‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité v. 1-2Chapitre 39 sur 122 · CHAPITRE IIK · texte numérisé non relu

CHAPITRE IIK

IMPUISSANCE STMPTOMATIQUE.

S'il me fallait rapporter toutes les maladies qui s'accompagnent de la suspension des fonctions génitales, il me faudrait passer en revue le cadre presque tout entier de la pathologie; il. n'est pas en eiïet une affection aiguë qui ne suspende ou les désirs vénériens ou la puissance érectile.

Mais qu'a à faire l'impuissance dons une fièvre typhoïde, dans une pneumonie, dans une fracture, etc., etc.? Ne serait-ce pas tomber dans une exagération ridicule que d'étudier un pareil symptôme parmi ceux qui compromettent si gravement la vie du malade, et de pensera la propagation de l'espèce, alors qu'il s'agit de conserver le propagateur lui-même ?

Évidemment une pareille prétention ne peut entrer ni dans mon esprit ni dans le cadre de ce livre.

L'impuissance, en tant que sjmptdme^ suppose l'exercice de la vie de relation et exclut toute menace de mort prochaine; tantôt elle coïncidera avec une maladie véritable^ et en sera un des principaux caractères, comme par exemple dans le diabète, les pertes séminales, etc., etc.; tantôt au 'contraire elle ne marchera avec aucune altération locale ou générale, et sera simplement alors l'attribut d'un état physiologique, comme l'âge, la constitution, etc., etc.

Le cercle que j'ai à parcourir dans ce chapitre se trouve donc naturellement partagé en deux parties bien distinctes :

1^ Impuissance symptomatique de certains états physiologiques ;

S"" Impuissance symptomatique de certains états patholo-

llll'UlbdANCg SYlirrOIIATIQVI.

giques dont la chronicité et lo longue durée ne suspendent |ias la vie de relation du malade.

C'est dans cet ordre que j'eiaminerai le sujet de ce chapitre.

1* IMPUISSANGK SYMPTOMATIQUE DB CfiBTAIllS ÉTATS

PBTSI0L061QDB8.

SL —Ages.

Je ne puis faire ici que de Thygiène, de Thygiène spéciale, si Ton veut , mais rien que de Thygiène, car il n'est permis à personne, au médecin moins qu*è tout autre, de transgresser les lois de la nature et d'établir des préceptes en dehors de la volonté qui régit notre organisation et règle les phases de notre vie.

L'exercice de la fonction génitale, oi-je dit dans les considérations physiologiques placées en tète de cet ouvrage, n'a lieu (|u*ù l'époque de la plus grande activité organique, oprès rentier développement de Tiiidi^idu et avant sa décadence. Les deux phases extrêmes de la u'c humaine sont donc marquées par le repos des organes de la génération.

Il est impossible de déterminer d'une manière générale les Ages précis auxquels la puissance génitale apparaît et s'éteint; il est, sous ce rapport, des prédispositions tenant aux causes les plus diverses, telles que le climat, le tempérament, l'état de maladie ou de sonté, l'éducation, les habitudes, etc., etc., prédispositions qui font de chaque individu une espèce d'être h part, et par l'influence desquelles les organes génitaux ont en quelque sorte leurs lois propres d'évolution et de dépérissement.

Si la fonction «génératrice n'était dominée que par des causes générales, indépendantes de nous, comme le climat, la constitution et jusqu'à un certain point le tem|)éra-

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