‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité v. 1-2Chapitre 15 sur 122 · ACTE COPULAIËUU CHEZ l'iIOMME · texte numérisé non relu

ACTE COPULAIËUU CHEZ l'iIOMME

dorsale du pénis, pénètrent de haut en bas dans la profondeur des corps caverneux.

» Oa estime facilement que ces petites artères doivent apporter dans le corps si volumineux de la verge, du sang artériel en bien moins grande quantité que ne le font les six artères assez considérables qui fournissent au bulbe, au corps spongieux et au gland. Au reste, si l'organe passif (gland^ corps spongieux et bulbe) a besoin, pour entrer en action, d'un sang artériel viviGant, l'organe de transmission (t^er^e), au contraire, parait plutcH être mis en jeu par la rétention du sang veineux. »

Les travaux de Tiedemann, de Mayer, de Millier, de Valentinetde M. Kobelt lui-même, nous apprennent fort peu de chose sur la distribution des nerfs dans le parenchyme des corps caverneux du pénis. On sait seulement qu'ils viennent presque tous du système sympathique ; mais on ignore si les 6lets qui les traversent leur appar*tiennent en propre.

Muscle isghio-gaverneux. — Aux corps caverneux du pénis se trouve annexé le muscle ischio-caverneux. Si Ton injecte la verge et si Ton enlève le bulbe, ce muscle répond h la forme générale des piliers des corps caverneux, qu'il dépasse beaucoup en longueur en bas. Sa longueur est de 8 centimètres ; il se compose d'une partie inférieure charnue et d*une partie supérieure tendineuse. Ses faisceaux musculaires proviennent de trois points différents, sans cependant être divisés en trois chefs distincts.

La partie moyenne ou principale prend son point de départ à âO-AO millimètres, sous l'extrémité arrondie du pilier de la face interne de la tubérosilé de Tischion, se dirige en haut, soit sous la branche de l'arcade pubienne, pour se rendre sur le pilier de la verge, où elle se termine

Ûa COPULATION.

h peu près tout entière dans un feuillet teudineux triangulaire. Ce dernier recouvre le bulbe du pilier de la verge, de telle façon que sa base repose sur Tétranglement de la racine du pubis. D'autres Bbres musculaires partent de la lèvre interne de rurcade pubienne et se dirigent oblique* ment en avant et en haut vers le bord interne de ce feuillet tendineux. Une troisième portion nait de la lèvre externe de l'arcade pubienne, se dirige en liaut et en avant et s'attache au bord externe de l'aponévrose triangulaire de la première portion.

L'ischio-cnverneux, ajoute M. Kobelt, n'est donc pas un muscle rubané, mais un muscle creux, en forme de cornet, qui renferme dans sa cavité toute la surface libre du pilier et de son bulbe.

La nouvelle théorie explicative de l'érection, moin< encore que les déductions pathologiques qu'on en peut tirer, sont mon excuse pour la longueur des détails anatomiques que je viens d*oxposer ; on en comprendra toute l'importance alors que j'établirai sur ces données tout un groupe de causes d'impuissance, et que je fonderai également sur elles tout un système de médication.

Mais il me faut a présent poursuivre l'œuvre physiologique , et expliquer comment agissent les uns sur les autres les divers organes que je viens de passer en revue, gour produire, non -seulement l'érection, mais encore les sensations voluptueuses inhérentes h l'acte de la copulation.

Lorsque l'instinct ou la volonté éveille en nous l'orgasme lénérien, il se produit au gland une excitabilité spécifique, sut generiSy propre au sens génital ; cette excitabilité, qui n'u aucune analogie avec la sensibilité générale, puisqu'elle

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