ANOMALIES DE LA VERGE
Un semblable (iéfaut de conrormation entraîne fatalement rimpaissance, mais n'est pas absolument une cause de stérilité. Il importe, en eiïet, que le bouton, le mamelon, en un mot la saillie du corps caverneux remplaçant le pénis, ait une ouverture extérieure communiquant avec les organes spermatiqnes, bien conformés d\nilleurs, pour que la fécondation s'accomplisse; car il suffit, dans quelques ca^,que le fluide séminal soit déposé h l'entrée des organes génitaux féminins, et qu'un certain éréthisme, comme nous le verrons ailleurs, existe chez la femme. Aussi M. Orfila, d'accord ici avec la plupart des auteurs, tout en reconnaissant la possibilité de la fécondation, repousse-t-il Taccusation de ^iol portée contre on individu atteint de ce vice de conformation (1). Cependant le pénis peut manquer complètement sans qu'il y ait même trace du canal de l'urètre; au moment où j'écris cet ouvrage, un journal en rapporte un exemple assez intéressant pour trouver place ici.
ex II s'est présenté mercredi matin, dit ce journal, à la consultation de M. Nélaton un cas très curieux :
» Une sage-femme est venue consulter M. Nélaton sur le sexe d'un enfant qu'elle apportait; elle était très embarrassée pour déclarer son sexe h l'état civil.
» Cet enfant, qui était né depuis deux jours, était parfaitement bien conformé et tétait très bien. Le scrotum était à la place où il se trouve habituellement, mais il y avait absence complète de pénis; à sa place, il n'y avait pas de traces, il n'y avait pas de cicatrice. On ne savait pas ce qui était contenu dans le scrotum : était-ce la vessie ou les testicules ?
» Après un examen attentif, M. Nélaton reconnut que
(I) Médecine légale, t. f, p. 477, 478.
158 IBIPDI88ANCB PAR VICR8 DK CONfOlMATION.
c'étaient bien les testicules qui se trouvaient dans \e» bourses. Ils étaient bien i leur place, mais du côté gauche« il y avait un épanchement de sérosité dans la tunique vaginale; il y avait uue hydrocèle. C'était donc un garçon.
» L'enfant se portait bien, ne paraissait nullement souTfrir de l'absence d'un organe aussi important que le pénM^ il fallait donc que Turine s'écoulât par quelque endroit.
» On examina à cet effet l'ombilic pour voir si l'urine ne sortait pas par là; car c'est presque toujours, comme chei le bœuf, par Touraque, restée perméable, que l'urine sort quand le pénis est imperforé ou manque complètement; mais le cordon ombilical ne présentait rien d'anormal ; il était ce qu'il est naturellement deux jours après la naissance, flasque, mou, tombant sur le ventre; la ligature était intacte. Il était don( certain qu^il ne donnait pas passage à Turinc
I) Ce liquide ne pouvait sortir que par la dernière voie qu'on n'avait pas explorée, le rectum. On questionna la sage-femme à l'eiïel de savoir comment étaient les selles de l'enfant ; elle répondit qu'elles étaient toujours liquides et semblaient contenir de l'urine. Il n'j avait plus de doute: c'était donc par le rectum que la vessie se vidait. Il y avait une communication entre ces deux cavités, une espèce de cloaque où se mélangeaient 1* urine et le méconium, pour être ensuite expulsés par l'anus (t). »
Dans de pareilles circonstances, en admettant que l'enfant atteigne l'âge adulte, non-seulement le coit, mais encore la fécondation sont impossibles.
Quoi qu'il en soit, la médecine est impuissante et la chirurgie désarmée devant une semblable inGrmité; il n*est
(I) Gazetu deê hôpitaux, 2S janvier 4 854, n* li.
ANOItALIIS DB LA VERGI. 159
pat âu pouvoir de l'homme de suppléer la nature dans les fonctions de la fie plastique.
Dimennans eœ^émes du pénis, — Ces dimensions eitrèmes peuTent être en plus ou en moins.
Le développement excessif de la verge n'est pas généralement admis comme une cause d'impuissance, et si quelques auteurs loi donnent ce caractère, ils ont soin d'ajouter que l'impuissance n'est alors que relative. Sans doute, à ne considérer que l'acte copulateur en lui-même, le volume trop considérable du pénis, soit en épaisseur, soit en longueur, D'empèche pas rigoureusement l'exercice de cet acte ; mais si Ton fait attention que le coït doit être, pour les deux sexes, une source de voluptés et non de douleurs, on conviendra que le but proposé est rarement atteint dans de pareilles circonstances. Le développement anormal en grosseur peut produire des contusions, des déchirements dans les organes génitaux de la femme; et sa longueur excessive peut amener au col de l'utérus des inflammations, et par suite le squirrhe; je ne parle pas de la douleur qui, dans ce cas, est toujours très grande, ainsi que le prouve l'exemple, rapporté par P. Zacchias, de cette courtisane de Rome qu'une semblable organisation d'un de ses amants faisait toujours tomber en syncope.
Toute médication est, en ces circonstances, parfaitement inutile. Le râle du médecin se borne à quelques conseils pour l'homme et à l'emploi d'un pessaire pour la femme. Au premier, on recommandera d'user de ménagements dans l'intromission de la verge, d'enduire celle-ci d'un corps gras pour faciliter son glissement, si la dimension est en grosseur, et de n'introduire que la moitié, le quart, etc., du membre viril, si la longueur de celui-ci constitue l'anomalie. Du côté de la femme, le pessaire, en refoulant aussi haut
160 IHpniBSANCI MR TICB9 Dl COMPOMATtON
que possible l'utérus, garaolira égalemeol le museau de tanche par la proéminence de ses bords. Enfin on aurasoio que le coït ne s'eierce que dans la posilton horiiontsie et dans des directions variables selon les c«s, et qu'il est inutile d'énumérer ici.
Le défaut contraire, c'est-i-dire la petitesse extrtme du |>énis, a été mis, ou point de vue de l'impuissance, sur )e même picn que son développement excessif. Cependant roid un fait oii le coït, c'est-à-dire le plaisir suifi de l'éjacnlitioo était impossible, et par conséquent l'impuissance absolue. Un étudiant en médecine, de dis-neul k vingt ans. Brésilien d'origine, se présenta k*roo consultation dans le courant de novembre 1852. Sa stature était grêle, sa voix Téminine ; le sy!<lème musculaire ft peine développé, sans prédominance aucune du tissu graisseux ; les cheveux chitains, pèles et clair-semés, étaient sang vigueur; la figure et la poitrine ne présentaient aucune Irocc de poils; le pubis n'en était p.is cnlièrcmenl dépourvu, mais ils étBientfins,asseE courts, et ne frisaient pns. Avant de me montrer ses orgones, le malade me dit qu'il avait non-seulement des déurs vénériens, mais encore des érections frcquentcs, et que lorsqu'il se masturbait, l'éjaculation avait lieu avec tous les phénomènes voluptueux qui l'accompagnent d'ordinaire, tandis que pendant le coït, l'éjaculation, quelque effort qu'il pdt faire, ne s'était Jamais produite. Le cas était bizarre, et avant de me perdre dans l'hypothèse d'une surexcitation nerveuse qui aurait mis obstacle à la libre circulation du sperme, je demandai à voir les organes de la génération. Quel ne fut pas mon étonnemeiit de rencontrer une verge presque imperceptible, dont il était diflicile de découvrir le gland. Le scrotum, les testicules, les canaux déférents, tout l'appareil, en un mot, avait également des proportions lilliputiennes.
AN0BIALIB8 DI LA VIBQB. 161
La verge en érection avait à peu près la grosseur d'un piquant ordinaire de porc-épic et était longue de 2 pouces. Les testicules atteignaient à peine le volume d'une aveline, et étaient difficiles à rencontrer lorsque le scrotum, en se ratatinant, les refoulait en haut.
A part cet arrêt de développement, tout l'appareil génital était parfaitement conformé. Cependant l'ouverture du prépuce était étroite à ce point qu'il était peu aisé d'y faire passer le gland. Celui-ci n'avait jamais vu le jour, et entre lui et son enveloppe s'était amassée une assez grande quan* tité de matière sébacée mêlée à du sperme, laquelle avait formé des calculs que je ne retirai pas sans occasionner au malade quelques douleurs.
Évidemment la pression exercée dans le coït par les parois vaginales sur la verge de ce jeune homme était nulle, ou tout au moins insuffisante pour porter le prépuce en arrière dans les mouvements de va-et-vient, et pour déterminer l'excitation nécessaire à l'éjaculation.
Le malade, à qui je développais cette manière de voir, qu'il n'avait jamais soupçonnée, voulut bien, en sa qualité d'étudiant en médecine, se soumettre à l'expérience suivante : un cylindre en caoutchouc, de la grosseur d'un pénis ordinaire, et dans l'intérieur duquel était taillé un canal dont le diamètre était exactement celui de la verge en érection, fut oiaintenu au pubis au moyen d'une lanière, également en caoutchouc, passée sur les lombes comme un bandage de corps. L'élasticité de cette lanière permettait les mouvements de va-et-vient du coït au cylindre, qui tes transmettait à la verge, emprisonnée dans son intérieur. Une prostituée s'étant prêtée à l'expérience, cette espèce de copulation s'eiïectua complètement, c'est-à-dire que Téja-
culation et les phénomènes voluptueux qui l'accompagnent
468 mPOIMARGI i^Al VIGU M CORntMATIOH.
•ttrcnt lieu comme dans les rapprochements ordinaires des scies.
Ce témoignage, qui ne me laissa pins aucun doute sur la cause de Timpuissance du jeune Brésilien, me suggéra le traitement que je crus devoir metlre en usage. Me rappelant cette loi physiologique d'une grande vérité, à savoir que le développement d'un organe est toujours en rapport avec son exercice, en d'autres termes, que plus un organe est mis en activité et plus il prend d'accroissement, je conseillai au malade de se livrer au coït aussi fréquemment que sa constitution délicate le lui permettait, armé de l'appareil que je lui avais fait construire et dont le canal intérieur devait être lapi^sé d'un corps gras très pur, autant pour faciliter les mouvements du cylindre sur la verge que pour donner un aiiment à l'obsorplion. Je ne négligeai point les ressources de l'hygiène, et je prescrivis en même temps une nourriture succulente, un régime tonique et les exercices corporels, tels que Tescrime, ta natation à la mer, etc.
Je n'ai revu qu'une seule fois le malade, trois mois après sa première visite; la verge s'était considérablement accrue, et il m'annonça qu'il avait deux fois exercé naturellement le coit, en ayont soin, quelque temps avant la copulation, de faire pratiquer des lotions astringentes aux organes génitaux de la femme. Je ne sais, au moment où j'écris, si le sujet de cette observation est encore i Paris ou s'il est retourné en Amérique ; je regrette vivement cette absence, car j'aurais voulu connaître les résultats d'une médication que j'emplojais pour la première fois et qu*il n'est pas donné de recommencer souvent. ^ ^
Mondât parle d*un instrument de son invention, dont je laisse au lecteur le soin d'apprécier le mérite, mais que je dois exposer ici, pour ne tenir dans Tombre aucun moyen
ANaMAUBS Vfi LA TBMB. 46ft
rfe Iraitement. « J'ai imaginé, dit-il, un instrument qui pré* sente une forme cylindrique, de 5 a 8 pouces de longueur, de 10 i 16 lignes de diamètre, ayant une extrémité libre, tandis que l'autre est montée sur un appareil auquel vient s'adapter une pompe aspirante. On introduit le pénis dans le cylindre, avec le soin de ramener en arrière le prépuce; on dirige l'instrument sur un plan incliné vers le haut, Tindîvidu étant debout. Le congesteur est fixé par une main, tandis que l'autre imprime au piston de légers mouvements pour faire le vide; le corps caverneux ne tarde pas à se gonfler; peu i peu le sang le pénètre de toutes parts, tout l'appareil génital subit l'impulsion érectile du pénis, que Ton fait durer de cinq à vingt minutes (1). »
Mondât se servait aussi de cet instrument pour déterminer l'érection d'une verge bien conformée dans les cas d'anaphrodisie. Je dirai, lorsque je serai arrivé à ce genre d'im* puissance, les résultats que m'a donnés le congesteur de ce praticien.
Bifurcation de la verge. — Tous les ouvrages de méde* cioe légale, tous les dictionnaires de médecine et les traités spéciaux des maladies des organes générateurs parlent de la bifurcation de la verge comme entraînant tantôt l'impuissance absolue et tentât l'impuissance relative. Ce vice de conformation se rencontre rarement seul ; il accompagne presque toujours quelque anomalie de l'appareil urinaire, et surtout l'extrophie de la vessie. C'est donc au paragraphe qae je consacre plus loin à cette infirmité que je renvoie le lecteur pour la description de la bifurcation de la verge.
f^icieuse direction du pénis, — Cette anomalie congénitale n'est jamais due k la rétraction de la peau ni a la brièveté du filet de la verge; elle réside essentiellement
[i) D9la stérilité de thomme et de la femme j p. 91 .
Ifi/l IMPUISSARf-E PAR VICRS DE CORt^ORUATtOK.
dons les cor|tg cnverneui, se présente très rarement ft l't^Ut de simfilicité, et accompagne pre9i|ue toujours uii vice de conrormation, soit de l'urHre, soit de la vessie, J.-L. l'etit, qui nous a laissé de précieux documents sur les maladies de la verge, rap|)orle à ce sujet une observation et unit nécropsie r|iii méritent de trouver ici une place. « Un étran* gcr, dit le célèbre cliirurgten, me consulta pour savoir si la mauvaise conTormation de sa verge, qu'il avait apportée de naissance, pouvait se réparer, ou si, telle qu'elle était, etio le rendrait impropre nu mariage qu'il était près de contracter : il avait la verge si considéruLtement recourbée, que
nit d'enveloppe dans toute sa
la peau du scrotum partie inférieure. Le gland était la siule partie saillante lors de l'érection, ou jilulAl lors du gonflement des corps cavcrneui et du gland ; l'ouverture de l'urètre était placée k l'endroit de la fusse navicuhiire, de manière que quand il rendait son urine, elle sortait en nappe et mouillait tout le scrotum. Je le jugeai impropre nu mariage, et lui conseillai de ne se point rendre aux raisons de ceux qui auraient envie de le délivrer de son incommodité par quelques opératiann. Je lui dis que, quoique les parties qu'on aurait à couper en faisant une opération ne fussent pas de conséquence, les suites pouvaient en être dangereuses; mais lic plus, qu'il n'obtiendrait jamais et; qu'il espérait; que, quand même il n'arriverait aucun accident, quand, après la cicatrice, la verge se trouverait entièrement séparée du scrotum, elle resterait toujours courbée en se gonflant, parce que la cicatrice ne pourrait jamais se prêter h l'allongement de la TCrge; que, outre cela, il y avait une autre cause de courbure è laquelle l'opération ne pourrait remédier. Il ne suivît point mon conseil : un autre le ))ersuada. Cependant, quoique je fusse d'un avis contraire, le malade désira quej
AROMALIKS DB LA VBHGE. 165
tasse k Topération : elle fut faite a? ec beaucoup de dextérité; mais la verge, quoique exactement séparée du scrotum, conservait sa courbure et jamais ne put être redressée ; elle resta telle après la cicatrice (1). »
J.-L. Petit pense que dans les cas de courbure originelle de la verge, les cellules du corps spongieux de Turètre ou des corps caverneux, selon que la partie concave est tournée en bas, en haut ou sur les côtés, sont plus petites ou moins nombreuses que les autres, et que la moindre quantité de sang qui y afQue détermine de ce côté un volume moins considérable du pénis.
A Tappui de cette manière de voir, il rapporte la né« cropsie suivante : « J*ai eu occasion, dit-il, de me convaincre de la réalité de ce fait sur le cadavre d'un enfant que l'on m'avait fait voir le jour même de sa naissonce, et auquel je ne voulus faire aucune opération : on me l'avait amené plusieurs fois pendant le cours de sa vie, espérant que je pourrais trouver quelques moyens de le guérir de l'hypospadias, accompagné d'une courbure pareille h celle dont il s'agit. Je le renvoyais toujours sans lui rien faire, disant aux père et mère que cette difformité était irréparable. Cet enfant mourut d'une fluxion de poitrine à l'Age de dix à douze ans. Je demandai d'en faire l'ouverture, ne voulant pas échapper cette occasion de satisfaire ma curiosité.
V Je découvris d'abord l'un des corps caverneux ; j'y Gs ouverture; j'y passai un tuyau dans lequel je soufflai; la verge se gonfla, se courba en dessous, et, pour la conserver dans cette figure, je fis une ligature au moyen de laquelleje retins l'air, puis je disséquai la verge et je trouvai que tout l'urètre était fort court; qu'il était, pour ainsi
(I) OEuvreê eamplètes, édit. 4 837, p. 745.
166 IBIPniSSANCI PAR VICIS DB COHfOlMATIOX.
dire, ligamenteux et inrapnble de s'étendre, n'ayant aucun tissu cellulaire. Je le séparai des deux corps caverneui fort exactement, mais avec beaucoup de peine; malgré cette sépflratioii, les corps caverneux ne s'allongèrent que fort peu; la verge resto courbe, ce qui me fit juger que la mauvaise conformation de l'urètre n'était pas la seule cause de la courbure, et que le dessous des corps caverneux y avait quelque part. Pour examiner la chose à loisir, j'emportai les pièces chez moi : ayant sé|)aré les corps caverneux d<' toute autri' partie, j'observai qo*en les tirant par les deux bouts, je ne poii\ais les allonger; et, les soufflant de nouveau por la première ouverture que j'avais faite, ils reprenaient la figure courbe, ce que j'attribuai d'abord à une bande ligamenteuse qui régnait h l'endroit d'où j'avais séparé l'urètre. Je séparai de cette bande tout ce que je pus sans ouvrir les corps caverneux ; je coupai même transversalement les fibres que je n'avais pu enlever; malgré tout cela, et malgré l'air que jesonllldis avec force, lescorpa cavernvMix conservèrent toujours leur courbure. Les avant soufflés pour la dernière fois, j'y retins l'air par une ligalun* et les lis sécher. Quelque temps après, je les coupai, l'un lon«>ituiiinalement, l'autre par tronçons; je reconnus qne la figure courbe qu'ils avaient toujours conservée dépendait de ce que leurs cellules étaient presque bouchées dans la partie cave de la courbure, et que, par degrés, elles s'élargissaient jusqu'à la partie convexe, où étaient les plus grandes, soit que ces celluliMi aient été ainsi dès la première conformation, ou qu'avant toujours été gênées par l'urètre et par la bande ligamenteuse, elles soient restée.^i petites, n*o\ant pas eu la facilité de s*étcndre comme les autres (l).»
(1 bK' CI/., p. 717, 718.
iimiALlBS B9 PRÉPIJGB. 102
La eoorbare congénitale de la verge« dépendant des corps caverneux ou du corps spongieux de l'urètre, ne doit point tenter Tbabileté du chirurgien; elle est inguérissable; rimpuîssance qu'elle entraîne est par conséquent absolue»
Le même accident, et ayant le même siège, peut se produire à la suite de certaines aiïections, comme la blennorrhagie, les contusions de la verge, etc.^ et peut alors, ainsi que je le dirai plus loin, réclamer efticacement les secours de l'art.
S n. — ABOotallM ém
Ahsencedu prépuce. — Ce vice de conformation ne pro« duit pas ordinairement l'impuissance, et nous ne le signalons ici, en passant, que parce qu'il enlève au gJand une partie de sa sensibilité et rend, par conséquent, le coït beaucoup moins voluptueux.
Cette dernière circonstance n'est pas, on le comprend^ sans avoir une certaine influence sur les désirs vénériens.
Depuis longtemps on a cherché i faire artiBciellement un prépuce, d'autant mieux que sadisparition a quelquefois liea accidentellement, à la suite de la circoncision ou de la gangrène de cet organe. Ceisc indique deux procédés opératoires, dont l'un est applicable à l'absence congénitale du prépuce, et l'autre h sa chute accidentelle.
Le premier, qui seul nous intéresse ici, consiste à inciser circulairement au-dessous du gland la peau de la verge, de manière à partager en deux cylindres le fourreau du pénis. Le cylindre antérieur est attiré sur le gland et maintenu dans cette position pur des Gis attachés à une sonde introduite dans le canal de l'urètre, tandis que l'on interpose de la charpie aux lèvres de l'incision circulaire pour roainteoir l'espace qui les sépare. Malheureusement, la rétrac-
168 lapurssAitce fai vicbs db conFoiiHATio%.
tilité de la cicolritc neulnilise les efTorti de l'art, et rend
cette [telitR inlirmité incurable.
Quelqucrois le pri^pucc tie manque pas enlièretncnt, et il ert existe un ou deux lambeaui qui ginent plus ou moins l'acte copulaleur.
Quand il n'v u qu'un lambeau, il se trouve ordinntrcment i la face dorsole de la tcrge, et peut lanlAt dépasser le glund, tantôt n'arrêter i so couronne sous forme de bourrelet. Dans l'un el l'uulre cas, où il est faciL' do comprendre combien le coït e»t dérectueui, l'etciHion est indiqut^e; on produit alors l'absence complète du prépuce, qui, ai elle prive le gland d'une eensibitilé plus exquise, ne met pas, du mains, obstacle à ta copulation.
Quand deui ou plusieurs lambeaux existent, ils pcutenl èlrc ou lous indépendants tes uns des autres, ou réunie pur un seul de leurs bords. — C'est une espèce de bcc-dc-liitre du prépuce, simple ou multiple. — La réunion des bords libres peut se faire, soit nu mo>en de ligatures, »oit en avivant ces bords; mais il faut avotrsotn de laisser une érhnncrure ti la partie aiiti^ricure du prépuce, pour que cet ori- Kcc donne librement passage au gland. Cette opération n'est ni sans dangers ni sans inconvénients : les dangers résuKent de la ligature qui pourrait produire le pbimosis ou le paraphimosis, el les inconvénients, de ce que la portion du prépuce qui cnrresponil h sa diviMon, pourrait, après la réunion de sn fenic, n'avoir pas a<sei d'étendue pour loisscr librement passer le gland. Aussi faut-il s'abstenir de toute opération dans le cas oîi la dirTorniilé n'est pos considérable, et, quand l'ort est obligé d'intervenir, n'employer, à défaut de l'avivemenl, que la suture la plus simple, celle à anse on celle à surjcl.
Phimoais. — Le pliimosts est constitué par un ollongo-
ANOMALIES DU PRÉFUCB. 169
meot plus ou moins considérable du prépuce avec rétrécissement plus ou moins marqué de cette enveloppe, et qui peut aller jusqu'à son occlusion complète. Cette dernière circonstance rendrait impossibles, non-seulement le coît| mais encore la fécondation, si les individus qui en sont atteints pouvaient conserver ce vice de conformation jusqu'à la puberté ; on comprend, en eiïet, qu'à moins d'une ouverture anormale de l'urètre, une prompte opération soit nécessaire pour évacuer l'urine amassée entre le gland et le prépuce fermé, et prévenir ainsi les accidents les plus graves.
Je ne m'occuperai pas plus longtemps de celte espèce de phimosis.
Le phimosis ordinaire, celui qui ne présente qu'un rétrécissement plus ou moins considérable du prépuce, avec une longueur trop grande de cette enveloppe, n'est pas, rigou* reusement parlant , une cause d'impuissance, — il serait plutôt un motif de stérilité; — mais il contrarie de deux façons le coït, et c'est à ce titre que je lui donne ici une place.
Par son rétrécissement, le prépuce prive le gland de cette cicitation voluptueuse qu'il acquiert par son contact tfvec la muqueuse du vagin , et peut s'opposer à son érection complète par l'espèce d'emprisonnement qu'il lui fait subir dans sa partie rétrécie. Je ne parle pas d'une complication asseï fréquente du phimosis naturel, la brièveté du frein, à laquelle je reviendrai tout à l'heure, et qui, dans le cas qui nous occupe, augmente les inconvénients que je viens de signaler.
Eu égard à sa longueur, le prépuce gène le coït, en formant au-devant du gland un véritable bourrelet qui peut, 5oit blesser les organes de la femme, soit rendre douloureuse pour l'homme l'intromission de la verge.
170 IMFUIS8ANCB MM VIGI8 UB COHVOMVATIOR.
Heureusement, l'art n'est pas désarmé de? anl une pareille infirmité, et la chirurgie peut toujours la faire disparaître. Trois méthodes eiislent pour atteindre ce résultat : TiDci* sion, l'excision et la circoncision.
Si Ton réfléchit que le phimosis congénital est constitué tout k la fois par rallongement et le rélrécissement du prépuce, on repoussera l'incision comme n'obviant qu'au rétrécissement, et la circoncision comme ne détruisant que la partie superflue du prépuce. Cependant ces deux caractères du phimosis naturel ne sont pas tellement inséparables que Tun pui>se se montrer sans l'autre, et alors, selon la difformité » détruire, on pourra recourir, soit à l'incision, soit a la cirroncision.
Mais dans les cas ordinaires, lorsqu'il faudra faire disparaître tout à la fois l'allongement et le rétrécissement du prépuce, il sera nécessaire d'opérer l'excision.
Par le procédé ordinaire, on pratique d'abord l'incision. Celle-ci se fait en insinuant entre le gland et le prépuce, è la face supérieure et sur la ligne moyenne jusqu'au cul-desac de la muqueuse, une sonde cannelée ordinaire. Pendant qu'un aide soutient la verge en rapport avec la sonde, et attire la peau en arrière afin que l'incision ne Tintéresse pas trop loin, le chirurgien lient lui-même la sonde de la main gauche, et fuit glisser sur sa cannelure un bistouri droit è lame étroite et à pointe aiguë. Quand il sent que le bistouri est parvenu au cul-de-sac de la sonde, il relève la pointe de l'instrument qui pénètre dans les téguments, et attire la lame mntre lui, en incisant le prépuce d'arrière en avant. On termine l'opération en divisant, k l'aide des ciseaux, la petite bride que forme d'ordinaire la muqueuse au delà de l'incision.
Après ce premier temps de Teicision, on saisit l'un après
ANOMALIES BU PRBIlf. I7f
Tautre les deax lambeaux du prépuce, on les tend suffisamment, et Ton en excise on morceau triangulaire avec le bistouri ou éa forts ciseaui.
On pourrait è la rigueur, si le rétrécissement et rallongement du prépuce étaient assez prononcés, pratiquer d'abord la circoncision pour retrancher la partie superflue et recourir ensuite à l'incision pour opérer le débridement. C'est ainsi que je me suis comporté dans une circonstance OQ Texcision ne m*aurait donné qu'un résultat incomplet.
On réunit la peau et la muqueuse, soit par quelques points de suture, soit par des serres fines, qui, très fréquemment, amènent la réunion par première intention.
Adhérence du prépuce et du gland, — C'est ordinairement une complication du phimosis, et, quoique cette complication soit souvent accidentelle et résulte de la balanite, elle peut cependant être originelle et accompagner comme telle le phimosis congénital.
Sans doute la gène dans le coït est augmentée par cette complication, dont toute la gravité réside cependant dans le traitement chirurgical. C'est une dissection longue, pénible et douloureuse qu'il faut faire, et qui doit constamment respecter le gland, pour éviter une hémorrhagie, quelquefois très difficile k arrêter.
S m. — Ab^omIIm dm Ênîm.
Brièveté du frein. — Cette anomalie trop prononcée, en tirant fortement en bas le méat urinaire, a pu faire croire è des observateurs superficiels, soit à Teiistence d'un hypespadias, soit & une courbure de la verge.
Mais si la trop grande brièveté du frein ne fait que simuler ces deux vices de conformation, elle donne naisaaooe aus
172 I1IPUI88ANCB PAl VICE8 DB CORPOiMATION.
menues accidents, et peut être, par conséquent, regardée comme contraire i une copulation régulière.
Heureusement le mal n'est pas considérable^ parce <|ue rien n*est plus facile que d'y remédier : il suffit de couper le frein. Sou? ent cette petite opération se fait naturellement aui premières approches, surtout si la vulve oiïrc une ouverture étroite. Mais quand cette rupture ne s est pas opérée pendant le coït, on incise le filet, soit par un coup de ciseaui, soit avec le bistouri, en ayant soin de placer un peu de charpie entre les lèvres de la plaie pour prévenir leur réunion.
S IW. — AB^nalIcs ém slaaJ et de rarétrc.
Les vices de conformation du gland se confondent avec ceux de Turètre, parce que ces difformités portent toutes sur le méat urinairc, qui est In terminaison ou l'ouverture extérieure de ce canal.
De plus, la description de ces anomalies ne doit point trouver place dans ce chapitre, car de deux choses l'une, ou l'urètre n'existe pas, ou il est vicieusement conformé.
S'il n'existe pas, ou s'il est oblitéré dans un point de son étendue, la chirurgie aura dû intervenir avant que l'individu ne soit apte à la génération; et si ce canal a été rétabli dans sa position normale ou dans une direction artificielle, mais de manière à donner passage à l'urine, la stérilité pourra en être la conséquence, mais l'impuissance n'en sera pas fatalement un effet.
De même, dans la vicieuse conformation de l'urètre, comme, par exemple, dans les cas d'hypospadias et d'épispadi9s,les résultats sont analogues à ceux que je viens de citer, et, par conséquent, l'examen des anomalies qui affectent le canal de Turètre et le gland trouve plus naturelle-
ANOMAUBS DB LA VBS8IB. 17S
ment sa place dans le livre consacré à la stérilité de rhorome que dans celai dont l'impuissance fait le sujet.
Par les mêmes motifs et pour éviter les redites, je renvoie au cadre de la stérilité la description des anomalies du verumontanomi des canaux éjaculateurs,des vésicules séminales, des canaux déférents et des testicules, tout en me réservant le droit d'indiquer celles de ces anomalies qui seront tout à la fois causes d'impuissance et de stérilité.
Des diiïérents vices de conformation qui affectent la vessie, un seul rentre dans mon sujet : c'est l'exstropliie ou la hernie congénitale de cet organe.
L'exstrophie de la vessie n'est pas précisément par ellemême une cause d'impuissance; mais, dans la majorité des cas, elle s'accompagne, soit d'une atrophie, soit d'une vicieuse conformation de la verge, qui entraînent à leur suite l'anaphrodisie, et qui me forcent par cela même a lui donner ici une place.
L'exstrophie de la vessie, que l'on appelle encore l'extroversion, l'inversion, la hernie congénitale de la vessie, est caractérisée par l'absence de la paroi antérieure de cet organe et par la sortie de sa paroi postérieure à travers les fibres écartées de la ligne blanche. Cette tumeur est globuleuse, fongoïde, et présente un volume variable selon l'âge du sujet, selon sa position et selon l'état de repos et de fatigue. Sa surface, d'un rouge plus ou moins vif, enduite de mucosités, est facilement irritable et continuellement le siège d*un suintement involontaire d'urine.
Cet état a la plus grande influence, non-seulement sur la fonction urinaire, dont je n'ai pas i m'occuper, mais en^ core sur la fonction copulatrice et fécondante.
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Au point de vue de la copulalion, elle peut, dans quelqi cas rare?» ne porter atteinte ni au& désirs véoéheos, ni an coït. M. Iluguier en a rencontré un eseniple è l'IiApitai de la Charité de Paris, alors qu'il suppléait M. Gerdy. Passant en revue les diverses lésions de l'appareil dénito-ttrmâiffe qui accompagBaieot l'eistrophie de la messie dont il raixNile l'observation, il arrive à la verge, et dit : « Ise pénis de ce sujet présente aussi des vices de conformation. Cet organe a l'aspect d*un tubercule long d*un pouce environ; il est pourvu d*un gland imperforé ; le canal de l'urètre manque entièrement. La totalité du pénis rudimentaire est formée par les corps caverneux médiocrement développés. Le malade nous a assuré cependont qu'il pouvait accomplir parfaitement l'acte du coït. Il parott même que depuis Tàge de quinze ans il se li\re aux plaisirs de l'amour. Dans ce moment-là, dit-il, la verge enlre en érection et acquiert une longueur de (rois pouces environ. Le spasme voluptueux est toujours suivi, au dire du sujet, d'une émission spermatique; lo fluide se répond alors autour de la base de la tumeur; il n'est pas lancé, il coule en nappe (1). »
Mais, ainsi que je le disais plus haut, les cas où la fonction copulatrice est conservée sont rares. Tantôt la verge, réduite a quelques centimètres chez l'adulte, présente è sa partie supérieure une gouttière formée par la paroi inférieure de l'urètre, et au-dessous du gland, un lambeau de peau qui rappelle un prépuce fi*ndu dans sa partie supérieure; tantôt le pénis oITre une bifurcation dont une seule branche su(hporte le gland ; tantôt eniin les désirs vénériens eux-mêmes sont anéantis, comme pour ne pas éveiller des organes inca* pables de remplir les fonctions qui leur sont dévolues.
Qu'on me permette, à cet eiïet, de rapporter deux exem*
(«) GauUê dei hôpitaux, lànn. 4 840, n"* H 7, p. 467.
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phi ie» iBonMlies dont la verge peut élre Trappée k ta soite de l'eitrophie de la vessie.
J'empruDlertii le premier A l'observation fioreraontqoée 0B 1769, par Deschamps, è l'Académie de chirorgie, ei rappMtée par Chopari(l) : « Un homme Agé d'environ lienle am, mort d'une fièvre putride è rhà|iital de la Charité, avait les parties de la génération tellement conrormées que l'étendoede la verge, depuis la symphyse du pubis, était d'M pouce, «t depuis la racine du scrotum de deax pouces» Ce corps était aplati supérieurement et convexe tiiférieure» iMBt. Cet aplatissement présentait une gouttière prolongée iiepais la pointe du gland juiqu'i un corps rougeAtre, situé entre les os pubis, d'oîi l'urioe s'écoulait par la paroi postérieure de la vessie. Cette gouttière était plus large A son origine, et l'on voyait dans le milieu de cette partie le vera- ■Bonlanum, les orifices des canaui éjaculateurs et ceux des conduits de la glande prostate. Le gland était divisé en deus parties. L'orifice des corps caverneux n'oirrail rien de remarquable ; mais ces deux corps, au lieu de se confondre k la «erge, étaient seulement appliqués l'un contre l'autre et oe se réunissaient que par leur extrémité antérieure A la base du gland. Cette union était telle que l'air, poussé dans M de ces corps, ne passait point dans l'autre. . . u
Le second exemple est encore plus remarquable que edui-ci, parce qu'avec les vices de conforination de la verge « il oOrc l'abseBce complète des désirs vénériens. It est rap> porté par Uevilleneuve, en 1767, et a pour sujet un mosicien de Béliers, Agé de quarante -deux ans, nommé Alexandre- Louis Fabre. Après la description de l'exstropbie de ta feasie «t des anonali«s de l'appareil arinaire, l'aulear
(I) IVaiUdc* niaJadJMrfNWMiiiri«airM.Pww,tl34,ti.i,p.l80.
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aborde l'appnrcil gétiërntcur, et s'exprime ninsi : ■ Immédiatement sous la lumeur était une vcrj^e irtrurme, courte, chétive, et comme fendue ett dessus et tout de son long. Le gland ^tuit fort reconnaissable et sa couronne aussi. Sa couleur et sn substance spongieuse étaient dans leur état naturel ; on y lojait quelques lacunes sébacées ; ce bout de verge semblait avoir le dessus et le dessous en sens iniersc; h la partie supérieure, on vojait comme \a Irocc de l'urètre ouvert; ce trajet était exprimé par une espèce di; bandelette longilutlinale, mais n'était enduit d'oucune humeur, comme j'iii dit que l'était le velouté de la vessie. On jufje bien que le gland devait (tre imperforé, comme il l'était en eflel. Des observateur»! prétendent avoir vu, dans la commissure du pénis et de la tumeur, une portion supérieure de l'urètre rjui n'était pas fendue comme le reste du IrajcI. Il n'était pas aisé de vérilier lu chose, à cause de l'obscurité et de la douleur que l'écartenient des parties causait au sujet, et du rétrécissement du réduit. Mais attendu l'inutilité dont élait l'urètre, ne charriant rien, le fait ne me parait pas important. On n'avait point sondé ce reste d'urètre; on ne vovoit qu'un petit bout antérieur des corps caverneux, comme si le reste fût caché dans le bas de l'hypogaslre... Ce qu'il y a de très curieux, mais en même temps de très étonnant, c'est que (si la bouche d'Alexandre est sincère) il n'avait jamais ressenti : 1* de désirs charnels ni d'érection ; 2* pas même de chatouillement au tact, etc.(l). «
De pareilles infirmités ne sont susceptibles d'aucun traitement, car les sujets qui en sont atteints, parvinssent-ils h accomplir l'acte de la copulation, seraient pour toujours et
(4) jMnMJd«MM«eiM, t.XXVII,p.36.
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fatalement voués h h slérililé, comme je le dirai plus loin, â cause de la diirormilû de l'urûlrc qui accompagne conslamment la hernie congénitale du réservoir uriiiaire.