ACTE COPULATBUR €HEZ l'hOMMB
ne .saurait être éveillée par l'impression des agents extérieurs, a cependant de tels rapports avec celte sensibilité que relie* ci ne tarde pas à entrer en jeu et à faire éprouver son action à l'appareil nerveux si riche du gland. La vie propre de celui-ci commence alors; il devient pour Tindividu un organe tout à fait nouveau dans lequel Téréthisme vénérien se développe par suite des changements survenus dans sa sensibilité.
Cet éréthismc du gland appelle dans son parenchyme un alllux plus considérable de sang artériel, lequel est néanmoins insuffisant et ne détermine pas une compression intérieure assez intense et assez rapide pour produire l'excitation vénérienne. Il faut ici, dit M. Kobelt, quelque chose d'analogue au choc du cœur, un cœur des organes sexiœls. C'est l'appareil musculaire du bulbe, inactif pendant la première période, qui, dès le début de la seconde, est mis en mouvement par l'excitation du gland : phénomène réflexe qui a pour eiïet la participation involontaire de cet appareil musculaire.
Ainsi, pour relier entre elles les actions diverses du gland, du corps spongieux de l'urètre, du bulbe et du muscle bulbo-caverneux, nous devons considérer tout cet appareil comme une véritable machine hydraulique, dont le jeu accroît û chaque instant la force motrice. L'éréthisme vénérien, en éveillant la sensibilité générale du gland, attire dans cette partie une plus grande quantité de sang, dont l'elTot est d'augmenter suffisamment la sensibilité générale pour qu'elle aille retentir dans les centres nerveux. Par suite, l'excitabilité des muscles bulbo-caverneux est éveillée à son tour, et ses contractions, en comprimant le bulbe, chassent vers le gland, par le corps spongieux de l'urètre, un plus grand afflux de sang, lequel augmente encore la sensibilité
(iii gland qui, à son tour, double l'énergie contractile du muscle bulbo-caveriieux et, oinsi de suite, jusqu'au moment où rémission du sperme, annonçant que la fonction est remplie, ramène le calme au milieu de tout cet appareil si violemment agité.
L'expérience, dit M. Kobelt, m'a démontré que la nature emploie eiTectivement ce moyen. Sur des chiens récemment étranglés ou sur le point d'être asphyxiés par la strangulation, chez lesquels j'avais mis à nu la racine de la verge depuis en bas jusque sur le muscle bulbo-caverneuXy chaque fois que j'excitais le gland plus ou moins turgescent, le muscle bulbo-caverneux se contractait, par saccades, sur le bulbe rempli de sang et poussait par coups rapides le liquide à travers les conduits vasculaircs du corps spongieux de l'urètre jusque dans le gland qui arrivait ainsi à un développement complet. Souvent une seule excitation était suivie de plusieurs de ces contractions régulières rhythmiques ; durant ces alternatives de contraction et de dilatation, on vojait le sang aniuerpar les artères dans le bulbe, en être expulsé et porté vers le gland ; on ne saurait méconnaître une ressemblance Frappante de ce mode d'action avec la systole ei la diastole du cœur.
Les contractions du bulbo-caverneux sont également appréciables chez l'homme pendant le coït ; elles sont manifestement sensibles à la région du périnée et sous la symphyse du pubis.
D'autres circonstances secondaires augmentent encore la sensibilité du gland à chaque propulsion de In verge introduite dans le vagin : le prépuce est ramené sur la couronne du gland; et le frein est tiré en arrière et en bas, de manière que la peau du gland, dont la sensibilité est déjà si fortement exaltée, se trouve tendue autant que possible par ce