TUMEURS DE L'APPAREIL COPULATEUR
Il est ici indispensable, tant sous le rapport du diagnostic que sous celui du traitement, de séparer les tumeurs dont la vulve est le siège de celles qui aiïectent plus spécialement le fagin.
S 1. — Tamenra de la Ynlvc.
Je les diviserai en deux classes : l"" celles qui sont le prodail d'une lésion organique de la vulve ; 2* celles qai sont formées par la présence anormale et accidentelle d'oR organe voisin.
USIOKS MËCANIQtlES DE L APPARBII. COnUTIOI.
A. Tirriieiir» de la ruifr par l/êion* orifaniqve».
Parmi \es tumeurs de lo vulve par lésion organique, let unes HlTecIciil une marclie aiguë et rapide, et les autres UM marclie lente et clironiijiie.
Au nombre des |)rcmiéres se placent les abcès et let lameurs sanguines ou tbrombus de la vulve.
Parmi les secondes se rangent l'éliïphantiasis, les kystes, les loupes, les corps fibreux et le cancer de la vuUe.
Je passetat rapidement sur chacune de ces alTertioo), car si leur histoire offre une fuce (|ui regarde notre sujet, elles appartiennent bien plus à la pathologie gi^iiéralc des orgones génilaut de la femme i\n'ii un traité aar l'impaissance. De plus, les tumeurs 5 manlic aiguë ont une existence si fugitive qu'elles niérilent h peine ici une mention; d'ailleurs l'une d'elles, le, ihrombus, se produit généralement au milieu de circonstances peu favorables au coït, car tous les auteurs qui s'cii sont occupés le signalent, suit comme un occident des derniers temps de la grossesse, sott comme un épiphénoméiic de l'accouchement.
Sans doule les abcès et les ibrombus de la vulve peuvent par leur volume empJ^cher l'intromission de la verge dans le vagin cl constituer un obstacle matériel au congrès; mais c'est surtout par les douleurs qu'ils occasionnent qu'ils doiient être considérés comme s'oppo^ant k ta copulalioa.
Il n'en est pas de même des tumeurs à marche chronique, presque toujours indolentes et ne gênant le rapprochement sevuel que par l'ubsluclc que leur volume uppuse k l'accomplissemcnt de cet acte. Assez rares et ne se montraol pour 1b plupart qu'à un âge avancé de la vie, elles etigent toutes rinlerveutiuii de la médecine opératoire, et rentrent par cela même iluus le ilomuine de la chirurgie générale-