‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité v. 1-2Chapitre 13 sur 122 · ACTE CUPULAlEiJR CHEZ L^ilUMME. 2S · texte numérisé non relu

ACTE CUPULAlEiJR CHEZ L^ilUMME. 2S

sertioii de leurs Gbres. Cette couche profonde, exclusivement destinée a comprimer les deux hémisphèrest pourrait être désignée comme muscle particulier, sous le nom de musculus compressor hemisphœrium bulbi. Ses libres primitives présentent des stries transversales. »

Corps caverneux. — Les corps caverneux prennent une grande part dans le phénomène de l'érection, mais semblent ne jouer aucun rùle dans la manifestation de la volupté. Cette manière de voir est manifeste chez certains animaux dont la très grande partie de la verge est constituée par un os, comme chez Tours, la marte, le chien, le phoque, la loutre, le raton laveur, le blaireau, etc., etc. D'ailleurs, quand même les nerfs, en très petit nombre, qui se rendent aux corps caverneux, donneraient à ces parties une certaine sensibilité, celle-ci serait toujours très inférieure à la sensibilité exquise du gland, surtout si Ton considère que les corps caverneux du pénis sont enveloppés, comme par une forte cuirasse, par une membrane tendineuse, dure, insensible, qui, chez certains animaux, constitue la majeure partie de cette subdivision de la verge. Des expériences tentées par M. Kobelt sur des chiens, il résulte qu'une irritalion compressive exercée des deux côtés de la verge à l'état d*érection, si elle n'atteint pas les nerfs dorsaux, n*a pour ciïct ni chatouillement voluptueux, ni mouvement réflexe du muscle bulbo-caverneux, ni même du muscle ischiocaverneux.

Bien évidemment, les corps caverneux n'ont d'autres fonctions que celles de supporter les organes du plaisir, de les introduire dans le lieu qui leur est réservé et de servir d'excitant aux parties voluptueuses de la femme.

Jusqu'en ces derniers temps, on avait prétendu que les racines des corps caverneux s'inséraient sur la lèvre interne

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deTischion. M. Kobelt a le premier conslatii qu'elles sonl situées au devant de l'arcade pubienne, contre laquelle ces parties sont comme accolées, et que leur face postérieure seule repose sur les crètestrnnchantes delà lèvre eiterncdc la branche descendante du pubis, et cela par une surface linéaire. Cette position , qu'il était important de fixer, comme on le verra dans plusieurs parties de cet ouvrage, a sollicité mon attention, et je me suis plus d'une fois assuré du fait avancé par M. Kobelt sur des verges parfaitement injectées.

J'ai é{;alemcnt constaté sur les mêmes pièces, que chaque racine, avant de se réunir avec celle du côté opposé, présentait un ronflement bulbiforme, signolé seulement par quelques anatomistes, et ignoré par le plus grand nombre. J'ai même cru remarquer que ce bulbe était plus prononcé à droite qu'h gauche, circonstance qui me parait tenir a l'habitude de déjeter la verge à gauche, dans l'intention d'éviter In coulure médiane du pantalon.

La partie antérieure des corps caverneux se prolonge et se perd dans la substance du gland ; de plus, le bord supérieurdc leur cloison dépasse l'extrémité antérieure conoiile des corps caverneux, sous forme d'une gorge ouverte par en bas, sous laquelle la partie antérieure du canol de l'urètre se dirige vers son orifice cutané. De ce prolongement compacte et tendiniforme de la cloison, descendent encore, dans la couronne du gland, en dehors et en bas, deux autres prolongements ailés destinés à servir de base à ce bourrelet si sensible.

La forme générale du corps de l'organe est plutrtl fusiforme que cylindrique, et sa plus grande ampleur existe dans son tiers antérieur. Dans un membre parfaitement injecté, on remarque sur toute la longueur du pénis des

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