui font prendre à l'affection telle forme plutôt que telle autre, car je les ai vues toutes les trois se produire au milieu de conditions parfaitement identiques.

Cependant il est une cause qui semble plus spécialement donner naissance a l'état latent, et comme cet état n'occasionne pas de douleur, ne trouble en aucune manière la santé de la femme, ou a fait très peu attention h lui d'abord, ett par suite, à la circonstance qui, très fréquemment, en est la source. Cette cause, je me bâte de le dire ici, bien que je me réserve de l'étudier plus longuement ailleurs, cette cause est le coït incomplet, c'est-à-dire pour la femJH l'eicitation voluptueuse sans réception de la liqueur spermatique dans ses organes.

Des trois formes que revêt l'excitabilité morbide du col de l'utérus, une seule, la forme spasmodique, me parait pouvoir empêcher l'entrée du sperme dans la matrice ; les deux autres, et la forme spasmodique peut également amener le même résultat, prédisposent seulement à ce que j'appelle les avortemenls précoces^ or, comme j'ai Tiotention de consacrer le dernier chapitre de cet ouvrage à cette espèce

7r)S TROUBLES DE I.A RÉCRFTIOM SI>E»MATIVt'K.

dimimsibilitè de faire des enfants, je renvoie naturclleinciil à ce chapitre les considérnlions que j'ai à présenter sur cet ôial morbide, sans même m'arrèter ici à la forme spasmoJique dont la ploce est dans un des paragraphes sui- \anl$. consacré nus changements de position que subit le I j^, |*ii(érus soit pendant le coït, soit en dehors de la copulation.

c If. ^ Corps étrancrra dana le col de Vatérae.

Sans parler des productions morbides, telles que tumeur, noivpe, etc., qui m'ont déjà occupé h Toccasion de Toblitération accidentelle du col de l'utérus, je dois signaler la possibilité de Tintroduction dans la cavité du col d un

corps élranjzcT, vomi du dehors. Mais la présence de ce corps étrîin<:er pressant sur une inuquense et Kiritre un orcane au«i >asrulairc (|ue Tulérus, ne tarderait pa< ;i déterniinei des arridenls Irè^^ «;ra>es; par runséquent. la stérilité qu'elle déterminerait serait excessivement p,issat:ère et tellement liée à un de re«^ é(a(< aimis dont fai a\i*c «ijn é\ilé ^hi^loire, (|ur ji» irois inutih; «le m'arrrlfr sur ih*< accidents dont il suHil (récrire le litre jïour en compremlr»* tout à la fois limportance et h' traitement.

« \. - %llérnti«m«> dr po«ltlf»ii du <*c»l de Tu trrii«.

^i Ton se rcml hien (omplr du mécanisme par lequel h* fluidi» séminal pas^iO il«» Tor;: irn» mAh» dans ri>r{»ane feimMIe, on l'oniprcndra comment une dé\inti<m du cn| de Tutéru'^ doient iariliUH'nt une < in^^e certaine de iM>n-iéconriatif>n. De |»lu*i, rn rélléchi^saiil aux rondilion^idiverse^ qui peuvent rouqiroli-s rappnrtsd'opposilinn du méat nrinairede l'homme

▲LtArATIONS de position du col DB L*UTÉRliS. 769

etda museau de tanche, on explique, comme je le disais plus haut, beaucoup de faits qui paraissent étranges, tels que la conception après un long temps de stérilité, ou la fécondation facile avec un individuet impossible avec un autre, etc.

Je ne prétends pas dire que toutes les bizarreries signalées dans les résultats de la fonction génératrice trouvent leur explication dans une altération des rapports de ^organe mâle et de l'organe femelle; mais j'estime que le nombre de ces bizarreries serait de beaucoup diminué, si, dans leur appréciation, on tenait un plus grand compte dé la position du col utérin considérée, non pas tant d'une manière absolue que relativement a la verge pendant le coït.

La difficulté de sa constatation est peut-être le motif qui a empêché d'accorder à cette circonstance toute la portée qu'elle possède, car, hAtons-nous de le dire, l'utérus, et surtout son col, subissent, pendant la copulation et à Tinsu de la femme, des mouvements qui altèrent les rapports d'opposition qui doivent exister entre l'ouverture de la verge et celle du museau de tanche, pour que la fécondation s'accomplisse.

Incontestablement, il est facile, dans la majorité des cas, de reconnaître une déviation utérine permanente, et il ne viendra à l'esprit de personne de contester un déplacement, quand, par exemple, le col de la matrice sera appliqué contre la paroi abdominale, ou que, recourbé en arrière, il présentera son ouverture à la concavité du sacrum; il ne viendra également à l'esprit de personne de ne pas admettre une inflexion de l'utérus^ quand celui-ci, incliné sur luimême, formera tumeur au cul-de-sac du vagin.

Ces déplacements sont à ce point manifestes et tellement grossiers, pour ainsi dire, qu'ils sont aisément constatés et reconnus par le doigt le moins exercé au toucher vaginal.

M^ g^ Jh d^plaremenU ijui ne se prudubral (jv'k M^^^4i«ait;qupInL-0|>utaliotiioit nuttreet <lH(>ar«lln ^^^^mtI* pitliologieordinnirR peul bien d^ditigncr, ^^^—^■'onl aucune inOueiice sur lu Ksnté île li frtatnt, ^^ ^pl h nalhntogie «pértale iJe la slérillt^ iloil Irnir ^igMrie, pui!>([i)*il!( se montrent ou momenl m^inooi ^ -i^àtr' norniflU' <le l'or^anL* L'!it le plus ri^ccMiire.

Gv ifflncement» pasiiegers Pt Fii^Hres, <{ui ne Uiawat ^g0^ inre a\>Th la co))ulalîon (|ui en fournit tout à h w k caujie et le mécanisme, ont )>eu attiré l'atleotiofe MM 'ici, parce i)u'il e»l presque impossible de les ^^ k fiit. qu'on me pasite reipre«<iîuti, et parce <]u« ncHtt ^(■f l'kabiluilc de n'accepter que ce que nos moTens d'in* iff^Miion nous loni directement constaler. CepeinJanl, 4«9 déplacements !ont bien r<^el<i, et je vain euater île ^tutrtt que, diinx quelques rsM, il e>l possible de le« re> ^«wnatlre au*^^i sûrement qu'une d('-%inlion permanente, et Mf, <Ia»s d'aulrex, on e»it nulurisé ii les AitmeMre ausii Intimement que lorsqu'on admet, par eiemple, une afTeclîon <le la moellf nu du cerveau ilnns une fiaraljsie partielle. J'aurai cloue A examiner séparément, car, ainsi qu'on le fcrra, leur histoire c»t toute difTc^renle ■ A. l'es déplacements utérins dépendants du coït ; H. Les déplacements utérins indcpendanb du coîl.

A. Ut'pliMtwvnti ul^rfn* (li*f>i-ndanU du eotf.

Il est peu de femmes dont l'utérus, et «urtout le col, le iruincnl eiairli'mcnl dans l'ave du tagin. e( qui, h une eiuloraliun allentivi-, ne ilécclent une déviation lé^sùre. tantôt fo atant, taitlût en arriére, ou lunldl .-ur les idlés; mais «iile iléviatTon eut insuffiMDte poor prmlutre la Bléritité, o«*

ALTiRATIONS DB POSITION DU COL DE L^OTÉRUS. 771

en nous servant d'un langage explicatif du |»hénon}ène, pour empêcher le passage du sperme de la verge dans la matrice, car beaucoup de ces femmes arrivent h h conception.

Chez celles dont le résultat de la copulation est négatif, et qui n'ont pas d'autres motifs de stérilité, il faut admettre que cette déviation légère s'accrott, pendant le coît^ au point d'altérer assez profondément les rapports d'opposition de la verge et du museau de tanche pour ne plus permettre la transmission du sperme de celle-ci dans celui-là.

Cette supposition est-elle admissible ou faut-il la reléguer parmi les rêveries pathologiques dont l'esprit abuse quelquefois dans on vain amour de classiGcation? Pour moi, c'est plus qu'une hypothèse, c'est une réalité, et j'espère que le lecteur, quand il connaîtra les motifs et les faits sur lesquels je m'appuie, partagera, lui aussi, la conviction qui me dicte ces lignes.

Les causes qui, pendant le coït, peuvent agir sur la stabilité de l'utérus, sont de deux sortes :

l"" Elles sont mécaniques;

2® Elles sont vitales.

Voyons donc l'influence de chacune de ces circonstances.

1* Cames mécaniques du déplacement utérin pendant le ccit. — Les déplacements qui tiennent à cette causer ne se peuvent produire que par une mobilité extrême de l'utérus, au moyen de laquelle l'organe gestateur subit l'influence des mouvements divers qu'exécute le bassin ; cette mobilité est presque toujours constatable en dehors du coït, grâce aux différences de position qu'affecte le col utérin selon la situation que l'on donne à la femme soumise au toucher vaginal.

Cette mobilité est amenée par diverses causes : tantôt elle est due à la laxité des tissus qui doivent maintenir la matrice en place ; Unt6t elle s'eiplique par Teogorgeroent d'un

T7$ noVUKS DS LA IIÈCXPTION HM^BMATIQim.

■■■t^ rvténi* []ui, itisufliiiaiit fiour iJélcraiiner one N|i ieiiM.nlr«lHe tout l'orgone par son |jropre poiils lorsqu'à mAîm bionblf! du bnsïiii lui \ictit en aiiie ; taolAl enfi^ liant 4e ce mouvement tic bascule siège dans un dMdsi

DtM lc5fss de ce genre, le cotl n'agît que par b poiili^ <!■« In femme prend pour l'accomjtlir; au(.*i, commejc tt4ini»plu>i haut, un peut, en reproduisant celle potilioi, <4ttriatfr direrleinent la déviation utérine. Je liens k M fcJTt titrer dans mon esprit aucune peiist'-e, et à ne laiscr ffftir «le ma plume aucune expression que »c puissent arccp* Mt lliomiAleté et la science ; mais je doit dire dans l'inlérèt ^ celle-ci el grâce oui pures intentions qui ui'aniinenl,4|H i*ai connu une dame, mère de quatre enfants, dont let rip- Mrls seiueUont toujours eu un résultat ni^f^alifdans la pnfition horiionlole, et que, les qiiiilre fois où elle e»l détenue mAm, «Ile a été fécondée alors que le bassin se trouvait dans )■ position verticale. Kn cette position, le col de l'utériu ^aitbien duns l'axe du vagin ; mais dès que la Femme se courhait, je ronstnlais une version très prononcée, tanlAt en ■vaut, lanlAt en arri(>rr, lontAt sur les calés, selon qu'elle M mettait sur le dus, sur le vitntre ou sur les Qanc^s. Celle mobilité en toussent m'n toujours fait croire ii unegntnde laiité des ligaments, d'autant mreui que la femme, d'un lemp' rnmentij'mplialiqiic tré> accusé, avait toutes les cbain d'une mollesse ettrëme.

Quand In direction du déplacement est déterminée par rauiimeiitation de poids d'un des deux ovaires ou d'une porlion de l'ulérus engorgée, la déviation de la matrice, on Icconiprend, ne se produit que daU'^ une seule jiosilion, et il j il iilors bien plus de cliaiicesde fécondation que dans le (gs précédent. Ici encore la constatntinn du déplacement est

ALTÉRATIONS DB POSITION DO COL DB l'uTÉRUS. 773

facile» et même dans quelque cas, la cause peut en être reconnue par le toucher rectal.

S'il fallait admettre avec Hippocrate que chez les femmes chargées d'embonpoint, la stérilité est due à une déviation de l'utérus amenée par la pression que Tépiploon exerce sur Torgane gestateur, on pourrait supposer le même pouvoir à la vessie distendue par l'urine et à l'intestin gorgé de matières fécales. M. Huguier est même allé jusqu'à ériger en principes de thérapeutique contre les déplacements utérins, la rétention des urines dans la vessie et la conservation des excréments dans le rectum ; mais ces moyens bizarres, pour ne rien dire de plus, sont tout aussi incapables de redresser on utérus renversé que de produire le renversement du même organe. Chez la femme dont j'ai parlé plus haut, et dont la matrice avait une mobilité si grande, la réplétion du rectum et celle de la vessie étaient sans aucune influence, ainsi que j'ai pu m'en assurer plusieurs fois en pratiquant le toucher, la femme étant debout.

Je crois donc que les déplacements mécaniques de l'utéros pendant le coït naissent de la position que prend la femme, et s'expliquent par l'une des deux circonstances que j'ai indiquées, ou par toutes les deux h la fois, c'est-à-dire laxité des ligaments, inégalité de poids sur on point quelconque de l'organe gestateur.

Ao pointdevue de la stérilité, ces accidents n'ont aucune gravité, puisqu'ils n'ont pas empêché la femme dont je partais tout à l'heure de devenir mère quatre fois; c'est qu'en effet il suffit, pour contre-balancer leur influence, de conseiller à la femme une position convenable pendant le coït, et dont un examen préalable détermine les éléments.

Quant à la cause du déplacement, qu*il est utile de combattre, moins pour obtenir la fécondation rendue facile par

iriircnir ds H

nh TI9VBU& DS L* itCBrTIOH «PBJUIATtOVI-

quelijues jirécaulioru liui» le roït, que pour firiircnir il BccidenU ultérieur!) plu.<! reiJaulables, il Uni d'abord M rechercher la ijuture et y conformer sa lliérapeuliqtie.

Dans les cas de laiiti^ des lif^amenU, wurtoul «'il y ■ ^rédoiniiiaiiCL' du ïyKtètne lvm|)tia(iquc. on recourra aui toih quel $ouâ toiite-< le» rormeti, iu (luiuquina, aux martiaui, el l'on )ire»crira une hygiène doril j'ni plun d'une toi» dau cet ouvrage cifiosé les principes, et sur tenquels je Di; pai> ni ne dois ici m'arréltT davantaf{e.

Opeudniit, comme thérapeutique locale, il Taudr» ÎMÎtlar fiu les injections vaginales froides, tuniques, au besou aitai un peu aromatiques, telles que la décoction de quinquina, dtt lh>ni. <!'* câmurin, et même une solution fuiblu d'alun; da phit on prescrira, en mAtne |pmp!> qtieces moyen*, des lave- BHPtf froids, des bains de siéf;e froids, el surtout, st la cImmo eat possible, des bnins de mer, avec Teau de laqoslle dai j^ectioBs vaginales seront pratiquées.

Dans les cas oii des accidents nerveux emptefaeraieBl l'awge des moyens que je viens d'indiquer, on se trouvera bien des fumigations vaginales faites avec des plaotMara- «itiques dont on verse la poudre sur un brisier placé aoH {ai organes génitaux; on peut encore administrer le* vapeon da« mêmes plantes aromatiques, aoit sous farine dedouckei, toit même en simple» fumigations.

Quand l'engorgement d'une portion de l'utérus, ou i|uand une affection des ovaires est la cause déterminante du dépifr garoent, on doit se renfermer dans les limites d'une médica' tion que je n'ai point à exposer ici et pour laquelle je renvoie la lecteur iiux ouvrages généraux qui la renferment.

>2* Causes vitales det déptacemetUs utérins pendant le

fifit. - Quelques pages plus haut, en perlant de l'aug-

ptalion de l'exciubilité du col de l'utéros, j'ai dit ^

ALTÉRATIONS DE POSiriOK DU COL DB l'utARDS. 775

cette excitabilité morbide se présentait sous trois formes, doDt Tone pouvait empêcher l'entrée du sperme dans la matrice par les mouvements spasmodiques qui s'emparaient du col de l'utérus.

Ces mouvements dont la femme a rarement conscience au moment du coït, surtout si celui-ci est voluptueux, mois qu'elle perçoit quelquefois en dehors de la copulation, comme une espèce de crampe qui s'irradie dans plusieurs parties du bassin ; ces mouvements, dis-je, sont de véritables déplacements pour les résultats qu'ils amènent, et doivent par cela même nous arrêter un instant ici.

J'ai dit précédemment qu'aucun lien direct n'unissait l'organe récepteur du sperme et l'appareil copulateur, et, que par conséquent, on ne pouvait pas mesurer le degré de la vitalité utérine sur l'énergie des jouissanees erotiques; j'ai cependant fait observer que la matrice et l'appareil sensuel avaient nécessairement entre eux des rapports de voisinage, et étaient l'un et l'autre soumis aux lois de la sensibilité générale; que, par conséquent, sans établir une échelle de gradation commune i tous deux, on pouvait jusqu'è un certain point préjuger de l'activité de l'une par la puissance de l'autre, comme, par exemple, on peut, d'après l'ardeur avec laquelle s'accomplit le coit, établir l'état de la circulation et de la respiration.

Ces rapports entre les spasmes cyniques et ceux du col utérin, qui découlent, je le répète encore, non d'une sympathie directe, mais des lois générales de l'économie, ont été de tous temps notés, non-seulement par les médecins, mais encore par lespoëtes. Mercurialis, en rapportant deux vers de Lucrèce^ se range è l'avis de l'auteur de la nature des choses : Est et aliud quod peto^ dit-il, audiatis sine risUf scilicet forma et ratio concubitus; tjuia si mu-

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